Dimanche 27 avril 2008


                                                                                     

Et bien voilà! Plus d'un mois après mon dernier article, me voici de retour sur le blog. Je ne pensais pas revenir de si tôt. Non, vraiment pas! Mais ainsi va la Meetic Life: un petit tour et puis s'en va! Je crois que je ne m'y habituerais jamais!

Ne vous fiez pas aux couleurs kitch du joueur de flûte, mon moral n'a rien d'ensoleillé. Quinze jours après l'absence totale de news de ma dernière "conquête", je m'autorise à venir en parler... Tout simplement parce que je crois qu'écrire me fera du bien, cela pourra  m'aider à passer à autre chose. Dans ce cas précis, j'ai eu mal, je me suis sentie blessée. Mon estime de soi est tombée en chute libre. Je commence à peine à m'en remettre. Probablement parce que ce qui a précédé ne pouvait pas me permettre d'anticiper cette minable issue, qu'il m'a laissé entrapercevoir la possibilité d'une vraie histoire. Faut croire que côté naïveté et radar à connards, je peux encore m'améliorer! Car étrangement, à aucun moment, il n'a bipé ni essayé de m'alerter...


Mais commençons plutôt par le début sinon c'est vous qui allez être largués!

A mon retour d'Afrique, sans doute inspirée par la sagesse ambiante, j'ai pas mal réfléchi.  J'avais décidé de procéder différemment dans mes futurs contacts: prendre mon temps, me montrer plus exigeante dans mes choix, ne pas passer direct à l'étape sexe, laisser la confiance et la complicité s'installer. Je pensais avoir trouvé là une manière d'agir qui pourrait peut-être me conduire de manière plus cohérente là où je souhaitais aller: vers une relation durable et constructive.
Pfffff! Même pas en rêve ma fille!

Bref! Courant mars, j'entre en contact avec un "antillais de France" comme il se plaisait à se nommer. Au final, de France ou de là-bas, j'ai pas vu la différence! Un joli garçon, au regard doux et coquin, des lèvres bien dessinées, un teint caramel assez clair, grand, à la musculature fine. Enormément de charme. Bientot 40 ans, un peu timide, manquant parfois de confiance en lui, pas du genre extraverti. Divorcé, un enfant, gérant d'un restaurant. Homme qui s'annonçait sur Msn comme "sérieux, pas un collectionneur, avant je ne me sentais pas prêt pour une relation stable, maintenant je le suis".

Voyons voir cela de plus près alors... Go!

En 10 jours de chat et téléphone, puis en un mois de rencontres, à part un prénom tout pourri que même mon grand-père n'aurait pas voulu porter, il semblait avoir tout bon le garçon! Gentleman, généreux, attentionné, respectueux, galant, souriant, intéressant, sensible, ouvert, intelligent, tendre, taquin. Pas du genre à sauter sur une femme dès le premier rencard. Au fil des Rv, on apprend à mieux se connaître. Tranquillement. J'avais le sentiment de procéder par étapes, de me rapprocher à chaque fois un peu plus de lui. De retrouver le plaisir de la séduction, ses premiers frissons, ses doutes, ses signes encourageants. A mon niveau, je ressentais un truc de plus en plus fort. J'ai eu la naïveté de croire que c'était partagé. Restau, cinéma, pot, balade: on était facilement d'accord, on se découvrait plein d'affinités. Il voyait d'heureuses coïncidences partout. Il m'a embrassée à la fin du second Rv, c'était assez mignon. Il me raccompagnait à chaque fois jusqu'au quai du métro, attendait que la rame parte avant de filer. Il me racontait dans le détail ce qu'il faisait dans la semaine ou le week-end, me parlait de ses amis, son fils, sa famille. A priori pas de zones d'ombre dans son emploi du temps, ni de dichotomie entre ses paroles et ses actes. Quand il disait qu'il m'appelait, il téléphonait. Quand on prévoyait de se voir, on se voyait. Au troisième Rv, dans une salle obscure d'un cinéma, on s'est longuement embrassé. C'était à la fois sensuel et délicat. Au quatrième RV, cela faisait près d'un mois que l'on se cotoyait, je commence à avoir envie de passer à l'étape suivante. Je me sens suffisament en confiance pour l'inviter chez moi.


Ce soir là, je n'ai pas une super pêche. Je suis malade et très fatiguée. Il le sait et se montre plutôt attentionné. Après un pot dans un café, on passe chez le traiteur, on  dîne chez moi. L'ambiance est assez calme, je ne suis pas très bavarde. A un moment, forcément, on se rapproche. Sensuellement, ce n'est pas aussi intense que je l'avais imaginé. Faut dire que je ne suis pas ce jour là dans une forme olympique. Je me sens un peu intimidée aussi. Mais c'est tendre, doux et agréable. Il me dit des choses particulièrement gentilles, ça me rassure pour la suite. Il a failli râté son RER, me texte pour me remercier de la soirée et m'envoyer un baiser.


Et depuis me direz vous?


RIEN! NADA!

C'est hélas! devenu un grand classique sur ce blog. Et sur Meetic, une marque de fabrique!

Le silence. Pas un mot. Pas une explication. Pas un texto.

Cela fait exactement 14 jours. Il n'a pas répondu à mes 2 appels. Je lui ai envoyé un mail il y a une semaine, demandant notamment qu'il me dise ce qu'il en était: "oui", "merde", "non", "peut-être" "lâche moi!"... Et bien sa réponse, c'est le vide, le néant: il n'y en a pas! C'est aussi basique que ça. Ma petite Maylis, va bien falloir t'en contenter!


Vous savez quoi? Je ne tenterai aucune hypothèse, aucune explication tellement je suis blessée, déçue! Lui seul sait pourquoi il a agi ainsi. Et pour une fois, je ne me remettrai pas en question. J'ai été zen, pas impatiente, pas harcelante, pas chiante ni impulsive. Je ne me suis pas assez méfiée, c'est tout! Avec le recul, 4 rendez-vous c'est peu, j'ai cru que c'était assez. Ce mec fait peut-être partie de ces acteurs oscarisés qui avancent masqués, un mec qui a tellement de couilles, d'honnêteté, de respect et de franchise qu'il n'est pas capable de dire que le seul truc qui le fait kiffer, c'est l'objectif final: le sexe! Sauf que pour y arriver, son côté "Lover des îles" a sans doute besoin des artifices de l'amour sinon ça manquerait de piment. Et ne me dîtes pas qu'il a  besoin de recul, de réfléchir, qu'il a peut-être des soucis, qu'il a changé d'avis: peu importe ses motifs, tout est entendable du moment que c'est dit! En tous cas, problèmes ou pas, a priori depuis 15 jours il s'en redonne à coeur joie sur Meetic!

Toi qui avait l'air si charmant.... Tu n'es en réalité qu'un infâme connard! Je n'ai aucun respect pour les mecs de ton genre. Tu ne méritais pas de me rencontrer,
tu m'as fait perdre mon temps!


J'ai aujourd'hui beaucoup de hargne et de colère en moi. Je sais que ça passera. Mais là, tu vois.....
J'ai un peu de mal à avaler!

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback recommander
Lundi 24 mars 2008






P1011532.JPG

P1011556-copie-1.JPG



De retour d'Afrique depuis plus de 15 jours, je n'ai pas pris le temps d'écrire alors que les idées fusent et les pensées se multiplient. Je ne vous ferai pas ici un récit détaillé de mon voyage. Sachez juste qu'il s'est très bien passé. Ma vie devrait d'ailleurs prendre d'ici quelques mois un tournant décisif. Non! Non! Il ne s'agit pas d'un remariage imminent ni de la rencontre du prince charmant. Il s'agit d'autre chose, mais il est sans doute prématuré pour en parler.

Sinon? Et bien je suis revenue en pleine forme! Ressourcée, la tête pleine d'images fortes et le coeur rempli d'intenses émotions. A mon retour, j'ai du faire un peu de ménage dans ma vie sentimentale, puisque mon périple africain s'est transformé à un moment en véritable vaudeville meeticien. Je vous passe les détails, ce n'est pas très intéressant. 

En résumé:

Un jeune homme, qui a déjà fait la une de ces pages, était revenu dans ma vie courant janvier. Je précise que c'était sur son initiative puisque perso, j'avais décidé de l'oublier. Il m'a mise en contact en Afrique avec dixit "la soeur d'une amie" qui devait s'occuper de moi sur place. Toujours rassurant lorsque l'on part seule à la découverte d'une terre inconnue. Attention très gentille de sa part, surtout que l'amie en question a vraiment été d'une rare disponibilité et d'un accueil efficace. La seule consigne qu'il m'avait donnée: rester discrète sur la nature de notre relation. Nous sommes devenues très copines. A l'occasion d'un week'end, j'ai appris au détour d'une confidence... alors que nous partagions la même chambre d'hôtel et le même lit.... qu'elle était sa petite amie! Gloups! Avec projets de bébé, de mariage à la clef. Je ne vous raconterai pas le reste, par respect pour elle, mais c'était à la fois touchant, extrêmement gênant, déstabilisant et inconfortable. Je ne sais pas si cette mise en présence de l'amante et de l'officielle avait un caractère jouissif pour lui mais pour moi c'est limite pervers. Bref! Une fois la colère passée, j'ai respecté ma parole donnée, je suis restée discrète. Lorsque je suis rentrée, les bras chargés de cadeaux de la part, entre autre, de sa belle, j'ai demandé à ce gentil jeune homme de reprendre ses affaires et disparaître de ma vie!!!
Il voulait qu'on reste "amis"... Et puis quoi encore??? Il a du me confondre avec la vierge Marie!


Du coup, libre comme l'air, je n'ai pas pu m'empêcher de retourner flâner sur Meetic! Oui je sais, c'est pas bien mais bon! Si l'un d'entre vous connaît la recette magique pour rencontrer un mec bien, qu'il m'écrive ok? Le soir même de notre discussion-séparation, je me suis consolée illico dans les bras d'un caraïbéen tendre, assez mignon, mais pas super bon amant. Je me suis pratiquement fait l'effet d'un meetic boy qui utilisait le site tel un supermarché, peu cher, à proximité et efficace. Sauf que j'ai assumé, que je ne l'ai pas endormi de belles paroles! A son sms "envie d'un nouveau câlin si ça te dit" j'ai répondu "non sorry ça me dit rien! bonne chance pour la suite, c'était sympa de te rencontrer mais j'ai pas vibré". Je vous l'accorde, ce n'est pas de la grande littérature, mais au moins ça a le mérite d'être clair. Et c'est couillu! Dans les jours qui ont suivi, j'ai fait la rencontre d'un beau béninois, du genre gentleman charpenté comme un agent de sécurité. Là sur le plan sensuel c'était top mais hélas! après deux soirées des plus torrides, je n'ai plus entendu parler de lui. Pfffff! Il a disparu! Ainsi va la vie sur Meetic, une valse de rencontres ininterrompues mais qui au final débouchent sur si peu. A part peut-être quelques agréables souvenirs...

Forcément, comme d'hab, je m'interroge: pourquoi tous ces échecs à répétition? Est ce du à moi? A de mauvais choix? Est que c'est parce que je ne les fais pas assez languir? Sachant intimement que je ne suis pas spécialement une reine de la loose, je dois chercher une explication ailleurs. Je ne peux m'empêcher de me demander après quoi je cours? Consciemment après l'amour. Mais sur le plan inconscient, les choses seraient elles plus compliquées?
N'est ce pas paradoxal d'aspirer à une relation qui s'inscrirait dans la durée tout en se montrant si rapide dans la prise de contact? L'amour ne naît il pas d'un jeu de séduction progressif, d'une complicité à laquelle on laisse le temps de s'installer, d'une découverte de l'autre étape par étape?
Ne devrais je pas laisser plus de temps passer entre chaque histoirette au lieu de rebondir tout de suite? Est ce qu'à chaque fois je ne perds pas un peu de ma fraîcheur, de mon optimisme? Me reste t-il encore des convictions dans le domaine amoureux? Le risque n'est t-il pas de devenir un jour une "men's collector" experte en zapping amoureux?

J'ai parfois l'impression de voguer sur une mer tour à tour calme et agitée, tentant d'apercevoir au loin l'îlot paisible tant convoité, l'approchant parfois de très près, sans véritablement parvenir à l'accoster...

par Maylis publié dans : Pensées Futiles et Métaphysiques
ajouter un commentaire commentaires (13)    créer un trackback recommander
Dimanche 10 février 2008

 

Bon! Je sais, je n'écris vraiment pas régulièrement! Que voulez vous! J'ai du mal à complétement lâcher ce blog.  Ecrire m'apaise toujours autant, mais j'ai vraiment peu de temps. Actuellement je suis en pleine préparation d'un voyage en Afrique, le départ est prévu dans 15 jours. Donc vraiment d'autres chats à fouetter. Toutefois la qualité des échanges qui ont eu lieu dans l'espace com' du post "état d'âme d'une meetic girl perplexe" m'incite à poursuivre le récit de mes virtuelles péripéties.

 

Ca vous dit que je vous parle de ma dernière mésaventure?

 

Oh rien de bien glorieux ni d'original. Non mais sérieux! Parfois je me demande après quoi je cours? Avec toutes ces rencontres qui s'enchaînent et jamais ne perdurent. Je crois que j'aurais tout connu: l'ami amant, le presqu'amoureux, le mec qu'a besoin d'une coach, le "j'sais pas ce que j'veux", la relation légère, le pervers, le lover-lover, le blablateur professionnel,  la gueule d'ange qui se transforme en démon... Pfffff! Difficile après ça de continuer à y croire.

 

Parfois j'opte pour un break entre deux histoirettes, ça repose. D'autres fois je rebondis direct sur un nouveau mec pour ne pas rester engluée sur un truc négatif. Là depuis l'automne, je collectionne un peu les rencontres qui démarrent sympas et débouchent sur du n'importe quoi! Pour ceux qui me lisent depuis le début, vous sentirez peut-être à travers ce qui va suivre à quel point j'ai essayé de m'améliorer. Notamment en terme de patience, de prise de distance et de respect de son oxygène.

 

Alors voilà! L'histoire commence début décembre. Cela venait de se terminer avec le jeune homme évoqué dans le post précédent. Pour ceux qui ne suivent pas cf. celui qui m'a rendu perplexe.

 

Le nouveau, on va l'appeler "le ptit antillais". Après les classiques visites de fiche, chat et autre Msn, on passe à la webcam. Joli sourire, beaucoup de charme, une petite touche d'exotisme. Conversation agréable, homme a priori sain et sensible. Hyper pressé de me rencontrer, régulier dans ses échanges. C'est toujours comme ça au début! Quelques jours plus tard, on se retrouve un soir de semaine dans un bar de l'est parisien. Impression confirmée: il est plutôt beau gosse, grand, de contact agréable, bavard, de bonne humeur, très souriant. On dîne. Il me raccompagne en voiture en bas de mon immeuble. Là on reste parler jusque tard dans la nuit. On se quitte sur un baiser. On se revoit environ une semaine plus tard. Scénario classique pot-restau. Mais cette fois il monte chez moi. Disons que nous apprennons à nous connaître de manière plus approfondie. Papa à temps partiel, il n'est pas super disponible, aime bien consacrer ses week'ends à ses potes, à sa famille.

 

Nous trouvons peu à peu un rythme de croisière. On se voit généralement une fois par semaine. Entre deux rendez vous, il se manifeste peu: un sms le lendemain de nos ébats, un coup de fil en fin de week'end et/ou un appel la veille de nos rendez vous. Si sensuellement ça se passe vraiment bien, pour le reste je ne sens pas de déclic. Il est sympa, on discute, on sort mais bon! Il se décrit comme un homme "gentil et conciliant". Perso je le trouve long à la détente, assez basique côté conversation, mais de compagnie agréable. Un soir il arrive avec du champagne et des chocolats. J'apprécie. Pour moi il devient rapidement évident qu'il sera un amant avec lequel je pourrais sortir et passer de bons moments. Rien de plus. Je ne vibre pas vraiment. Je pense que de son côté c'est idem. Comme je suis par ailleurs mobilisée sur un projet personnel, cela me convient assez de ne pas  trop m'impliquer. Ceci ne veut pas dire que l'on n'échange pas: on se confie nos petites vies, parfois on se donne conseils et avis, mais de manière ponctuelle.

 

Cette histoire dure depuis presque deux mois. Au dernier rendez vous, je ressens une proximité relationnelle et sensuelle, qui me suprend agréablement. Je me dis "Tiens!". Et puis je passe à autre chose. Dix jours plus tard, c'est mon anniversaire. Je lui propose qu'on se voit ce soir là plutot qu'un autre, histoire de marquer le coup. Quelques jours avant j'ai déjà bien fêté l'événement avec amis et famille. Il m'apelle, me dis ok, il va se libérer. Il est attentionné, a l'air content. Il doit me confirmer en fin de semaine. La veille de l'anniversaire, pas de nouvelles. Je lui envoie un sms. No answer. Le jour J, à 17h, je reçois un texto: "peu pa venir genou bloqué". Gloups!

 

Depuis, rien! Nada, nothing, peanuts! Cela fait plus de dix jours. Pas un mail, un appel, un texto. Est ce si compliqué de texter/mailer un "dsl bon anniversaire te rapel kan vais mieux bisous"? Ou version plus réaliste: "dsl on va en rester là c'était sympa mais voilà!"? Faut croire que oui! Sans doute lui proposer de dîner le soir de mon anniv a été perçu comme une attente, le truc de trop. Ca l'a fait fuir? J'en sais rien. J'ai plus envie de chercher à comprendre. Ca me saoule! Je ne l'ai pas demandé en mariage non plus! Tout cela me désole! Je n'attendais rien de lui, si ce n'est du respect et de la sensualité. Je me suis adaptée à ses disponibilités, je ne l'ai pas envahi de messages, de coups de fil. Je ne me suis pas laissée divertir par des scénarios à l'eau de rose ni de projections particulières. J'ai géré tranquillement la relation, sans prise de tête. Je n'ai jamais pété un cable, je suis restée zen. Continuant à vivre ma vie. Savourant simplement les bons moments tels qu'ils se présentaient.

 

Alors voilà pour le ptit antillais! Aussi vite larguée, aussitôt oublié. Je ne le marquerai pas d'une croix dans mes annales sentimentales. Il sera juste celui qui s'est distingué par sa bravoure et son courage. Pour un prétendument gentil, on saluera son  sens du respect et du savoir vivre.

 

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Samedi 12 janvier 2008

 

 

C'est rare que je parle cinéma sur ce blog. Pourtant j'y vais souvent... Sauf que là j'ai vu un chef d'oeuvre, qui m'a véritablement touchée, éblouie, fait voyager: "Into the wild" de Sean Penn. La critique est ditirambique, la bande annonce donne envie d'y aller. Mais pour une fois je n'ai rien lu sur le sujet avant d'y aller, afin d'être totalement vierge au moment de la découverte.

L'histoire, inspirée du roman du même titre de Jon Krakauer (publié aux presses de la cité) est véridique: celle d'un jeune étudiant de 22 ans qui quitte brutalement amis, famille, fac pour partir sur la route. Comme au bon vieux temps de Jack Kerouac. Sauf qu'il ne prévient pas son entourage, fera tout pour effacer ses traces, sera  en totale rupture avec les siens. Il va traverser les Etats-Unis, épris de liberté, à pied ou en stop, poursuivant un vieux rêve: rejoindre l'Alaska. Pour y vivre, seul, face à la nature et ses beautés. Face à lui même aussi.

Tout au long de son périple, il fera des rencontres insolites: un couple de babas, un grand père solitaire, un badboy au grand coeur, une jeune adolescente des plus charmantes. Tous vont s'attacher à celui qui se veut justement sans attache... Jusqu'à l'ultime étape, l'Alaska. Ses paysages grandioses, son isolement, le froid, le gibier et les plantes comme seules nourritures, son journal et un vieux bus déglingué comme habitation.

C'est difficile de communiquer par écrit son enthousiasme mais personnellement, durant 2h30 de ce périple, je ne me suis pas un seul instant ennuyée. Au contraire, j'ai été transportée, j'ai voyagé, je me suis identifiée. Je me suis interrogée aussi: "aurais je été capable de vivre cette expérience singulière? La réponse est clairement non!

Sean Penn a longtemps été fasciné et hanté par ce jeune héros, Christopher Mac Candless. Il s'est bataillé pour pouvoir raconter au cinéma l'histoire de ce doux rêveur idéaliste. L'acteur du rôle principal, Emile Hirsch, est tout simplement époustouflant. Je terminerais cet article sur un commentaire du réalisateur: "l'éclat du regard de Christopher, ou je me retrouvais un peu moi même, la paix très singulière qu'on éprouve lorsqu'on largue les amarres, cette excitation qui nous libère quand on part sans savoir ce que l'on trouvera en chemin. (....) C'est sur la route qu'on apprend quelle est notre place dans le monde".

 

par Maylis publié dans : Univers, Goûts et Couleurs
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Samedi 8 décembre 2007



Et oui! Ca fait longtemps que vous n'avez pas eu de mes nouvelles! La vie et son lot quotidien d'événements nous dévore, le temps file, la tête fourmille de mille et une pensées, l'envie d'écrire est moins là... Le virtuel est moins présent dans ma vie. J'ai été très occupée par un projet personnel. Par conséquent passé moins de temps devant mon Pc. Et croyez moi! Je m'en porte pas plus mal! Bon là j'ai tout de même ressenti le désir de revenir vous retrouver, échanger sur mes dernières péripéties.  Puisque bien sûr! Même si un mince espoir est toujours là quelque part tapi au fond de moi, la réalité meeticienne rend les histoires toujours aussi complexes. C'est terriblement difficile de construire sur du long terme...


Avant j'étais assez fière de mon "record" de longévité sur internet, à savoir deux histoires d'une durée d'un an chacune. Là je suis effarée de mes derniers "non records": en gros entre 1 à 2 mois pour les plus aboutis! Pffff! J'vous jure, c'est décourageant! Surtout qu'à chaque impasse, on se remet en question, on essaye de comprendre, de réfléchir à ce qui a pu clocher, à ce que l'on a pu induire... On fait des pauses pour tenter ensuite de mieux rebondir. Bref! Assez déstabilisant tout ça... Assez coûteux aussi, le prix de quelques séances chez le psy. C'est clair qu'il y a des trucs sur lesquels je dois travailler: mon impatience, ma gestion des émotions, mon impulsivité, parfois mon emballement. Cet état particulier aussi du début où l'on est partagé entre l'envie d'y croire et la défiance. Mais tout de même! Avouez que le meetic boy est un être complexe et instable, au comportement souvent déroutant... Ou alors c'est moi qui suis abonnée aux lascars, aux badboys, aux bipolaires, aux acteurs oscarisés. Auquel cas je dois sérieusement réfléchir à la question suivante: "pourquoi je les attire?"

 

Pour illustrer mon propos, le dernier en date:

 

Un ptit black bien charmant, rencontré à la fin du mois d'octobre. Premier rendez-vous sympa, on se découvre plein d'affinités, discussion fluide et détendue. Côté caractère, ça colle du tonnerre, on est du même signe. Physiquement il m'attire moyennement, c'est pas vraiment mon style d'homme, mais j'me dis "pourquoi pas?". On se revoit une dizaine de jours plus tard. Coté attirance, c'est déjà mieux. Balade le long de la Seine, expo photo, restau, puis thé chez moi pour se réchauffer. Là, of course! ça bascule vers une atmosphère plus sensuelle. Belle surprise coté intimité, ça se passe super bien! Il reste dormir à la maison, repart au matin très tendre et semble t-il sous le charme. Moi j'sais pas encore quoi penser, mais plutôt contente de cette deuxième rencontre. Les jours qui suivent, je reçois des textos super enthousiastes, des mots doux, avec une impatience manifeste de me revoir. Je commence à être conquise... Ces petites attentions et nos conversations téléphoniques me touchent. J'ai l'impression d'une relation naturelle et spontanée, où l'on serait en harmonie. C'est la pleine période de grève: il habite la banlieue et travaille sur Paris, je lui propose de l'héberger. On va donc se voir 3 fois en 8 jours, un record pour un début de relation. Merci la RATP! Tout se présente pour le mieux: je commence à me lâcher, à faire un peu confiance, à y croire un peu aussi. L'esprit léger, je flotte sur mon petit nuage.

 

Et puis vlan! Patatra! Sans que je puisse me l'expliquer (et lui non plus d'ailleurs!), il y a environ 15 jours, les contacts se font moins réguliers. Il est tout à coup moins dispo, plus occupé, moins spontané. On se voit peu, il peut passer 4 jours sans donner de nouvelles. Lorsque je m'en étonne, il me dis que je fais "ma caliméro". Et voilà! On commence à se prendre la tête. A moins se comprendre, à moins communiquer. J'ai le sentiment que la relation glisse imperceptiblement pour lui exclusivement vers du sensuel. Bien qu'il s'en défende. Jusqu'à ce qu'elle s'enlise pour finalement quasi disparaître... Là c'est clairement parti en freestyle. Après quelques échanges de sms  peu chaleureux, plus aucune nouvelle. Nada! Affaire classée. Vous savez, style "je laisse pourrir la situation et fais le mort", ou encore "la combat cessa faute de combattant": technique de largage bien connue.

 

Ce qui m'interroge toujours et me rends extrêmement perplexe, c'est ce coté expert culinaire du meetic boy: tel un soufflé au fromage, il monte très vite très haut, enflammé au contact de notre petite personne. Du coup, nous on baisse la garde et là! Pof! Big flop! le truc retombe sans que tu comprennes pourquoi. Bon après, on aime bien psychoter nous les nanas, alors on formule tout un tas d'hypothèses: il s'est lassé, il a moins envie, il s'est senti en terrain conquis, il a rencontré une plus belle/plus sexy, il nous a baratiné, seul le sexe et l'idée de la conquête le font vibrer, il ne sait pas ce qu'il veut, ses propres élans lui ont fait peur, etc... Bon! De toutes façons c'est inutile de se prendre le chou: il y a sans doute là rien à comprendre. Si explication il  y a, seul lui pourrait te la donner. Et comme il t'évite... Il ne te reste plus qu'à l'oublier!

 

Ce n'est pas la première fois que je vis ce genre d'histoires. Cela m'interroge, me déstabilise et par moments me fragilise. Heureusement jamais longtemps. Je rebondis rapidement. Je serais heureuse de connaître votre point de vue et réactions...

 

Bon week'end à vous, à bientôt!

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
ajouter un commentaire commentaires (26)    créer un trackback recommander
Jeudi 23 août 2007

Cela fait un bail que je n’ai pas écrit sur le sujet. Ayant réactivé ma fiche au mois de juin, voici quelques impressions très personnelles. Alors ???? Sous le soleil de Meetic???? Ben…. Nothing new! Après ma dernière «séparation» (au bout de 2 mois d’une vague histoire, peut on d’ailleurs vraiment parler de séparation ?) je me suis remise « sur le marché », comme me l’a joliment fait remarquer un jeune amant d’un après midi pluvieux. Perso je n’ai jamais abordé ce site comme un marché, encore moins comme un hypermarché mais bon ! Alors quoi de neuf me direz vous? Rien! Absolument rien! C’est même à mon goût encore moins bien qu’avant, assez vite lassant. Sans doute parce que pas mal de désillusions sont passées par là, que j’y ai perdu une certaine forme d’enthousiasme et de naïveté. Meetic c’est un peu comme si vous retrouviez de vagues connaissances aperçues un an plus tôt à une soirée : ils sont tous là, immuables. Mêmes looks, parfois mêmes discussions à la con, mêmes envies urgentes d’harponner. A quelques exceptions près. C'est d'ailleurs pour celles là que l'on revient.

Un truc toutefois que je remarque : les Mister TOP (Toute Options Possibles) sont légion. Non mais vraiment ! Ils me font toujours autant marrer ces dragueurs post modernes. Se targuant de motivations «essentiellement amicales», ne voulant pas se mouiller, sans doute au cas où la nana aurait la tronche de travers, ils veulent coûte que coûte vous proposer le verre de l’amitié. Mais drôlement adaptables, ils précisent tout de même ne pas être obtus ni contre une relation «si il y a le feeling», ou encore mieux «si je tombe amoureux». Vous vous retrouvez deux heures plus tard intronisée bonne copine de l'année…. Nue allongée dans leur lit, le coca light à peine avalé. Y a un truc qui me turlupine dans cette conception très singulière de l’amitié. J'sais pas pour vous mais moi mes potes a priori je couche pas avec… Mais bon! Comme je ne veux pas passer pour la ringarde de service...

L’overbooked man est toujours là aussi, fidèle au poste. Avec ce type de mecs, j'crois bien que j'ai pris un abonnement. Il a un job très prenant, a monté sa boîte récemment (voir pour les plus ambitieux, plusieurs sociétés à la fois), est «on line» toute la journée mais semble t-il rarement devant son pc, a une vie amicale bien remplie, est un pote des plus fidèle et attentionné, a des neveux et nièces (ou des enfants, c'est selon) qu’il adore, se couche rarement avant deux heures du mat et se lève aux aurores… Celui là, tu ne sais pas pourquoi, mais il te ferait bien craquer. Oui sauf qu'il n'est jamais dispo! Déjà qu’il te téléphone, tu devrais être hyper contente! Non parce que tu vois gente demoiselle, aussi charmante sois tu, tu as peu de chance de pouvoir lui mettre le grappin dessus. A part venir le rencontrer dans son sommeil…

Le pas de couilles n’a pas disparu non plus. Celui là, malgré les heures de vol, l’expérience, les tentatives de "perçage" de la psychologie masculine, j’ai toujours autant de mal. Il sort la grosse artillerie pour décrocher un rencard. Dès les premières minutes de la rencontre, il te passe au scan’ de la tête aux pieds, en s’arrêtant ostensiblement sur le décolleté. Gentleman, il t’invite à prendre un verre, de préférence près de chez lui. Non parce que hein bon! Si ça lui coûte pas trop d’effort c’est encore mieux. Puis chez lui. Tout ça est parfaitement réglé comme du papier à musique. Là ça part vite en sucette. Il trouve que faire l’amour avec toi est «délicieux», t’appelle «baby» ou «ma chérie». Au moment du départ, il te dit à bientôt et te serre fort dans ses bras. Non mais! Il a une certaine classe le garçon. Quelques jours plus tard, tu lui téléphones, genre la fille détachée, pour lui proposer de rester simples amants. Non parce que pour plus, ça va pas le faire. Ton Roméo d’un soir te laisse même pas finir ta phrase. Prétextant un travail urgent à terminer, il te la boucle vite fait bien fait, 1 minute chrono, d’un expéditif: «je te rappelle plus tard». Appel que même le jour de ta mort tu attendras encore… Sauf que dès le bip de fin, t’avais saisi que ce Roméo là, tu pouvais direct l'oublier.

Alors cher lecteur tu sais quoi ? Meetic, je vais peut-être finir moi aussi un jour par le considérer comme un hypermarché. Lorsque j’aurais envie d’un câlin, d’un clic je décrocherai un amant en ligne. Quelques stations de métro plus loin, je pourrais me retrouver dans ses bras s’il n’est pas trop vilain. Quant à un amoureux, je crois que je vais devoir m’asseoir dessus...

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 juin 2007

 

 
- Synonymes du terme « chiant » : ennuyeux, importun, difficile, contrariant assommant, emmerdant, fatiguant. Je te laisse deviner la signification des mots en caractère gras ;-) Je te livre aussi cette phrase trouvée sur le net : «une femme chiante c’est une femme qui te pompe l’air quand elle est avec toi et qui t’empêche de respirer quand elle n’est plus là ». Bon là! C’est un peu exagéré mais je m’y retrouve un peu quand même ! Un lecteur m’a suggéré d’écrire un texte là-dessus. Parce que justement il n'apprécie pas trop les "chiantes" et que je disais en être une. Bon! Déjà faudrait s’entendre sur ce que l’on entend par « femme chiante ». A mon avis, les femmes le sont toutes plus ou moins. Ensuite parler de ce côté un peu plus obscur de soi n’est pas un exercice facile. Quoique pour le lecteur des plus fidèle, il sait également que je parle ici sans faux semblant.
 
Bon ben après y avoir un peu réfléchi, je me sens prête à relever le défi. C’est parti! Quasi tous mes « chéris » ont dit de moi que j’étais une chieuse, comme ils ont dit aussi que j’étais attachante généreuse et attentionnée. Je reconnais bien volontiers que parfois je peux l’être. Il paraîtrait même que c’est de famille. Mais le hic est que j’ai toujours la naïveté de croire (souvent à tort) que mes qualités permettent d’équilibrer la balance, que si en plus le mec est attaché (ou encore mieux, amoureux), il oublie assez vite ce côté chiant et en tout état de cause me pardonne. L’avant dernier ne l'a pas fait. Suite à un dérapage resté en travers de sa gorge, il a pris la poudre d'escampette. J'en ai conclu qu'il était moins « tombé en amour » que je ne l’imaginais….
 
Bref! Selon moi être une femme chiante ne veut pas dire grand-chose, le chiant pouvant se manifester différemment d’une femme à l’autre, se pratiquer selon des dosages plus ou moins variables subtils et importants. Comme jumelle, on trouve aussi « la femme prise de tête », autre grande hantise de l’homme moderne. Expression qui ne veut pas dire grand-chose. Comme si lui ne pouvait pas nous la prendre la tête, ni jamais nous faire chier!!! Ami pote lecteur ou amant, laisse moi sourire un instant, comme te dire que sur ce marché on ne détient pas l’absolue exclusivité !
 
Maintenant rentrons dans le vif du sujet, essayons d’expliquer ce que revêt le terme chiant me concernant. Il s’agit plutôt d’attitudes, plus ou moins répétées, repérées essentiellement dans ma relation à l’homme et accentuées si je tiens à lui. Quand j’en ai rien à faire, cet aspect est évidemment modéré, je me tiens plus à distance et l’affaire est vite classée.
 
Bon allez! On y va! Lorsque je suis chiante, je suis :
 
- impulsive et impatiente
- hypersensible et émotive
- maladroite et cash
- exigeante et insistante.
 
Une fois que j’ai dit ça, est ce que j’ai tout dit ? Ben non! Ne crois pas que je m'en sors si bien! Ces traits de caractère dénotent là encore des façons d’être et de faire différents selon les personnes. De manière générale, je pense qu’elles sont synonymes d’un fort tempérament. Pratiqué à dose raisonnable, je pense que le côté chieuse pimente la relation et évite l’ennui. Argument très subjectif et personnel, je te le concède. Et là… J’imagine déjà le lecteur masculin faire des bonds, préparer ses arguments pour se lancer dans un débat contradictoire, tentant à prouver à quelque point une femme cool, pas chiante, calme et docile est tellement plus agréable à vivre. Ok les gars, on en reparle dans l'espace com'.
 
Puisqu’Oblix me l’a gentiment demandé, je vais essayer de détailler de quelle manière mon côté chiant peut s’exprimer et analyser le pourquoi de la chose:
 
-  impulsive et impatiente : l’impatience et l’impulsivité vont souvent de pair, on les retrouve chez les caractères entiers et sanguins. Déjà que je ne sais pas trop bien gérer l’attente, mais c’est encore plus vrai dans le domaine amoureux. Ensuite ce côté impatient est encore plus accentué chez moi lorsque je sors d’une séparation sentimentale mal digérée, que j’entame une seconde histoire sans avoir pris le temps du deuil de la première. J’ai alors disons besoin d’être très rassurée. Tant que je n’ai pas de réponse, j’insiste, j’appelle, je textote, j’e-mail. Les portables toujours sur répondeur ou les mecs qui ne répondent jamais sont ma hantise, pas mieux pour me fragiliser. Un autre de mes travers aussi est que je ne sais pas toujours créer le manque ou laisser le temps à l’autre de désirer de son côté : je fonce, je propose, je prends des initiatives, je suis très présente. Cette impatience est typiquement féminine et signifie souvent une peur de l’abandon. Le truc qui complique un peu plus la chose est que j’ai une nette attirance pour les blacks, des mecs souvent du genre nonchalants.
 
- Hypersensible et émotive : ça, ça reste mon gros problème. Bien que l’ayant déjà travaillé, dans une relation sentimentale qui commence à compter j’ai tendance à être hypersensible, à avoir du mal à gérer mes émotions. Surtout en période de stress ou de fatigue. Du coup ça peut donner des « pétages de plomb » téléphoniques, des crises de larmes, énervements et autres débordements émotionnels qui n’ont pas lieu d’être. Ils apparaissent lorsque j’ai le sentiment d’avoir été malmenée, incomprise ou pas respectée. Le ressentir ne veut pas forcément dire que ça l’était. Je reconnais que pour le mec en face ce n’est pas très marrant, que ça demande de sa part du calme, de la patience et une bonne dose d’amour.
 
- Maladroite et cash : je dis trop facilement ce que je pense, parfois sans filtre. Je suis cash et franche. Ce côté hyper spontané est certes charmant mais il peut aussi blesser ou désarçonner. Ces « bourdes verbales » ne concernent jamais des aspects physiques ou intimes, mais c’est plus des attitudes ou des traits de personnalités qui m’ont déplus, sur lesquels je ne peux m’empêcher de m’exprimer. Disons que je pratique parfois le perçage d’abcès à trop forte dose. En plus je suis très observatrice, je vois tout : une crispation de visage, un sourire gêné, une attitude corporelle dénotant un malaise, un manque d’élan, un coup de fil importun. J’ai tendance (pas tout le temps sinon ce serait épuisant) à ne pas laisser passer. Là c’est sûr que sur cet aspect, je n’ai rien d’une fille « cool » alors que paradoxalement, sur d’autres domaines, je peut-être très tolérante. Ce coté à presque traquer le truc qui ne va pas est récent. Je l’explique par la méfiance, la peur de me faire embobiner, celle de souffrir aussi.
 
- Exigeante et insistante: je ne le suis jamais sur des aspects matériels, vestimentaires, de loisirs. Un mec fauché, j’en ai déjà eu, personne n’est à l’abri des accidents de la vie. Par contre je suis assez exigeante sur les petites attentions, l'authenticité et la disponibilité. Encore que la disponibilité, ça se discute : aspirer à voir 2 fois par semaine son mec lorsque la relation devient sérieuse, je ne pense pas que ce soit demander la lune non plus. Je suis aussi assez exigeante sur le fait qu’une parole donnée doit être tenue, sauf événement accidentel bien sûr. J’ai horreur des mecs qui se gargarisent de grandes déclarations et projets à haute teneur en romantisme pour finalement prendre brusquement la clef des champs. Je préfère qu’on ne me dise rien plutôt que de me faire inutilement espérer. Je n’aime pas non plus qu’on me prenne pour une girouette ou encore pire une dinde. Lorsque je vois le chéri, ou que l’on se parle au téléphone, j’aime bien qu’il soit à 100% là. Je préfère de beaucoup des moments peu nombreux mais forts à la tiédeur routinière. Quand on ne se voit pas, je pense savoir respecter l’indépendance de l’autre, même si j’apprécie toujours les marques d’attentions, coups de fil et autres sms entre deux rendez vous. Egalement si quelque chose me tient à coeur, que je souhaite coûte que coûte l'obtenir, pas forcément quelque chose d'important, je peux me monter insistante. J'ai parfois un côté inutilement entêté.
 
Voilà! C'est fini. Pas évident, je ne ferais pas ce type d'exos tous les jours! Alors en gros si je résume : je ne suis ni une hystérique, ni une femme vénale, perverse ou malsaine. Je ne revendique absolument pas mon côté chiant. Si je n'aspire pas à devenir une femme fade et sans saveur, je pense néanmoins que je gagnerais à m'améliorer sur certains aspects. Je me définirais donc plutôt comme une chieuse du genre angoissée. Tout en étant aussi une vraie gentille, une fille tendre, drôle et bienveillante. Comme beaucoup de femmes, j’aime que mon homme soit là pour moi, qu’il m’aime et me rassure. Je terminerais ce bavardage par une phrase de Douglas Kennedy, à méditer. Elle est tirée de son dernier roman, «la femme du Vème» : «la réalité dans laquelle les autres vivent est presque toujours différente de la votre». Je pense effectivement que chacun reçoit, vit et ressent les choses de manière différente, en fonction de sa personnalité mais aussi de son histoire familiale, de son passé amoureux et du contexte dans lequel il évolue. Un accroc qui sera perçu comme anodin par l’un peut être vécu comme un mini drame par l’autre. Si l’on garde cela à l’esprit, que l’on privilégie toujours le dialogue et l’attention, sans doute que cela éviterait bon nombre de malentendus.
par Maylis publié dans : Pensées Futiles et Métaphysiques
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Samedi 19 mai 2007
 
 
Dans le Marie-Claire du mois de juin, va paraître un article intitulé "Un jour leur princesse viendra". Comme j'ai le privilège d'être abonnée, j'ai déjà pu le lire. Je vous en livre ici un résumé. Le papier, émaillé de témoignages de jeunes hommes plutôt pas mal, évoque l'attente de Celle qui bouleversera leur existence. Il parle aussi de leur ras le bol du sexe consumériste et de la drague virtuelle sur le net. Cet article a eu un écho particulier chez moi. En effet, je me rends compte dans mon entourage actuel qu'un nouveau type d'homme est entrain d'émerger: un homme sensible et bienveillant, attentionné, un brin romantique, qui assume complètement sa part de féminité et ne craint pas de s'engager. Ou peut-être n'est il pas si nouveau que ça, que j'avais juste pas eu la bonne idée de croiser son chemin jusqu'à présent?
 
Après des mois de relations estampillées Meetic, qui ont pas mal chamboulé mes repères dans le champs amoureux et m'ont rendu très méfiante, voir par moment amère, je suis ravie de découvrir que ce type de rencontres foireuses ne représente pas une tendance générale. Et oui les filles! Il y a aussi dans l'hexagone des mecs chouettes qui errent, qui ne demandent qu'à nous rencontrer, nous respecter, veiller sur nous et nous aimer. Ne voyez point là d'angélisme, même s'ils sont rares, ils existent. Je réalise pas mal en ce moment les dégâts causés par Meetic sur ma petite personne: la perte de confiance (en soi, dans l'autre), la suprématie du sexe au détriment des sentiments, l'hyper speed au lieu du « prendre le temps », le coté purement artificiel de certaines relations à peine entamées déjà avortées, la frustration et par moment le désespoir, la lâcheté et une collection de contacts/amants plutôt superficiels. L'ironie de la chose est que je suis en ce moment avec un homme rencontré sur ce même site. Mais il n'a strictement rien à voir avec ce type de lascars! Serons nous un jour amoureux? Franchement, je n'en sais rien... Trop tôt pour le dire. Surtout que je ne suis pas du genre à tomber amoureuse comme on part acheter son paquet de clopes au troquet du coin. En plus tu sais quoi? J'fume pas, alors tu vois le problème!!!
 
Mais revenons plutôt à notre sujet de départ, l'homme de 30 ans et sa charmante princesse :
 
L'article dit en substance que ces romantiques d'un nouveau genre rêvent qu'une jeune femme viendra "les sauver, les arracher à leur routine et bousculer comme par enchantement leur quotidien". Trentenaires plutôt épanouis, jolie bouille, bon job, une vie sociale, des potes, ces "Bridget Jones au masculin" se mettent à notre instar à croire aux contes de fées. Une sociologue, Christine Castelain Meunier, y va de son laïus: "la quête de la personne idéale qui apportera de l'enchantement, de l'amour et une compréhension totale est universelle. Mais jusqu'à présent l'homme n'avait pas le droit d'y croire: on lui attribuait le rôle de chevalier servant, de guerrier, de père responsable qui symbolise la loi. C'est lui qui avait le pouvoir. Les femmes l'attendaient afin qu'il vienne réveiller leur personnalité, leur sexualité, leur condition. Désormais plus réalistes, elles ont déchanté (....) Les hommes, en perte de pouvoir, sont en crise, ils ne se sentent plus indispensables, d'où leur angoisse et cet excès de romantisme. On assiste là à une période de transition redéfinition de la place des hommes. En quête d'identité ils ont envie que l'on s'occupe d'eux, ne veulent plus draguer, préfèrent que l'on vienne à eux. Après avoir subi le mythe du prince charmant, ils recherchent à leur tour le "tout en une", celle avec laquelle ils trouveront communication parfaite, sensibilité à fleur de peau, humour, érotisme, la flamme, du sens, une réelle volonté de construire".
 
Toujours selon cette sociologue, ce type de trentenaires se sent de plus en plus démuni face à des femmes très entreprenantes, le désir masculin se complique, la drague relève du défi et le sexe en intérim est de moins en moins vécu avec légèreté. Il y aurait même en ce moment une tendance à préférer s'abstenir plutôt que la dictature du sexe à tout prix!!! Oups! Perso je n'irais pas jusqu'à revendiquer les bienfaits du "no sex" à long terme mais bon!
 
Bon ok, peut-être que selon toi il n'y a rien de révolutionnaire dans tout cela, que cet article n'est pas un scoop. On est bien d'accord! D'ailleurs j'aimerais assez que garçon comme fille tu réagisses largement dans l'espace com' à ce post. Mais moi j'ai trouvé que ça faisait juste du bien de le lire... Que l'on n'est pas très loin de la réconciliation hommes femmes avec ce type de comportement. Sérieux ! Mes copines et moi on serait tout à fait partantes pour jouer les princesses-charmantes-un-peu-chiantes auprès de cet homme d'un genre nouveau!
 
Voilà! C'est tout (c'est déjà pas mal) pour aujourd'hui ;-)
 
par Maylis publié dans : Pensées Futiles et Métaphysiques
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander
Mardi 6 février 2007

Bon! Finalement je reviens sur cet espace plus rapidement que prévu. Rassurez vous! Pas d'orage en vue dans le ciel de mes amours , plutôt une excellente opportunité offerte par l'actualité de venir bavarder avec vous. D'ailleurs quand j'y pense! Ca faisait un moment que THE Site n'avait pas été évoqué sur ce blog. Normal tu me diras, ça fait presque deux mois que je n'y ai pas mis les pieds. Juste conservé ma fiche, au cas où... On ne sait jamais... Sorte de superstition à la con. Et puis bon! Pas envie de devoir payer une inscription si come-back un jour il y avait. Depuis quelques temps, vraiment d'autres chats à fouetter, pas souvent devant mon pc. Y a pas à dire! Le réel a une toute autre saveur.

Mais là! L'occasion est trop belle:

Un papier sur Libé.fr la semaine derniére, intitulé « Sur le net ça drague sans les manières". Je vous invite à aller le lire. Je remercie au passage le lecteur qui m'a gentiment envoyé le lien.

Cet article parle entre autres des "14 millions de célibataires en France, dont rien que six millions inscrits sur Meetic. Draguer en ligne est devenu un mode de vie urbain". C'est assez vrai. Je ne sais pas trop comment cela se passe dans nos campagnes mais sur Paris, c'est devenu hyper banal. Et plus du tout tabou. Regardez un peu, pas plus tard qu'hier. Sur une douzaine d'invités à ma soirée, un couple made by meetic et environ la moitié des convives a été ou est actuellement inscrite sur le site. Moi même, bien qu'étant en pleine cure de désintox, sans Meetic je n'aurais sans doute jamais croisé le chemin de l'homme qui a récemment ressurgi dans ma vie. Le papier en question peut paraître démoralisant. C'est en tous cas le point de vue de ma meilleure amie. J'imagine que ça dépend aussi de quel côté l'on se trouve lorsqu'on le lit. Moi je le considère plutôt lucide. Et tellement vrai. Il raconte en vrac "les blessures à l'amour-propre dont le galérien sentimental se passerait volontiers", le «côté consumériste de l'affaire", la grossièreté qui semble enfler avec le nombre de soupirants, la fidélité qui y est une valeur toute relative. Mais aussi du constat que le jour J. " même quand la conversation en ligne s'est bien engagée, discuter en vrai revient à tout reprendre à zéro». Même les désormais célèbres pas-de-couilles ne sont pas laissés pour compte, avec cette phrase qui m'a bien fait sourire : "après avoir fait le paon ou la danse du ventre plusieurs jours à base de courriels galants ou de tchats torrides, il arrive que l'être convoité disparaisse dans la nature". C'est tout à fait cela! On sent qu'il y a du vécu derrière ce papier. Ou en tous cas une vraie investigation avertie. A mille lieux du rose bonbon auquel voudrait nous faire rêver Marc Simoncini, PDG du site.

Je terminerais ce post avec cette phrase pertinente et joliment dite: "Ce n'est peut-être qu'une question de haut débit mais, comparée à la drague d'antan, on prend et on jette très vite sur le Net". Hélas oui! La dure loi du nombre je suppose... Ames romantiques, s'abstenir!

Voilà pour moi! Maintenant, si vous le voulez bien, à vos claviers!  N'hésitez pas à vous exprimer sur l'espace qui vous est dédié ;-)

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Vendredi 2 février 2007

Cela fait un moment que je n'ai pas écrit sur ce blog. Presqu'un mois je crois... Normal! J'en ai un deuxième que j'alimente beaucoup plus régulièrement. Toujours aussi normal! Ma vie réelle est depuis quelques temps plus que bien remplie.

Tout de même, comme ça en vrac, quelques news:

- J'ai eu 41 ans lundi, cet anniversaire là s'est beaucoup mieux passé que le précédent. Je vais le fêter avec mes amis samedi.

- Je ne suis plus sur meetic! Je n'y ai pas mis les pieds depuis près d'un mois 1/2. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça repose de ne plus devoir hanter chats et site! Mes copines par contre continuent de galérer, pas facile à gérer tous ces tocards.

- Je ne suis plus vraiment célibataire... Mais là dessus, ne vous en déplaise! Vous n'en saurez guère! Pour une fois, j'ai décidé de garder cette histoire pour moi, de ne point l'exposer. Probablement parce qu'elle m'est chère...

- Actuellement, je me sens heureuse, sereine et épanouie. Et croyez moi! Ca fait du bien.

- Je pense que ce blog va connaître un break conséquent. Je sais, un de plus! Plus vraiment envie d'y écrire, pas inspirée, d'autant plus que sa thématique principale n'est plus d'actualité. Mais je ne manquerais pas de l'alimenter à l'occasion, si un post sur meetic ou plus généralement la vie amoureuse me venait à l'esprit.

Voilà! C'est court mais ça explique en grande partie mon silence. Merci à tous ceux qui continuent à me lire. Prenez bien soin de vous, à bientôt!

par Maylis publié dans : Quotidien de Bridget Jones
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus