Jeudi 4 janvier 2007

plage de beg leguer, décembre 2006

Vous vous rappelez cette phrase dans mon dernier post? 

- "... On se dit "Va bien y avoir un truc qui merde non? Tu vas pas tarder à te réveiller ma belle...". 

- Ou encore cette autre: "... Peut-être que dans un mois cette rencontre ne sera qu'un joli souvenir. Peut-être pas... Peu importe. Je vis chaque instant tel qu'il se présente. Sans me projetter, juste en  savourant le moment présent...".  

Et bien voilà! Ce jour là j'ai été bien inspirée. Je ne pensais pas si bien dire... C'est déjà terminé! Futur Doudou est devenu Ex Doudou. Et oui! Vous êtes sur le c.. ? Moi aussi! Du moins je l'ai été. Triste aussi. Surtout en ce 1er jour de Janvier. Depuis c'est passé. Je me sens mieux. Plus sereine, plus confiante. Faut dire qu'un récent événement complétement inattendu y a contribué. Mais ça c'est une autre histoire...

Après la période "on est bien dans sa bulle, on nage en plein bonheur", quelques prises de tête, cogitations diverses et différences de fonctionnement sont apparues. Le séjour en Bretagne a fait le reste. On se donne peu de nouvelles, on s'aperçoit qu'on ne se manque pas vraiment, on se dit "ben merde alors! où est donc passée la complicité et l'intensité des premiers jours? Déjà parties?". Ajoutez à cela quelques contacts épistolaires avec un inconnu qui vous divertissent, une âme romantique qui a soif d'absolu et une bonne pincée de doutes et voilà! Le tour est joué! Le nouveau doudou s'est envolé. Pfff! Disparu.

Sur mon initiative en plus. Sur une impulsion du moment sans réelle réflexion. Sur ce coup là je ne suis pas très fière de moi. Je l'ai d'abord regretté. Je me suis trouvée impatiente, me suis sentie con. Et Puis... Finalement avec le recul... Non. Je ne sentais plus trop le truc. Mon intuition me disait que ce n'était pas le bon. Alors pourquoi insister et perdre mutuellement son temps? On n'est plus des gamin. On s'en est expliqué. Hélas! non sans heurts ni déceptions. A présent "l'affaire" est classée. C'est une rencontre qui reste un joli souvenir. Celui d'une histoire qui aurait pu être mais n'a pas été...

Bon là! Je vous la fais version très résumée. Evidemment sur le moment ce ne fut pas si simple à digérer. Malgré tout j'y ai cru. Nous y avons cru. Pendant deux jours je n'ai pas été très bien. M'en suis voulue. Ai quitté Paris accompagnée, suis revenue toute seule comme une pauvre pomme. Appart vide et froid. Plus de chéri pour se réconforter, se câliner.

A présent chacun reprend sa route. Tranquillement et sans aigreur. Avec sincère affection mais sans amour.

par Maylis publié dans : Quotidien de Bridget Jones
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Dimanche 24 décembre 2006
Je ne suis pas super assidue en ce moment sur la blogosphère. Disons que dans ma vie beaucoup de choses se précipitent. J'ai à la fois un sentiment de plénitude et une sensation que tout va trop vite. Bon! On ne parle même pas de l'interview sur Libé.fr qui a suscité une montée en puissance des lecteurs. Et surtout une avalanche de couriers "d'admirateurs". Ca c'est plutôt rigolo. Je n'avais pas vraiment anticipé ce raz de marée. Au bureau tout le monde s'est moqué de moi en m'appelant "la star du web". Pfffff! N'importe quoi! Moi perso ce pseudo succès ne me fait ni chaud ni froid. Par contre les échanges suscités depuis via les mails m'intéressent et m'enrichissent.
 
Non ce dont je veux parler c'est du hasard. Du genre qui fait que lorsque vous commencez à renoncer, un truc énorme vous tombe dessus. Selon mon horoscope (c'est quasi scientifique c'est Marie-Claire qui l'affirme!), la série maudite de 2006 serait sur le point de s'achever. Elle n'était là que pour mettre à l'épreuve ma patience et m'aider à mieux cerner mes envies. Oui ben merci! Tu vois moi je m'en serais bien passé de celle là! Acquérir de la sagesse au fil des expériences moi j'veux bien mais faut pas pousser non plus hein! Bref! J'en arrive aux faits.
 
Il n'y a pas si longtemps je tentais un meetic break en me disant que de toutes façons pour moi c'était cuit. Je vous en ai parlé ici. Trop de tocards, de connards, pas assez de mecs rares. Je migrais donc vers Msn avec dans ma gibecière quelques contacts qui me paraissaient potentiellement dignes d'intérêt. Pour ceux qui suivent, ils étaient au nombre de 3. Il s'agit bien sûr des poetic lovers. Jusque là ça va? Rassure moi, t'es pas déjà largué si?
 
Sauf que voilà! Permets moi un petit aparté. Cher lecteur, sur ce post là (celui des Poetic Lovers, non mais je précise juste au cas où...) , soyons clairs! Globalement tu m'as déçue. Me traiter de naïve ou ne pas comprendre que je succombe à pareilles flatteries, c'est faire preuve d'une réelle méconnaissance de ma personne. C'est aussi se montrer hermétique au 3ème degré. Bon! Dans mes réponses aux Com' je suis restée polie mais des fois franchement! ça m'a démangée terriblement. Cet article était un clin d'oeil à mes amis des Antilles, un brin moqueur certes mais en rien sérieux. Bon bref! Pour ceux qui savent lire attentivement, il précisait tout de même un truc pas banal, à savoir: il y avait un doudou dans ma vie. Ca va pour toi là? T'as bien pris le temps de digérer le scoop?
 
C'est là qu'arrive la notion de hasard. Lorsque je me suis rendue au 1er Rendez-Vous avec "futur doudou", crois moi si tu veux, mais j'étais pas des masses motivée. Ce soir là il faisait froid et il pleuvait. Après le taf j'avais qu'une envie: rentrer me pieuter. Ma collègue Mireille m'a reboostée. Bon! Comme je n'ai qu'une parole je l'ai donc respectée. Dès que je l'ai vu arriver, j'ai senti un truc. Son sourire, son regard. Hummmm! Disons qu'il m'a tout de suite plu. Ensuite nous avons passé plus de 3 heures à discuter sans jamais nous ennuyer. Ses questions étaient très précises, il savait où il allait. Il se trouve en plus qu'il habite mon quartier. Pour le coup il n'y a peut-être pas de coïncidence. Le soir même il m'a envoyé un délicieux sms. Le lendemain un adorable mail. Qui contenait accessoirement une invitation à dîner.
 
Les premières heures du second rencard il ne s'est rien passé. C'était super sérieux. Riche en discussions mais pas vraiment de séduction. Un truc super franc, assez profond. Au moins il n'était pas du genre pressé. J'ai apprécié. On a dîné, souri, maté à la dérobée, papoté. Ensuite on est allé marcher. Puis prendre un dernier thé. Au moment de rentrer, on s'est embrassé. Un instant tendre et intense dans la nuit. Difficile après de se quitter.
 
Voilà! Le premier rendez vous c'était il y a presque 3 semaines. Depuis je suis disons... La tête dans le ciel, les deux pieds bien plantés dans la terre. Oui c'est assez ça je crois. Il est... Comment vous dire? Attentionné, charmant (vraiment!) disponible, rassurant, tendre, complice. Et tout ce qu'il y a de plus normal. Ce qui en soi est déjà pas mal. Difficile de croire à tant de bonnes ondes lorsqu'elles vous concernent. On se dit "Va bien y avoir un truc qui merde non? Tu vas pas tarder à te réveiller ma belle...". Je suis disons sous le charme. Sereine, nageant dans une sorte de bien-être et apaisée.
 
Je sais. J'ai un peu tardé à en parler. Par manque de temps mais aussi sans doute par superstition. Après tous ces plans foireux, reconnaissez qu'il y avait de quoi. Peut-être que dans un mois cette rencontre ne sera qu'un joli souvenir. Peut-être pas... Peu importe. Je vis chaque instant tel qu'il se présente. Sans me projetter, juste en  savourant le moment présent, l'ici et maintenant. 
 
En attendant.... Ben... Je vous souhaite à tous un JOYEUX NOEL et d'excellentes fêtes de fin d'année! Perso je pars quelques jours me ressourcer en Bretagne, loin de la civilisation et de toute connection internet durant 7 jours. A très bientôt ;-)
 
 
par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Dimanche 17 décembre 2006

 



Dans un récent post sur les "pas de couilles", Ancat évoquait la nécessaire période de break dans tout parcours meeticien qui se respecte. Et bien moi ça fait presque 15 jours que je suis en plein dedans. Bon! Ok sauf pour l'interview de Libé qui a eu lieu chez moi en live. Mais ça compte pas vraiment si? Et oui! Pour ceux qui étaient éventuellement inquiets à mon sujet, ou trouvaient une forme de masochisme dans cet acharnement à rencontrer, et régulièrement se gameller! vous voilà je l'espère un chouilla rassurés. Mais attention! Entendons nous bien: 1 break ne signifie pas arrêt définitif. Vous saisissez la nuance là? Ne pas être parvenue au bout de plusieurs semaines à faire THE rencontre ne veut pas dire que je renonce. Ma quête, du moins dans mon esprit, reste elle bien entière et réelle. Sauf que là j'ai besoin de relativiser. De me recentrer sur la vraie vie et mes envies.

C'est comme pour tout, point trop n'en faut. Je ressens un besoin de souffler, de me reposer, de remettre les choses en perspective. De réfléchir. De me repasser le film de ce qui a cloché. Avec sur moi même un regard critique et si possible objectif. Qu'ai je mal fait? Qu'ai je malgré moi induit? Quels types de messages j'ai inconsciemment émis? Ne me suis je pas mis trop de pression? Est ce que je "cible" mal les lascars? Ne suis je pas toujours attirée par les badboys? Ne devrais je pas élargir au delà de l'Afrique de l'ouest et des Caraïbes? Ne suis je pas devenue trop exigeante? Ma méfiance ne refroidit elle pas? Ne suis je pas parfois par humour trop maladroite et cassante? Vous voyez le genre! Ca bouillone pas mal là haut.

A force de trop de virtuel, on ressent aussi, j'imagine que pour vous c'est un peu pareil, l'envie de reprendre pied dans un quotidien pour le coup bien réel. Se ressourcer auprès de ses amis, profiter de la vraie vie. J'sais pas comment que c'est pour les autres mais moi trop de pc, trop de chat nuisent à mon sommeil. Si je n'y prends garde, au bout d'un moment je perds en qualité, je mets plus de temps à m'endormir, j'ai l'esprit toujours en éveil. Résultat: je finis ma semaine hyper crevée. Surtout que là en ce moment au boulot on ne nous épargne pas! Je rentre hyper tard, les soirées passent super vite. Bientôt les fêtes de fin d'année aussi où je serais de toute façon en famille, en Bretagne, à mille lieux de toute connection internet. C'est pas plus mal, une ptite cure de désintox pour Noël.

Et puis je crois que je n'aimerais pas devenir une sorte de blasée de la rencontre. Je souhaite prendre momentanément de la distance pour mieux y revenir. Pour retrouver un peu de ce plaisir, de ce mystère, de cette excitation du début que l'on ressent parfois avec un correspondant inconnu. L'envie de le séduire, de se laisser approcher, de se laisser surprendre. C'est important je crois de garder un regard lucide mais aussi optimiste sur la démarche. Sinon le risque est de se faire du mal pour rien. Dans le pire des cas, de tendre vers de l'aigreur. Je vous ai déjà parlé il me semble de ma hantise dans ce domaine. Je prends bien conscience de l'énergie dépensée les soirs de chat, du sentiment de "tout ça pour ça" au retour d'un rencard décevant, de cette alternance d'espoirs et de désespoir qui malgré nous mine à force le moral. Du côté immédiateté, fugacité, superficialité de la chose.

Alors que là voyez vous! je suis zen et tranquille. Un peu mèmère peut-être. La thèière à proximité, le plaid à côté. Ouiais j'sais! Vachement glamour tout ça. Rajoutez la chemise de nuit en polaire et le tableau sera complet. Parfois je vais tout de même vite fait sur THE site lire mes mails. Non parce que je reste une fille, donc curieuse. Aujourd'hui j'en ai reçu un, une vraie perle! D'un certain "bo mec .." aussi séduisant que pouvait l'être Laurent Cornac dans "Mon incroyable fiancé"'. Rien que de le lire j'étais bidonnée.

Bon! C'est vrai que je ne vous dis pas tout non plus. Ce blog est tout de même public, ce n'est pas tout à fait comme un journal intime. Il se pourrait bien qu'un événement récent m'ait amenée à être moins motivée. M'ai donné envie de momentanément m'arrêter. Sauf que pour le moment, il est trop tôt pour en parler...

La prudence donc m'incite au silence.

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (19)    créer un trackback recommander
Mercredi 13 décembre 2006



Comment vous parlez de trucs qui se passent en ce moment dans ma life sans:
- vous saouler,
- trop me dévoiler,
- perso fantasmer,
- me répéter,
- vous ennuyer?

Pas évident du tout, sacré challenge que voilà! Que je m'impose en plus à moi même toute seule. Bon! J'ai essayé de tourner ce post dans tous les sens. Parce qu'en plus aujourd'hui j'ai drôlement envie d'écrire. Au début j'étais partie sur un truc général et super sérieux vous relatant les ressentis du moment, le sentiment que tout à coup, tout m'est offert sur un plateau d'argent. Un truc style mon attirance pour les pirates des caraïbes et un titre d'article comme " Yep! le vent tourne" ou "Tout va trop vite". Finalement j'ai opté pour une touche humoristique et une nouvelle typologie de meetic boys: les Poetic Lovers. Aucun lien avec ce que je viens de dire précédement? Mais si, mais si. Les plus malins d'entre vous comprendront peut-être. Je sais que j'ai un lectorat brillant, attentif et intelligent, assez doué pour la lecture entre les lignes.

Sinon? Ben... Vous êtes prêts? Yalla!

Donc mon meetic break se poursuit. Plus tout à fait pour les mêmes raisons que celle précédemment exposées mais ça, c'est une autre histoire. Depuis que je sais que le site va devenir payant pour les filles, petite maline que je suis, j'ai proposé à quelques contacts une migration rapide vers Msn. Du coup je conserve des liens réguliers avec quelques jeunes hommes. Essentiellement originaires des Antilles. Hasard ou coïncidence? Je vous laisse méditer sur le sujet. Si le feeeling dans la constance et l'échange s'avère vraiment bon, je ne m'interdis pas une rencontre. Jusque là vous me suivez? Il savère donc que trois d'entre eux prédominent actuellement, tous affiliés à la catégorie des "Poetic Lover". Appelation à prendre au 3ème degré évidemment. C'est quoi cet homme là? Déjà faut préciser un truc essentiel: il aime les femmes. Et surtout il sait leur parler. Oui enfin bon! J'm'comprends. Un petit florilège pour illustrer? D'inspiration très zouk, vous allez voir! Moi la pronfondeur métaphysique de ces textes me laisse toujours pantoise. Le roi en la matière c'est Slaï, avec son désormais tube interplanétaire "Flamme".

- Quand je te vois je tremble de passion comme une feuille au moindre frisson
- Comme une hirondelle en pleine tempète tu es le soleil qui sèche mes ailes
- Sans Femme ni Amour la vie est une véritable vallée de larmes
- Tes yeux m'ennivrent et me charment une promesse d'amour et de plaisir
- Tout au fond des océans j'irais chercher ton reflet j'arrêterai même le vent pour que tu sois prêt de moi tout l'temps


C'est ti pas beau ça???? Mdr! Déjà homme blanc, de France et de Navarre, prends en bon exemple. Oui enfin t'es pas obligé non plus d'en faire des copiés-collés... Euh et puis finalement non. Comme dirait Nikos, autre grand maître penseur: "Surtout les petits restez vous même!". Ouais c'est vrai quoi! Ces hommes là ont tout compris (ou tout au moins c'est ce qu'ils croient). A la Flatterie. A la poesie. A notre psychologie. On aime rêver, se sentir belle, unique et désirée. Perso le Poetic Lover me touche. Il me fait surtout trop marrer. Parfois sait me charmer. Je ne suis pas pour autant dupe de son petit jeu. Les ficelles sont trop voyantes. Faut pas qu'il soit trop lourd non plus. Un minimum sincère et sachant manier l'humour c'est encore mieux. Au delà de sa peau couleur ébène et de ses lèvres en général plutôt sensuelles. Certains sont plus doués que d'autres. Ils adaptent un langage plus subtil et raffiné en fonction de leur proie (Ancat aurait dit "de la poulette de l'année"): Bimbo, Candy ou intello.

Ils ne parlent jamais de sexe. Ils préférent le suggérer, le sublimer. Ils prennent leur temps parce que là où ils sont nés, du temps on en a souvent. Ils respectent la femme parce que leur maman les a bien élevés. Ils sont courtois, gentlemen, gentils et polis. Bon! Pas tous non plus. Des fois ils sont très cons aussi. Ils ont des valeurs, de l'authenticité et de la générosité. Pas seulement pour faire genre, mais aussi dans la vie. Souvent ils sont des amants attentionnés. Ils font l'amour avec raffinement et sensualité. Mais ça on ne le devine pas toujours.

Le Poetic Lover a aussi des exigences. Notamment celle de vous vouloir pour lui tout seul. Ou de vivre chaque instant de la vie comme une magie. Depuis la cours de récréation, il n'a pas appris à partager. C'est un homme potentiellement jaloux qui veut que l'on s'occupe de lui. Il est souvent sensible, parfois blessé. Il apprécie votre disponibilité, surveille vos réactions, votre assiduité. Surtout à son égard d'ailleurs. Il n'a pas de problème d'égo, en général il se trouve même très beau. Lorsqu'il vous parle, il sait vous valoriser, vous complimenter, vous aduler. Je pourrais continuer ainsi... Mais à part noircir du papier et me faire plaisir, pour toi cher lecteur quel intérêt?

De toutes façons, tu l'auras sans doute compris: un des poetic lovers est le chouchou/doudou du moment... Rhoooo! Je crois que j'en ai trop dit là.

par Maylis publié dans : Typologie de Meetic Boys
ajouter un commentaire commentaires (24)    créer un trackback recommander
Dimanche 26 novembre 2006

 

* photo emprumtée chez Darkmarg

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chouette fille, ça changera un peu des mecs. Il s’agit d’Ancat et de notre expérience complice sur le net. Déjà une petite précision de vocabulaire (non parce que les lecteurs perfides, moi je m’en méfie):complice ne signifie pas sexuelle ok? Ne voyez donc pas là un soudain revirement de cuti de ma part. Et non ! Elle et moi les sites de rencontre on connaît assez bien, on en parle même souvent. D’où cette idée de post commun. Cette envie de partager avec vous un peu notre ressenti. Régulièrement on se raconte nos petites mésaventures, nos joies, nos peines. On se moque des lascars, on s’offre des débriefs ponctués de fous rires. On endosse tour à tour l’habit de coach, celui de clown, de psychologue ou encore d’expert-conseil en relecture de mail.

Alors ma copine Maylis elle me dit : tu veux qu’on écrive ensemble sur le vaste sujet des meetic rencontres ? On est là toutes les deux assises sur nos canapés respectifs, à se dire nos espoirs ou à se remonter le moral, tout en trifouillant machinalement les petits bouts de cœur éparpillés à côté de nous. Et ça fait souvent vachement du bien, même après la pire des rencontres, en parler soulage, on se sent d’un coup moins seule. Mais aussi, dans l’enthousiasme inhérent à nos natures impulsives, pouvoir calmer l’autre, attention ça veut pas dire la refroidir non plus ! Juste parfois ajouter un bémol sur une portée qui va trop vite. Bon on peut dire que tout ça s’appelle un échange non ? Et bien sûr qu’on rigole aussi parce qu’il y a rien de tel qu’un bon vieux rire bien franc pour se sentir vivante. Et une complicité terrible !

Avec le temps on s’est découvert quelques points communs. Celui entre autres de traîner nos guêtres sur le site mythique. Avec une alternance assez constante d’espoirs de déboires et de désespoirs. Avec cette même personnalité à la fois naïve et spontanée. Une nature fleur bleue et plutôt brave fille (attention ! à ne pas confondre avec « grosse dinde »). Un sens de l’humour qui nous est propre et une faculté à toujours rebondir, même du pire. Bref ! On partage ce même goût pour la solidarité féminine et cette spécialité psychoculinaire très particulière : le soufflé émotionnel. Vous connaissez ? Celui qui monte super vite super haut, et redescend tout aussi vite tout aussi bas. S’enthousiasmer au 1er rendez-vous, vous savez le truc limite grimpage de rideau. Puis pleurnicher ensuite comme des madeleines entre deux grignotages de chocolat (ou trois verres de vin c’est selon) dès le 1er accroc, le 1er silence, le 1er signe d’évitement, le moindre relâchement ou retard de nouvelles.

Non parce que ce qu’il faut que vous compreniez, c’est qu’il n’y a pas que Lorie qui a besoin « d’amour de bisous de câlins, moi j’en veux tous les jours oooouuuuuurrr ». Nous aussi on a drôlement besoin d’être aimées, rassurées, chouchoutées, embrassées, désirées, appelées, choyées. Ce qui ne nous empêche pas de nous débrouiller par ailleurs très bien toutes seules. Alors un jour on s’inscrit sur un site, comme ça sur un coup de tête ! Histoire de rencontrer un mec, de donner un petit coup de pied au cul à notre destin. Et là ! Bonjour les déconvenues ! Pour dénicher une pépite dans cette immense jungle, mieux vaut s’armer de patience. Mais aussi d’humour, de persévérance, d’un sens aigu de l’observation, de blindage. Ne pas être trop fragile mais plutôt consciente de sa valeur. Et ne plus s’étonner de rien, ce qui en soi est un bien triste constat.

Il advint, par un jour de grand vent, que désœuvrées et solitaires, nous sommes allées nous inscrire sur un site de rencontres. De rencontres masculines je précise, parce que nous ne cherchons pas des amis, des copains ou des exutoires ! Non ! Nous cherchons l’âme sœur, n’ayons pas peur des mots. Nous avons envie de rencontrer celui avec qui une tendre complicité et accessoirement (enfin pas tant que ça !) une sexualité torride va pouvoir s’épanouir. Inscription en 3 clics et roule ma poule ! Seulement on a oublié de nous dire d’attacher notre ceinture, et plutôt deux fois qu’une parce que les accidents sont fréquents ! Au début nous gambadons allègrement dans cette prairie de profils, innocemment même, nous faisant alpaguer par les nombreux requins qui nagent dans ces eaux troubles. On s’affole vite, très vite, trop vite, notre petit cœur encore à peu près entier se met à battre souvent, pour un mot gentil, que voulez-vous ? Il espère lui, il est venu pour ça… le désenchantement pointe son nez, on pleure, une heure, un jour, deux peut-être (après ça suffit hein !) et aussi sec on peut recommencer sa quête (le premier qui parle de chasse je le bouffe ), faire naître un nouvel espoir aussi vite déçu et ainsi de suite.

Ensuite vient le temps du break, il faut ! C’est vital, on a besoin de temps pour réfléchir et puis pour cicatriser. Certes les hommes qui hantent ces sites ne sont pas tous des goujats, au même titre que les filles ne sont pas toutes d’incurables romantiques, mais la proportion y est néanmoins élevée ! Ca fait des mois qu’on regarde, qu’on discute, qu’on rencontre des gens, que certains même passent un peu plus d’une nuit avec nous et cest là qu’arrive l’insupportable. J’ai nommé : le silence radio.

Parce que des meetic boys potentiellement abordables, il y en a des milliers. D’ailleurs ils sont plutôt avenants. Ils veulent bien nous causer, nous dire des choses gentilles, nous charmer, nous épater par leur maîtrise de la drague virtuelle, nous faire rire, voir même nous rencontrer. Jusque là c’est assez easy. Décrocher un rencard franchement c’est pas compliqué. C’est après que ça se corse. Non parce qu’il faut savoir que Mr Meetic n’a pas prévu de SAV de la rencontre. Sinon le pauvre ! Il serait débordé ! Le charmant de la veille, celui qui nous contait les yeux dans les yeux combien on était belle, combien il sentait un truc un peu rare, une envie irrépressible de nous embrasser, celui-là même qui nous prenait la main, nous dévorait de son regard ardant en promettant de se revoir…. Et bien le lendemain le gars, on ne sait pas pourquoi ? (Et ça les filles acceptez l’idée qu’on ne le saura probablement jamais), croisé sur la toile il nous salue même pas !

Et oui ! Il nous zappe allégrement de manière totalement éhontée. Il oublie ses bonnes manières, a déjà oublié notre prénom, en a déjà choisi une autre pour belle. Il fait genre « ah bon tu m’as envoyé un chat ? Ah ben sorry j’avais pas vu… » Ben ouais ! Pas de bol, il est en plus atteint de cécité! Et c’est là qu’intervient le grand tournant du baptême. Cette étape particulièrement cruciale entre copines où l’on va décider que de « chéri virtuel » il deviendra « gros connard bien réel ». Les plus gratinés d’entre eux (en fait les plus lâches) auront même le droit à une rallonge, sorte de titre de noblesse : « gros connard sans couilles ».

Ah! La catégorie pas de couilles, bon allez, admettons que sur le tas, il y en ait un qui soit vraiment mort, mais euh.. non ! S’il était mort il ne serait pas connecté ou il a filé son password à un copain, ça arrive aussi ça ! Alors nous on écrit un petit mot gentil, mine de rien, pour prendre des nouvelles parce qu’on a vu que le gars il est connecté, et puis il ne répond pas… Bon après chacun fait comme il peut, moi je ne suis pas très patiente, j’ai vite fait de m’énerver, de tempêter, de menacer ! Mais rien ne vient, je pense que cette catégorie a mis au point une tactique qui a fait ses preuves ! Ca s’appelle : le combat cessa faute de combattants ! Bravo pour le courage ! Pourquoi nous laisser nous énerver plutôt que de nous dire franchement que ça va pas être possible ? Quoi ? Nous, nous le disons bien , nous l’avons bien dit des dizaines de fois, avec délicatesse et en essayant de ne pas froisser la personne (sauf quand on nous demande cash si on veut baiser parce que là, hein bon….). Mais ces messieurs (si tant est qu’ils méritent ce titre) ont une propension remarquable à faire le mort. Peut être qu’ils bichent le fait qu’on soit un peu accro ? Ou peut-être se moquent-ils de nous ? Ca doit bien exister les filles psychopathes mais ça doit quand même être plutôt rare, alors ils savent bien qu’au bout de quelques messages sans réponse on va laisser tomber, parce que on n’a pas non plus que ça à faire de s’accrocher à du silence.

Et là, chers lecteurs masculins, on aimerait bien que vous nous expliquiez un petit truc: pourquoi est-ce si difficile pour vous de taper sur votre clavier ces quelques mots ?
"Dsl notre rencontre restera sans suite parce que,
1) j’suis pas prêt,
2) j’ai rencontré quelqu’un
3) tout bien réfléchi je préfère les blondes
4) j’ai envie de m’amuser
5) tu comprends mon chien a la varicelle, mon grand-père un rhume de cerveau et ma mère une grosse gastro …"

Le plus surprenant c’est ceux qui reviennent des mois après, comme si de rien n’était, salut ! tu vas bien ? Euhhhh ? Excusez-moi, vous pouvez me rappeler votre nom ? Ah mais tu ne te souviens pas ? Et là, on se fait insulter brutalement, mais notre deuxième prénom n’est pas Pénélope, en auriez-vous douté ? Nous sommes passées à autre chose, pendant que Monsieur batifolait au gré du catalogue pour se rendre compte ensuite que finalement, avec celle-là, il y avait peut-être quelque chose de possible. Trop tard!

Bref ! Dites nous n’importe quoi, mais dites nous quelque chose ! Le silence, le doute, les hypothèses à la con, la remise en cause, l’attente tout ça engendre une fatigue inutile pour l’esprit dont on se passerait volontiers. Alors nous on s’adapte, plutôt mal que bien. Parce qu’on a encore envie de croire en l’amour. Mais surtout on a de plus en plus de mal à se laisser aller. A rêver, à s’enflammer, à s’enthousiasmer, à se lâcher. On devient soudain soupçonneuse, on guette, on se méfie. On se met même à surveiller. A chaque fois on se prend un petit coup de canif du côté du cœur. Notre capital confiance est de plus en plus écorné. Alors please ! Soyez un peu plus courageux, plus clairs, plus francs, plus vrais. Ce n’est pas si compliqué si ? Sérieux ! Tout le monde s’en porterait mieux ! Que votre sincérité ait une durée de vie limitée (sur le net maxi 48h) pas de souci ! Mais au moins prévenez nous. Ou encore mieux : dans le doute, si vous n’êtes pas sûr de votre attirance, abstenez vous.

Alors oui, nous ne perdons pas espoir, c’est vrai, mais les égratignures se referment de plus en plus lentement, nous devenons soupçonneuses, voire ironiques, au pire cyniques. Au risque de laisser passer le « bon », dégoûté par tant de manque de confiance. Mais non ! Le « bon » saura nous redonner confiance justement, ça va pas être facile mais notre spontanéité nous sauvera ! Naviguer sur ces sites n’est pas forcément synonyme de naufrage, nous y avons aussi fait de belles rencontres, mais ce qui est certain, c’est qu’il faut mieux avoir le pied marin

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
ajouter un commentaire commentaires (26)    créer un trackback recommander
Dimanche 19 novembre 2006

- un vendredi soir de novembre :

Les posts se suivent et ne se ressemblent pas... Cette semaine, qui avait si bien commencé, se termine sur une note de tristesse. Mais commençons déjà par le début... Histoire de vous expliquer les péripéties de Miss Pas-De-Bol.

Vous vous souvenez de mon dernier texte? Je vous expliquais qu'à force de plans loose, j'allais renoncer à Meetic et probablement poursuivre mon break. Et bien ce soir là j'étais même prête à aller plus loin, je pensais carrément supprimer ma fiche. Je vais donc sur le site et là! Paf! Petit flash visuel. Je tombe sous le charme d'un sourire. Celui d'un nouveau venu, inscrit la veille. Les petits nouveaux moi j'aime bien. Ils sont plein d'enthousiasme d'espoir et de candeur, n'ont pas encore eu le temps d'être formatés. En l'occurence celui ci était de province. Qu'à cela ne tienne! Je lui fais un coucou de bienvenue, il me répond sans attendre. J'apprends rapidement qu'il est en mission pour 15 jours à Paris. Bingo!

Mais qui est donc ce novice? Mister Mirabelles, 38 ans, séparé. Souriant et intéressant, impliqué dans le chat, jamais lourd, plutôt du genre gentleman qui s'intéresse vraiment à toi. Je vous épargne les détails mais disons que l'échange durera jusque tard et se terminera par un coup de fil prometteur. On prend rendez vous pour le lendemain. 19h dans le marais. Dans la journée j'y pense à peine. Tout est allé tellement vite qu'il n'y a guère de place pour le fantasme ni pour une quelconque attente. A l'heure dite, le feeling est immédiat. Tout se passe de manière naturelle.

On a des choses à se raconter, il sait écouter. Dans la rue nos corps sans cesse se frôlent sans que l'on puisse les contrôler. Il m'invite pour un verre puis à dîner. Ses manières sont élégantes. Il est calme, doux, attentionné et intelligent. Plus tard dans la soirée il se montre également très tendre. Nous échangeons notre 1er baiser au pied de Notre Dame. Balade romantique dans un Paris vide et froid. Il me dit qu'il est agréablement surpris par cette soirée. Qu'il se sent bien, que je lui plais. Il paraît même que je suis ravissante. Bon! Je ne vous cache pas que c'est pas désagréable à entendre. Il est stupéfait d'entendre l'énoncé de mes mythiques mésaventures. C'est un homme mature, sérieux, respectueux, qui a du savoir-vivre. C'est en tous cas l'impression qu'il me fait. Nous prévoyons de nous revoir rapidement, notamment au cours de ce week'end.

On se quitte très tendrement sur le quai du métro. Il m'envoie la nuit même un texto. Hier aussi, ainsi qu'un appel. Pour une fois je suis gâtée. Je n'ai pas à m'angoisser devant mon portable. On doit se voir ce soir à 20h...

Sauf que voilà, ce serait sans doute trop simple, trop beau. A priori la série des plans galères n'est pas terminée. Pourtant a priori Mister Mirabelles n'est pas un tocard. Là encore vraiment pas de chance: cette nuit il a eu un accident de la route. Trois tonneaux. Transféré en ambulance cet après-midi en Province. Notre rendez-vous est donc de fait annulé.

Et là d'un coup... Le lecteur intelligent que vous êtes vient de comprendre (non parce que quand même je fais confiance à votre vivacité d'esprit ainsi qu'à votre formidable mémoire) comment de "Queen of the loose" je viens de me transformer en "Miss Pas-De-Bol". Et non! Vraiment pas de chance sur ce coup là! Un peu triste, un chouilla déçue, pas mal frustrée. Les optimistes diront sans doute "Bah! ce n'est que partie remise, la province c'est pas le bout du monde". Et les pessimistes :"Et oui! Meetic quoiqu'il arrive ça marche jamais, arrêtes de rêver ma belle!".

Et moi je les laisserais causer.... Parce que ce ptit gars là, je n’ai pas eu l'impression de le rencontrer sur Meetic tellement tout semblait naturel. Qu'on se revoit ou pas, je reste persuadée que c'est un mec bien. C'est juste que c'était pas notre soir...C'est vraiment pas de bol!

- le samedi soir suivant :

Je rentre assez tard et me connecte sur The site. Là encore Mister Mirabelles est en ligne. Accidenté la veille, ça va, il perd pas de temps ! Ca m'agace. Je lui envoie un mail. A la fois très ouvert et interrogatif. Plus tard dans la soirée il prend le temps de me répondre longuement. Joli effort de sa part vu les circonstances! J'ai pensé à un moment vous livrer un copié-collé de sa missive... Puis je me suis dit que ce ne serait pas une bonne idée. Une initiative qu'il n'apprécierait sans doute pas. Alors en gros je vous la résume: il va pas trop mal mais pas si bien que ça, il souffre. Il a passé avec moi un "mardi charmant et exquis", est "convaincu que notre rdv sera reconduit", est blessé que j'ai pu penser qu'il pouvait éventuellement m'avoir déjà zappée. Certes il comprend que j'ai un passif pas évident sur le net, mais ne se reconnaît pas dans ces comportements là. Est semble t-il vexé que je puisse l'y associer.

Voilà! Du coup je me suis couchée hier beaucoup plus rassurée. J'ai pu partager sur Msn en live avec ma chère Ancat cette bonne nouvelle. Nous sommes tombées d'accord pour ne pas le rebaptiser trop vite de "gros connard sans couille" (Hey Les gars! On reste calme! Convenez que votre lâcheté en la matière est assez légendaire). Nous lui laissons donc généreusement le bénéfice du doute. Ce midi je lui ai passé un petit coup de fil pour m'enquérir de sa santé. On garde le contact, je lui laisse le temps de se rétablir. On verra bien... Je suis certes rassurée, je ne me suis pas trop trompée, c'est un mec correct. Suffisamment rare dans le virtuel pour être souligné. Après faut voir... Il a des choses bien plus graves à régler pour le moment. On se connaît si peu..... On habite si loin.... On a certes passé une charmante soirée, c'était tendre, doux et romantique. Mais on n'a pas hyper flashé non plus. En tous cas ce n'est pas mon impression. Sans doute trop tôt pour le dire....

- une semaine plus tard :

Mister Mirabelles est toujours régulièrement connecté sur le site mais ses belles paroles se sont révélées aussi profondes et sincères qu’un courrant d’air. Il ne m’a pas donné de nouvelles depuis, s’est contenté de répondre laconiquement à mes chats et sms. Je lui ai envoyé un mail disant qu’établir un semblant de contact ne ressemblait à rien, qu’on était suffisamment adultes pour se dire les choses, que si on ne se revoyait pas ce ne serait pas un drame, c’est juste la vie. Il m’a répondu par…. Un sublime silence!

Voilà ! Dans la série loose et pas de bol, le récit de mes péripéties…

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (15)    créer un trackback recommander
Vendredi 10 novembre 2006
Vous connaissez la queen of the loose? Et bien c'est moi! Pas dans tous les domaines, je vous rassure... Dans ma vie professionnelle, sociale, amicale, familiale, tout va pour le mieux en ce moment. Je ne me suis jamais sentie autant en accord avec moi même, le moral aussi stable, énergique, zen et punchy. Et pour ceux qui me connaissent bien, c'est une agréable surprise. Fut un temps pas si éloigné que ça où je psychotais à max, où j'angoissais à l'idée de passer un week'end seule, où je me plaignais beaucoup, où la perspective de rester célibataire m'effrayait. Dieu merci, cette période de turbulences est révolue. Hier j'ai même fait un premier pas concret vers la réalisation de mon projet. J'ai mis du temps, j'ai tergiversé, j'ai sollicité l'avis de mes proches mais ça y est!
 
J'ai bien aimé cette pensée de Florian Zeller (beaucoup moins son bouquin, la fascination du pire): "L'idée de pouvoir résumer l'ensemble de l'autre sexe à une seule personne fait doucement sourire: nous savons désormais que la liberté des moeurs et l'exacerbation des désirs qui caractérisent l'époque moderne viennent facilement à bout de l'innocence et de la capacité d'illusions. Il faut désormais convenir qu'un couple n'a aucune chance de ne pas se dissoudre un jour". Pessimiste? Réaliste? Selon moi plutôt lucide.
 
Certains lecteurs ont parfois l'air de me trouver bien exigeante. Là dessus, juste une précision: je ne vise pas la beauté mais le charme, nuance! Un mec, une gueule, une allure, une personnalité. J'ai conscience de ne pas être un top model, loin de la. En dehors de mes yeux verts, je pense être assez quelconque. Je ne vise donc pas les bombes. De là à brancher des thons... C'est tout de même important de se sentir potentiellement attirée par un homme. Sinon la suite risque carrément de se compliquer. Or dans mes récents contacts sur meetic je n'ai vraiment pas eu de bol. Il ne se passait pas grand chose au moment du face to face. Malaise, blancs, silences, gêne. Globalement pourtant des mecs qui avaient du charme. Ou alors tout le contraire... L'impression qu'il y a un truc peu ordinaire, un feeling, une alchimie possible... Et paf! Le mec ne rappelle pas. Si c'est pas de la loose ça! Et encore je vous épargne les tentatives de chat initiées par ma petite personne restées lettre morte. Faut dire que je ne cache pas que j'ai des rondeurs. Cela ne sert à rien de mentir par omission, la confrontation au réel est de toutes façons une épreuve de vérité. Peut être que pour certains une femme pulpeuse leur pose problème? Parce que 1990 visites sur ma fiche en deux mois d'inscription ça en fait des mecs potentiellement intéressés tout de même! Mais non, peanuts! Alone in my bed!
 

Alors je vais continuer mon petit break. Pour le moment, je trouve qu'il me réussit plutôt bien. Je reviendrais sans doute sur ce site mythique mais seulement lorsque j'aurais pris le recul nécessaire pour plus qu'il ne m'atteigne. Uniquement pour le plaisir, pour le délire, pour du désir. Je vais attendre que la scoumoune s'éloigne un peu. Non parce que ce déguisement de Queen of the loose franchement je l'aime pas!

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Vendredi 3 novembre 2006
Déjà le samedi c'est souvent rituel coups de fil. Tout le monde se manifeste, prend des nouvelles, raconte les anecdotes de la semaine. Ensuite j'ai eu la surprise d'un appel d'un meetic boy avec qui les choses avaient plutôt mal démarré. Appelons le charmant métis. Il voulait sans doute se rattraper. Etant de passage à Paris, il souhaitait m'inviter à prendre un verre. J'ai beaucoup hésité. Faut dire que celui là je l'avais carrément zappé! Bon! Après je reste une faible femme en manque de tendresse et d'affection qui aimerait bien dans l'absolu construire quelque chose de beau. Alors j'ai fini par céder... J'ai dit "OUI!". Et vous savez quoi? Et bien je n'ai pas regretté! Et surtout pas vu les heures défiler. Il me plaît, c'est clair. Physiquement c'est tout à fait mon style. Au niveau de sa personnalité, ce n’est certes pas un intello. Mais il est simple, spontané, décontracté. Il a de l'humour allié à un bon sens de la répartie. On doit se revoir, probablement en milieu de semaine prochaine. Je n'en dirais pas plus. A force de faire ici le récit de rencontres classées sans suite, j'ai l'impression de donner une image de galère woman de l'amour. Or rien dans mon tempérament ne me prédispose à la loose. Je vous propose donc ce petit deal: si je le revois, je vous en reparle plus longuement. Sinon il s'évaporera dans les annales de ce blog sans accéder à la postérité. Tant pis pour lui!
 
(……)
 
Quelques jours plus tard, genre une semaine :
 
Oui je sais... ça fait plusieurs jours que je n'ai pas écrit. Le temps file super vite sans pour autant qu'il se passe des trucs exceptionnels. Vous devez vous dire: "Quelle petite veinarde cette Maylis! J'suis sûr qu'elle est tombée grave amoureuse de charmant métis, elle vit une folle passion qui lui mange tout son temps". Ben pas du tout! Grrrr! Là encore pétard mouillé, point de feu d'artifice. Le roi de la galère, du plan foireux et du bonimenteur... à croire que j'ai pris un abonnement! Je vous passe les détails, franchement aucun intérêt. On s'est appelé, il était ravi, plein d’enthousiasme et de jolis compliments. On devait se revoir rapidement… Vous savez quoi ? Ben j'attends toujours... Il a des soucis de fric, de garde d'enfants, de boulot et je ne sais quoi encore. Bref! Emballé c'est pesé, on passe à autre chose...
 
Voilà déjà deux mois que je suis revenue sur ce fichu site et vraiment! le bilan n'est pas terrible.
 
Hier soir j'ai vu les copines. Pot en terrasse, non parce qu'il faisait doux et beau sur la capitale. Puis ciné pour clore la soirée. On a vu "La californie" avec Roschdy Zem, Nathalie Baye et Ludivine Sagnier. Très bons numéros d'acteurs, histoire un peu étrange mais intéressante. Donc comme souvent on papote entre filles, genre "au fait côté coeur tu en es où?". Carole est plus optimiste que moi. Elle trouve que le fait de rencontrer régulièrement des mecs sur meetic me met dans un rythme dynamique et positif, en situation de séduction et évite que je reste passive face au truc. Moi j'suis déjà plus sceptique. Sur 6 rencontres effectives, franchement j'en retiens pas grand chose. Lassitude, découragement, saturation, estime de soi malmenée, énervement, manque de franchise et d'authenticité, doutes sont plutot les mots qui me viennent spontanément à l'esprit. Vous imaginez le tableau! C'est guère reluisant. En même temps Little Sister me rappelle que pour trouver THE pépite il faut être drôlement persévérant. Elle n'a pas tort... Donc voilà! Pour le moment, je vais faire un break. Y repenser, m'en détacher, me protéger et laisser un peu venir... De toutes façons cette semaine je ne vais concrètement pas avoir le temps de m'y consacrer. Coté professionnel je termine de plus en plus tard. Cette semaine, je reçois mes nièces à la maison. Deux adorables puces de 3 et 6 ans débordantes d'énergie qui vont bien m'occuper.
 
Vous voyez, c'est comme je disais: pas le temps! Ca tombe plutôt bien parce que pas l'envie non plus. Bon à part ça j'ai la pêche, faut pas croire! Si si! Je ne me laisse pas abattre.
 
par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Lundi 30 octobre 2006
 
 
Vous qui désespérez de rencontrer un jour l'homme sur mesure, l'idéal, celui qui s'adaptera à vos moindres désirs..... Vous qui n'en pouvez plus d'attendre et rêvassez régulièrement à celui qui bouleversera votre vie.... Et bien je tiens tout de suite à vous rassurez: cet homme là existe! Si si! Et contre toute attente on peut même le rencontrer sur le net! Incroyable non? Mais vrai! Je vous assure. Vous avez deux minutes là? Que je vous explique rapidement comment reconnaître à coup sûr ce rare spécimen.
 
Sur les sites de rencontre, pour ceux et celles qui les ont fréquentés, il existe de tout. C'est un peu comme dans la vraie vie. En plus condensé, en plus speed, en plus varié, en plus supermarché. Il y a bien sûr ce type de dials qui trop souvent nous agacent:
 
- "Bsr princesse. Huuummm t'es craquante. Joli décolleté. Plutôt câline ou féline? Coquine ou soumise? Libre ce soir pour se rencontrer?"
 
Au delà de ces chats basiques et sans grand intérêt, auxquels on peut au moins reconnaître une certaine clareté dans le message envoyé, il sévit actuellement sur Meetic un énergumène à part. Un être nouveau. Une typologie récente du dragueur parisien. Le chasseur virtuel quasi idéal pour les demoiselles fleurs bleues que nous sommes. Je veux bien sûr parler de Mister T.O.P. Comment ça? Vous ne connaissez pas ce lascar là? En clair dans le texte ça donne: Monsieur Toutes Options Possibles
 
C'est le genre d'homme qu'on ne voit pas venir. Plus futé subtil et stratège que son cousin poids lourd. Ce jeune homme là n'est pas contrariant. Il se veut même plutôt ouvert et rassurant. C'est notre moitié d'orange qui s'imbrique et s'adapte à merveille à nos moindres envies. Il fait même preuve de facultés d'adaptation assez extraordinaires. C'est un être anormalement intelligent. Une sorte de Love Allien.
 
- Vous souhaitez juste vous faire des potes ? Pas de souci. Avant meetic il a testé SOS Amitité. Il est là seulement pour se faire des amies. Avec lui vous ne craignez rien: il est sans danger et asexué.
 
- Vous avez une envie soudaine d'un One Shot ? C'est l'homme de la situation! Vous savez celui qui tombe à pic. Celui qu'on surnomme Colt. Il assume pleinement sa sensualité, ses poussées d'hormones et le maniement de son engin. Il ne mégote pas son plaisir et promet de bien prendre soin du tien.
 
- Vous désirez un fucking friend? Cool! Y qu'à demander. Mister T.O.P. sait bien sûr évoluer avec son temps. Du temps il en a peu justement. Il ne veut surtout pas de relations prises de tête. Seulement quelques bons moments sans engagement. Mais pas que du sexe non plus! Cela risquerait de choquer son âme romantique. Et puis surtout... ce qu'il n'ose vous avouer: il ne supporte plus d'aller seul au ciné.
 
- Vous vous sentez enfin prête pour le grand saut. Ready pour la Love Story? Celle qui durera pour la vie? Celle qui vous fera sculpter sur un tronc "You&Me"? Ne vous faites pas de souci! Là encore le T.O.P. saura vous combler: Oui, il est sur Meetic pour le fun, c'est humain après tout. Toutefois s'il tombe amoureux, il ne luttera pas! Non non non! Il se laissera même naturellement porter par ses sentiments. D'ailleurs.... Pour vous montrer sa bonne volonté, il vous délivre spontanément et bénévolement un cours de psychologie: l'homme vous comprenez est un animal complexe. Avant de s'attacher, il a besoin de passer par la case "sexe". Alors autant essayer sans tarder, comme cela vous serez vite fixés! Comment ça il cherche la rime entre meetic et bande de crétines ???? Mais pas du tout!
 
Avec les Mister Toutes Options Possibles moi je me régale. Notez au passage comme j'manie drôlement bien l'art de l'ironie. Non mais franchement! Comme personne ils savent flatter notre égo, insuffler de l'espoir, vendre leur camelotte et nous écouter. Ils sont toujours d'accord avec nous, enclins au dialogue et dotés de rares qualités d'empathie. A ce sujet ils ne comprennent d'ailleurs vraiment pas de quoi les filles se plaignent. Non mais c'est vrai quoi! Pour une fois faisons leur confiance. Mouais.... Sauf que j'me dis: à force de trop de perfection il y a forcément une couille dans le potage! C'est certain que ratisser large est une technique comme une autre.... Mais faut pas non plus nous prendre pour des dindes. Le T.O.P. n'a à mon avis qu'un seul objectif: mieux endormir la belle pour mettre le plus grand nombre dans son lit!
 
Et vous vous en pensez quoi?????
 
 
par Maylis publié dans : Typologie de Meetic Boys
ajouter un commentaire commentaires (13)    créer un trackback recommander
Lundi 16 octobre 2006

Je ne crois pas au hasard. Depuis mon premier voyage en 1999 à Dakar, j'ai souvent croisé sur mon chemin des sénégalais. Probablement parce que j'ai avec eux un contact assez spontané. Que je connais un peu leur pays et l'apprécie. Que l'on n'attire jamais à soi des personnes uniquement par coïncidence. Que je suis sensible à leur culture, à leur façon d'être, à leur manière de taquiner, à leur physique aussi. Tiens! Pas plus tard qu'hier après-midi! Avec des copines on s'arrête prendre un thé sur une terrasse du Marais. Le serveur est black. Il est super attentionné avec nous, se met en quatre pour nous trouver une table. Il nous fait rire, nous bichonne, va même jusqu'à nous offrir un tiramisu et du chocolat. On papote, on rigole, on passe un bon moment. Il a de la classe et du charme. La quarantaine, un enfant, séparé. Au moment de partir, il nous laisse un petit mot sur l'addition. Il s'appelle Omar. Et là.... je devine que le lecteur perspicace que tu es sait déjà  qu'il est…..Sénégalais. Bingo! Et oui! J'sais pas pourquoi mais je sens que cet endroit là va rapidement devenir notre nouveau QG...

Bon! Revenons au sujet principal de ce post. On parlait donc de mes rencontres sénégalaises. Si tu me suis un peu cher lecteur..... Oui! je sais! je n'ai pas été très bavarde cette semaine mais promis! Je vais me rattraper. Tu comprends, beaucoup de boulot, over-bookée, bref! J'évoquais récemment avec mes amis l’idée d'un Meetic Break, précisant même: "Pas la peine de continuer à me faire du mal toute seule. Plus de contacts virtuels momentanés. A part un jeune homme avec qui je suis en lien depuis près d'un mois, Sadibou. Celui là. je vais peut-être me décider à le rencontrer". Tu vois! Je ne te cache rien cher lecteur! Et bien figure toi que depuis vendredi soir, c'est chose faite!

Je l'ai bel et bien rencontré. Même qu'il est français d'origine sénégalaise. Il m'a contactée dans la semaine, on est resté au téléphone jusque tard dans la nuit. Au moins il a le mérite, comparé aux autres mythiques lascars, de ne s'être jamais montré lourd. Plutôt du genre intéressant, persévérant et constant. Alors après faut savoir ce qu'on veut. Certes avec lui je n'ai jamais été pliée de rire, ce n’est pas un grand comique. Mais puisque j'aspire à une relation sérieuse et lui aussi, arrêtons de nous poser trop de questions: voyons nous!

Rendez vous est donc pris pour vendredi, 20 heures.On se retrouve du côté de St Germain. Il m’invite à dîner dans un lounge bar du quartier. Un portier ouvre la porte et nous voilà catapultés dans un endroit au charme certain mais hyper bondé. Et c'est parti pour 3 heures de palabres. L'homme est très bavard. Il aime parler de lui et de ce qui l'intéresse. Rebondir sur ma petite vie ou mes passions à moi, déjà moins. Au point qu'à un moment j'ai un doute. Je lui demande "tu m'entends quand je te parle?" "Mais oui, bien sûr!" me répond t-il. Bon ben… c'est pas à cause de la musique alors... C’est un homme cultivé posé prévenant intelligent. Au niveau conversation, il va m'amener sur des terrains plutôt minés : politique, constitution européenne, homosexualité, religion, économie, rapports nord sud, lois sur l'immigration. Par moment j'ai le sentiment qu'il me provoque pour voir ce que j'ai dans le ventre. Ca l'amuse. Moi déjà beaucoup moins.

Je le lui fais savoir. Je comprends assez vite que sur certains points nous ne serons jamais d'accord. Même si le dialogue est possible, il manque selon moi d'ouverture d'esprit. Il s'est bien débrouillé dans la vie, a de l'ambition, a réussi. C'est un homme, un vrai, qui va de l'avant. Pas une chochotte, ni un sentimental. Bon ok! Sauf que tout ça manque à mon goût: de séduction, de sensibilité, d'humour, de fantaisie, de légèreté …. Peut-être est ce parce que c'est une première pour lui, il n'a jamais eu avant moi d'autre rencontre dans le réel. Qu’il est timide, qu’il a peur des silences, qu’il n'a pas osé se lâcher... Physiquement je n’ai pas bien fait attention. Faut dire qu'il faisait très sombre. Il a l’air pas mal, je pense que c'est potentiellement possible. J'aime pas cette expression mais je ne sais pas comment partager avec vous mon ressenti... Vers minuit, on quitte le restaurant.

Il me raccompagne jusqu'au métro et attend avec moi sur le quai. Gentleman. Il dit "ce soir je t'ai un peu saoulée non?". Je confirme. Il suggère subtilement la possibilité d'une seconde rencontre. Le lendemain dans la journée, je reçois un texto. C'est une gentille attention. Vous l'aurez sans doute compris, de cette soirée je conserve une impression mitigée. Je n'ai pas flashé. Mais je ne ferme pas la porte non plus. J'aimerais éventuellement le revoir pour mieux le connaître, voir s'il peut aussi se montrer plus fun et un peu moins "coincé". Je le laisse me contacter. Comme dirait Little Sister: "pour une fois que tu tombes sur un mec sérieux, à creuser...". Ouais, à creuser.

Sauf que moi, ben comment dire? Le petit Omar du café.... je crois bien qu'il m'a fait de l'effet! Et ça c'était pas du tout prévu!

 

par Maylis publié dans : Africa Colors
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus