Vendredi 24 février 2006

Ce qu'il y a de bien avec la blogosphère, quoiqu'en disent ou en pensent certains sceptiques, c'est qu'il y a de la vie, ça bouge, ça communique, ça interagit, ça réagit...

Quelques uns d'entre vous, ou devrais je plutôt dire "d'entre elles"? elles se reconnaîtront ;-) (coucou les filles!) m'ont récemment fait remarquer:

" Maylis, qu'est ce que tu as l'air ZEN en ce moment!

Ca se ressent drolement sur tes posts".

 Et là, croyez moi! Maylis doucement rigole...

Parce que plus minée, plus stressée, plus angoissée, plus nouée que moi actuellement, je vous l'jure: Y a pas! Certes le blog, j'y raconte ce que je veux, il n'est que le reflet d'une infime partie de ma vie... En bonne virtuelle scribouillarde égoïste que je suis, non seulement je n'y livre que ce que je veux bien de moi dévoiler, mais surtout depuis quelques jours, je mets à l'essai une nouvelle stratégie: me servir du blog pour tenter de m'insuffler une once d'énergie, de m'autosuggérer une bouffée de sérénité. C'est un nouveau un truc de mon cru,  genre phénomène insconscient, style "le pouvoir sacré de la rédemption par l'écriture"... Sauf que là, franchement! j'ai beau y aller, de textes anciens, de mots plein de sagesse,  de douce poésie, de bonne volonté, et bien y a rien à faire! ça n'a pas l'air de fonctionner!

Alors en attendant le printemps, le soleil, en espérant de jours meilleurs, mater dans la rue des jolies gambettes et faire de belles rizettes, chers lecteurs, je vais vous faire un aveu, vous confier un ptit secret:

Le spleen post-quarantaine, il veut pas partir!

Il s'accroche ce con! une vraie glue, de la poisse en barre...

Malgré mon air léger et guilleret, malgré que j'me la joue genre "j'suis une fortiche, une grande fille", j'ai comme une boule à la gorge, un noeud au creux de l'estomac, pas mal de nuits sans sommeil... Le truc là que je me traîne depuis fin janvier, ce blues si c'est comme ça qu'on peut l'appeller, et bien je le digère pas! Libre et solo, c'est bien beau... Mais amoureuse avec un minot, c'est pas mal non plus! Je dirais même: c'est encore mieux! En attendant, le soir je me coltine des rencards "face à face avec moi même", la nuit seule dans mon grand lit je broie parfois du noir...

Des fois, juste quelques fois, histoire de rompre la monotonie, l'ultra moderne solitude, j'aimerais bien que ça cesse... Vraiment! Parce que c'est super usant! Juste pouvoir passer en mode accélèrè... croiser un ptit gars bien sympa qui m'accueillerait dans ses bras, qui me proposerait sa tendresse et l'hospitalité de sa couette, qui m'accepterait avec mes valises et mes écorchures, mes idéaux et mon hyper émotivité, mes rêves à deux balles et mon ultra sensibilité, mon côté chieuse et sale caractère, ça oui! ça j'crois bien que ça pourrait

 réchauffer mon ptit coeur,

gelé à force de ne plus aimer...

Bon, je doute que vous ayez une baguette magique, une recette miraculeuse, une solution géniale, mais si vous avez quelques bonnes ondes ou suggestions inspirées, Banco! j'suis preneuse!

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Jeudi 23 février 2006

Je me suis aperçue, vous l'avez sans doute aussi remarqué... que Meetic fait pas mal couler d'encre, que les posts qui lui sont consacrés suscitent souvent débat, qu'un certain nombre de papiers lui sont réguliérement dédiés. Les levées de bouclier, les critiques systématiques, les commentaires agressifs, notamment sur l'espace Commentaire d'Anadema (cliquer sur son nom pour le lire),  aperçus ici ou là m'interpellent forcément, puisque j'ai moi même un temps assidûment fréquenté le site, l'ai à l'occasion critiqué. Du coup ça m'incite à me pencher sur ma petite expérience, ça me donne envie de réagir, de partager avec vous mon ptit bilan, et si possible contribuer à un peu plus de nuance. Attention! Je n'ai pas de Meetic action! Cet article est complétement spontané, non préparé, ni préalablement griffoné sur un bout de carnet.

Juste une petite précision avant de commencer: ce qui va suivre n'est que le reflet de mon  propre vécu, il n'a pas de prétention théorique ni ne pourrait constituer une étude sociologique sur le sujet, surtout pas! Il n'engage que moi. Autant de personnalités différentes, autant d'histoires d'amour variées: et bien sur Meetic, c'est du pareil au même! Autant de blogueur, autant d'univers, autant de mythicblog, autant d'approches diverses! Il s'agit ici avant tout d'histoires humaines, alors si possible, évitons les cases, les statistiques, les catégories, les généralités!

Pour ceux qui me suivent depuis presque 4 mois déjà, vous savez sans doute que j'ai connu de tout sur ce site, le meilleur cotoie le pire, mes tribulations meeticiennes ont parfois été une belle occasion d'en rire! Il vaut mieux avoir un peu d'humour dans pareille aventure... Pour les autres, je rappelle que j'ai commencé à surfer sur le cyberlove il y a un peu plus de 3 ans, suite à un divorce. Lorsque l'on traverse une telle séparation, tout est à reconstruire, à commencer par soi même. A l'époque, les seuls mecs libres que je cotoyais étaient tous des potes de mon ex mari. Je travaille dans un univers essentiellement féminin, ne pratique pas de sport à connotation "virile" qui pourrait me donner l'occasion de croiser des hommes (plongée arts martiaux surf formule 1 ). Je me voyais mal alors, vu le moral dans les chaussettes et l'énergie post-divorce proche de 0, écumer les boîtes de nuit et autres soirées parisiennes. Je conçois tout à fait que les sites de rencontres puissent provoquer scepticisme et méfiance, qu'ils puissent être décriés: ils ne conviennent pas à tous. Actuellement, je prends une certaine distance avec le virtuel, je suis arrivée à saturation, pas de nouvelle rencontre depuis Avril 2005. En même temps, je ne crache pas dans la soupe, ne me dis pas "jamais, plus jamais"! En fait je n'en sais rien, peut-être un jour j'y reviendrais...

Pourquoi Meetic?

Il y a 3 ans 1/2, à ce moment précis de ma vie, au hasard d'un reportage dans un magazine féminin, j'ai eu envie de découvrir le net, je me suis vite prise au jeu. Décrocher un rencard est d'une facilité enfantine, surtout si on est à l'aise avec le média. Multiplier les rencontres aussi, au point d'en avoir la tête qui tourne, d'en perdre parfois son objectif premier: revivre une belle histoire, trouver quelqu'un qui nous donnera envie de poser de nouveau nos valises. Au début, on n'est pas très au fait des us et coutumes du virtuel, certains manient verbe et image avec une incroyable dextérité, sont de véritables cyber zappeurs-girls collectionneurs. Mais avec la pratique on apprend mieux à les repérer. Je suis plutôt d'un naturel non méfiant: tant qu'on ne m'a pas donné l'occasion d'être déçue, j'ai tendance à faire confiance. Bon! là, c'est sûr! j'ai été rapidement mise au parfum, confrontée au principe de réalité, à mille lieux du prince charmant des contes de mon enfance!

Ce que je retiens de Meetic?

Il m'a permis de passer des soirées super agréables sur les chats, au lieu de déprimer toute seule dans mon coin, de partager parfois de total fous rires, de vrais moments de complicité. Je me suis aussi autorisée à enfin vivre pleinement ma sexualité, une sensualité assumée et épanouie, sans culpabilité aucune, style "suis je une pute si je fais l'amour sans forcément tomber amoureuse?". Et croyez moi, avec en héritage une éducation catho, cela ne va pas forcément de soi !!! J'ai vécu 3 vraies histoires, dont la plus longue a duré plus d'un an. Certes, si je suis ici aujourd'hui à vous conter un pan de ma vie, c'est que quelque chose, à un moment, a dérapé, a cloché, un peu de lui, un peu de moi... mais bon! je ne suis pas certaine qu'une histoire démarrée d'emblée dans la real life protège aujourd'hui de l'échec non plus... Je m'y suis faite aussi de vrais potes, avec qui j'ai bien rigolé! Des cyberfriends mi-complices, mi-confidents, il n'a jamais été question de sexe entre nous, ils sont devenus amis dans la vie. Je continue à garder contact avec quelques uns d'entre eux, on se téléphone, on se voit à certaines occasions, on partage sorties et loisirs. J'ai cotoyé des hommes que je n'aurais probablement jamais croisés autrement: leur différence, leur personnalité, leurs univers m'ont enrichie. J'ai aussi été rassurée sur ma capacité à séduire et mieux pris conscience de mes limites: ce que je suis prête à accepter, ce que je ne veux plus partager, ce qui dorénavant me fait fuir... Parce que ce n'est pas moi, que tel ou tel fonctionnement ne me convient vraiment pas. J'ai beaucoup appris sur les hommes aussi, certes en accéléré mais bon! l'essentiel est d'évoluer, peu importe la manière... Certains me diront que j'aurais pu arriver au même résultat sans le net, sauf que rencontrer autant d'hommes différents en si peu de temps, vraiment! J'vois pas bien comment...

Alors, évidemment! après me direz vous:

Il y a tous les autres!

Les menteurs, les violeurs, les serial killer, les bonimenteurs, les déjà pris, les torturés de la vie, les instables, les frileux à l'engagement, les chasseurs, les blaireaux, les obsédés, les poids lourds de l'humour, les mythos, les lâches, les over-bookés, les connards, les égocentriques-narcissiques, les zappeurs, j'en passe et des meilleurs! Et bien oui, il y a ceux là aussi! Et puis encore: les insatisfaits, les exigeants, ceux qui croient encore au père Noël, à la femme parfaite, les malpolis, les malotrus, les faux-semblanteurs, ceux qui vous manquent de respect, vous font mal, vous font même parfois pleurer, ceux qui font souffrir...

Et oui Meetic, c'est aussi ça! un concentré de vie!

Ca va sans doute plus vite qu'en temps normal, le virtuel ne protège pas un jour de la confrontation au réel, de la déception, de ce qui fait mal... Mais je suis certaine que si un jour Over-Blog avait l'idée saugrenue de réunir tous ses écrivains amateurs à un grand dîner blogosphérique, on aurait aussi des surprises! Certains/certaines (je m'inclue dans le lot)  seraient à 10 000 lieux de ce que vous, lecteurs-blogueurs, aviez pu imaginer.... Sur le virtuel, si l'on n'est pas délibérement authentique, c'est facile de tromper, de séduire, d'endormir. Les mots sont une drogue douce, ce qu'on se dit, ce qu'on écrit, forcément! ça embellit.

Alors OUI! sur Meetic, il y a des déceptions, des bleus à l'âme, comme partout des pauvres cons! Plus que dans la vraie vie, je ne sais pas...

Mais n'oublions pas qu'en cherchant bien, sur le net il y a aussi plein d'autres choses, et si l'on y regarde de près, d'assez jolies choses...

 

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
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Mardi 21 février 2006

Beg Leguer, mon ptit village

Il y a dix ans de ça, j'ai quitté ma Bretagne natale pour accèder à un nouveau poste à Paris. Ce jour là, on a fêté mon nouveau départ et une collègue plus âgée que moi, une femme belle et sage que je respectais beaucoup, m'a glissé ce texte dans la poche. Je m'en souviens très bien, l'enveloppe était bleue claire, le papier parcheminé également bleuté.

J'avais 30 ans, et ces mots m'ont beaucoup touchée... Ce texte plein de sagesse et de poésie, je l'ai lu et relu, j'y ai réfléchi, il m'a beaucoup parlé... J'ai longtemps pensé qu'il était rare. Puis, lorsque je me suis mise à mon tour à l'offrir, à l'occasion d'anniversaires ou de rencontres particulières, je me suis aperçue que certains le connaissaient déjà. Bien que datant de 1692, cet écrit, trouvé dans une église à Baltimore, est le fruit d'un auteur inconnu. Il garde de nos jours tout son sens, sa puissante actualité, son importance... Bien qu'il vienne d'un autre siècle, que ses propos ont quelque peu vieilli, certaines de ses vérités peuvent encore nous inspirer.

Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, je vous laisse méditer dessus, prendre le temps de le savourer. Si vous êtes pressés, je vous conseille de repasser... Quelques uns d'entre vous trouveront sans doute ces mots très moralisateurs, ou encore d'une incroyable naïveté, voir même pure lapalissade. Tout n'est peut-être pas bon à prendre, chacun y fait son petit tri, mais il y a un contenu, une pensée riche d'enseignement. Probable une question de goût et de personnalité. Pour ceux qui le connaissent déjà, j'espère que vous aurez plaisir à le re-découvrir.

Ce texte s'appelle:

DESIRS

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation; vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le plus simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne: vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a beaucoup plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité  et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelque soit votre conception de lui, et quelque soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux.

 Trégastel, le coz port

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 19 février 2006

 

Ce petit texte a été écrit dans le train du retour,

 il reflétait l'humeur du jour.

Aujourd'hui...

Atmosphère plus morose et moral en baisse, j'ai tout de même décidé de vous le livrer. Il n'a de valeur qu'en tant que témoin de la pensée du moment, celui où je l'ai rédigé. Ainsi va la vie d'une "célibattante": un jour gaie, l'autre jour tristounette... Rien de grave, ça va passer!

Promises avant mon départ en vacances, quelques images de Bretagne émailleront le post du soir. Elles ont toutes été prises dans la région lanionnaise et autour de la Côte de Granit Rose. C'est mon premier coup d'essai avec le numérique, d'avance merci de votre indulgence...

J'espère que ces photos vous donneront envie de découvrir la région

Bonne Lecture, Bon dimanche soir et A Bientôt...

"Apologie du Plaisir et du Rien"

Vous est il déjà arrivé d'aimer ne RIEN faire?

Glander...

Flemmarder...

Paresser...

Se laisser porter...

Lézarder...

Farnienter...

Vous voyez ce que je veux dire?

Si je suis d'un tempérament plutôt dynamique, je peux aussi me montrer assez douée dans l'art de la farniente à mes heures.

Mon plaisir par exemple lorsque je pars me ressourcer en Bretagne?

Et bien justement, Ne RIEN faire!

Attention!

Ca ne veut pas dire RIEN dans le sens allongée toute la matinée dans un lit, alanguie toute l'après-midi dans un récamier, affalée toute la soirée sur le canapé, NON!

Cela veut juste dire profiter de ce moment de vacances pour prendre rendez-vous avec moi-même et le rien...

Mais encore me direz vous?

Et bien.. Voyons voir...

- me vider la tête

- me protéger de causes éventuelles d'hyperémotivité

- me déconnecter du virtuel et de la vie parisienne (portable éteint, pas de PC)

- me mettre en mode pensée restreint

- me distancier du quotidien

- m'évader par les bouquins

- m'aérer par des balades sur les chemins

- me remplir les yeux de belles images et les poumons d'air marin

Et surtout,

Ne RIEN Prévoir!

 Rien programmer

Evitez de psychoter

Se déstresser

Laisser le temps s'écouler

Sa montre ne pas regarder

Savoir le moment apprécier

L'instant présent savourer

Improviser

En fait, ce RIEN, c'est RIEN mais c'est aussi BEAUCOUP...

Toutes ces petites choses qui tendent vers un seul et unique objectif,

Se faire PLAISIR!

Parceque Bon! Vous l'avez bien compris,

Actuellement dans ma vie, point de chéri!

Alors si je ne me bichonne pas un peu, si j'affute pas sur les chemins côtiers mes gambettes, ne me rosis pas les pomettes par des promenades fraîches et iodées, si je ne me fais pas masser le body par les jets d'un bouillonnant jacuzi, si je ne prends pas soin de ma peau dans un hammam aux senteurs d'eucalyptus, si je ne m'ouvre pas l'esprit par des romans contemporains, des palabres entre amis, si je ne me laisse pas aller à un peu de gourmandise en savourant au soleil d'une terrasse une délicieuse crêpe amande chocolat...

Et bien les Z'amis!

Non seulement mon séjour en Bretagne sera d'une terrible fadeur, d'une probable inutilité, non seulement je risque de devenir une femme un brin amère, pas mal frustrée, mais surtout le jour où je croiserais  le chemin du dit Chéri,

ben... il remarquera même pas mon existence!

Tellement je ressemblerais à une pauvre pomme toute aigrie, toute flétrie...

Alors Pitié!

Laissez moi faire ma Paresseuse!

Me vautrer dans le RIEN,

Me concentrer sur mon PLAISIR,

Me régaler de ce NEANT...

Parce que les gars! moi ce que je voudrais pas!

C'est ressembler à un dame aux camélias

Prématurément fânée

Le jour où je rencontrerais

L'être aimé...

petite dédicace de ces volets bleus à Miss Didine, cliquer sur son nom pour la lire ;-)

 

Ps: pensée amicale à Véro et Nath que j'ai eu le plaisir de retrouver durant ce séjour,

Bisous les filles!

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Samedi 18 février 2006

ANNA

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une chouette fille, une nana que j'aurais aimé pouvoir compter parmi mes amies, une femme sensible, féminine, pleine de fraîcheur, de fantaisie et de drôlerie...

Celle à qui j'aimerais ressembler!

Jeune, charmante, pétillante et incroyablement contemporaine, elle fait partie depuis quelques années de mes familiers sans que toutefois je la fréquente ni ne la connaisse. 

Toutefois, je ne désespère pas de pouvoir la rencontrer...

Qui sait?

Un jour, peut-être...

Au détour d'une librairie, d'une signature de bouquin, d'une revue littéraire, d'un magazine féminin...

Elle a du talent, de l'imagination, du romantisme et de l'idéalisme à revendre, est dotée d'un coeur tendre et généreux. Ses mots me ravissent, j'admire sa classe, son style, sa fraîcheur, sa plume. Parfois Anna me fait penser à une soeur que j'aimerais avoir comme confidente, comme conseillère, comme modèle et coach littéraire. Avec ELLE tout paraît simple et limpide, les hommes et femmes qu'elle fait naître à travers ses mots ont un visage au contour tellement humain!

Comme personne, ELLE sait nous parler d'amour, d'humanisme, de fraternité, de touchants bras cassés, de fragiles humains au coeur brisé, au parcours parfois gratiné, improbables amours et amitiés ...

Anna n'est ni mièvre ni gnangan, c'est une femme comme vous et moi! Une égérie un brin rêveuse qui imagine et nous livre à travers ses livres un quotidien meilleur.

Un jour... Par hasard...

j'ai découvert son reccueil de nouvelles au titre aujourd'hui devenu mythe:

"Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part"

Ce jour là fut béni, ces tranches de vie m'ont ravie!

 Anna Merci !

Tu m'as redonné espoir, tu as su me parler, m'émouvoir, un peu me ressembler, je me suis à fond identifiée. Récemment tu m'as sans le savoir accompagnée en vacances.

 Gare Montparnasse, TGV Atlantique, Ticket gratos pour la Bretagne...

Je t'ai empruntée à une amie, subrepticement dans ma valise glissée.

Je viens de passer 3 jours en ta compagnie, un pur délice! Tes personnages sont super attachants, ta plume est vive, tu parles comme une copine, le talent et l'érudition en plus, tes mots sonnent tellement justes. Franck, Camille (elle, je l'ai vraiment beaucoup aimée! avec ses écorchures, sa peur d'aimer), Philibert et Paulette furent le temps de quelques heures mes compagnons de nuit, des amis que j'ai dû à regret quitter, une fois l'ouvrage terminé.

Et tu sais quoi Anna? Tes mots me parlent, tu n'imagines pas à quel point! Dans tes livres, je me sens comme à la maison, j'aime ton sensible univers... Ces êtres qui se croisent, s'entrecroisent, se décroisent, tous avec leur casseroles, leur soif d'amour et leur cotte de maile, on sait jamais? des fois qu'il pourraient se blesser! Parce que laisser tomber ses défenses en amour, c'est aussi prendre le risque de souffrir. Tu sais si bien parler de la vie, à peine embellie...

Pour tout te dire Anna, ton dernier bouquin,

je l'ai carrément dévoré!

Déjà son titre annonçait superbement la couleur:

"Ensemble c'est tout"

Il y est question de destins croisés, de personnes en marge, d'âmes meurtries, qui ont si peu en commun si ce n'est d'être dans la vie super larguées. Au détour d'un geste d'humanité, de générosité désintéressée de la part d'un aristo suranné, ces quatre là vont se rencontrer, se raconter, s'apprivoiser, partager une expérience peu ordinaire mais finalement pas si extraordinaire... apprendre à s'aimer!

Anna, j'ai tout lu de toi, ai aussi beaucoup apprécié

 " Je l'aimais"...

Un jour peut-être je saurais écrire comme toi,

On peut toujours imaginer, espérer, projeter, se la raconter! 

Un jour peut-être on sympathisera,

Ce jour là sera un  rêve que tu réaliseras ;-)

En attendant, ne tarde pas trop à publier ton prochain roman,

Dêpêche toi petite Anna!

 j'ai hâte de te retrouver...

par Maylis publié dans : Univers, Goûts et Couleurs
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Jeudi 16 février 2006

Bon! Ok, Mea Culpa! je le reconnais, l'autre jour en Bretagne je vous ai un peu laissé en plan avec ma saga blogesque...

Vous vous attendiez à entendre le bruit des cigales et voilà ti pas que je vous balance un post super sérieux ("mièvre" selon un  lecteur, mais je m'y attendais! c'est sujet à polémique) sur le racisme.

Toutes mes plus plates excuses, il m'a fallu un peu de temps pour trouver l'envie et l'énergie de terminer cette histoire. Mais ce soir, chose promise! dernier volet et épilogue du feuilleton, après basta! On passe à autre chose...

Je ne vais pas m'étendre sur tous les détails de l'affaire, car l'issue en fut assez douloureuse. Après vous avoir fait lanterner durant 3 posts, je vous dois bien tout de même une fin, c'est la moindre des politesses ;-)

On en était resté à ces dernières 24 heures de vacances enchanteresses. Evidemment, avec Petit Marseillais, on profite au maximum de ces moments, heureux et insouciants comme peuvent le faire de jeunes amoureux un peu fous. L'osmose, une forte attirance, des personnalités à priori compatibles et une belle sensualité étant les principaux ingrédients de cette rencontre, on a sans doute confondu désir et amour, plaisir et sentiment. Tels de jeunes chiots fougueux, nous étions dans l'instant, pour nous ni obstacle ni faille, tout paraissait évident. Chateaux en Espagne, plans sur la comète, tourbillon émotionel, impatience amoureuse, avenir à deux, tout y est pasé! L'enthousiasme du fiancé de l'été m'a surprise, désarçonnée, cet enthousiasme qui à la fois fait peur et chavirer... Je n'ai rien fait pour y résister.

Bon! Pour l'heure je dois quitter la cité phocéenne, il me raccompagne à la gare St Charles, on s'embrasse une dernière fois, le moment de se séparer est venu! Bien sûr c'est dur, bien sûr on est tous les deux émus.

3ème semaine de Juin...

Je ne pourrai pas revenir avant fin juillet, 5 semaines! C'est long! Mais pour se donner du courage, une contenance, on se rassure: "tu verras ça va passer vite"...

Ptit Marseillais va en profiter pour parler à Stéphanie, il veut mettre un terme à leur relation... je culpabilise, je ne veux pas être celle qui... il me rassure, dit que je ne serais pas celle là... De toutes façons, avec ou sans moi, il avait déjà sérieusement envisagé cette séparation. De retour à Paris, les collègues me trouvent la mine embellie, l'air épanoui. Il est vrai que je me sens d'un coup plus heureuse et légère. Ptit Marseillais est tombé à point nommé, il m'a redonné joie de vivre et espoir, a porté sur mon corps un regard plein de désir, carcasse dont je m'accomodais si mal à ce moment précis de ma vie, enveloppe charnelle dont mon précédent amant n'avait eu de cesse d'en reprocher les contours un peu trop ronds.

On se téléphone chaque jour, on se dit des choses tendres. Je réserve déjà mon billet pour l'été, c'est concret, ça fixe une échéance, un calendrier. Cinq jours après mon retour, au détour d'un chat, le ptit fiancé branche sa webcam. Je peux soudain le voir apparaître là... en grand, devant moi... sur l'écran, quasi palpable.... percevoir son sourire, son regard, deviner le baiser qu'il m'envoie... fondre devant son air enfantin, son air taquin... C'est déstabilisant et troublant, je sens sa présence à la fois si proche et si lointaine... Les mots que nous taperont ce soir là sur le clavier ne seront pas très sages, ces lettres mises bout à bout ont fait monter fort le désir malgré les 800km qui nous séparent. On  se manque tellement! Ptit Marseillais a parlé à sa jeune étudiante, elle est malheureuse, il s'en veut mais reste convaincu d'avoir pris la bonne décision.

Pour ceux qui me suivent depuis le début, vous avez sans doute perçu mon caractère entier, spontané, parfois impulsif. N'écoutant que mon instinct, cette nuit là d'un simple Clik je réserve un aller-retour pour Marseille, week-end surprise dédié au ptit fiancé. A peine 8 jours se sont écoulés, me voici déjà dans ses bras, c'était plus fort que moi, j'en avais très envie, pas su résister! Véritable coup de folie, j'étais fauchée comme les blés! Flatté et surpris, il vient me chercher à la descente du TGV. Je le trouve fatigué, l'air préoccupé. L'accueil est néanmoins tendre et chaleureux. Ptit Marseillais a vu son étudiante la veille, ils ont parlé toute la nuit, elle a beaucoup pleuré. Il a mal pour elle, il s'en veut, il est décidémment très sensible.

Le samedi se passe sous le soleil de la calanque de Sormiou. Malgré les baignades, les rires, la complicité et une apparente insouciance, un malaise s'installe insidiueusement... progressivement... jusqu'à ce qu'éclate l'orage en soirée. Il craque, il a besoin d'être seul, se sent mal, ne peux pas faire l'amour une fois avec l'une puis avec l'autre. Il est perdu, réalise soudain que l'on s'est peut-être dans cette histoire un peu trop précipité, réclamme à être seul, seul,  enfin SEUL ! Je pleure, je ne comprends pas, je m'étais moi aussi laissée embarquer, je croyais à la beauté du mirage, à l'annonce de ce bel été au bord de la Méditerranée.

On rentre, le chemin à pied jusque la voiture est terriblement long, silence gêné. Chacun rumine dans son coin, le bonheur semble déjà loin... Une fois chez lui, on amorce un début de dialogue, on essaye de comprendre. C'est la confusion des sentiments, un "Jules et Jim" à l'envers, pour moi un peu l'enfer, mon ptit  motard a besoin d'y voir plus clair. La nuit est sans sommeil, je me sens perdue, en plein brouillard. Le lendemain, on essaye de faire comme si, en faisant comme ça: départ pour la plage. Nous tentons de chasser ce gros nuage, mais le coeur n'y est plus, quelque chose s'est cassé, j'en suis sûre, je le sens, mon instinct me trompe rarement...

Lundi matin

L'amant las et fatigué de ne plus dormir me racompagne une dernière fois sur le quai de cette maudite gare, promet de me rappeller, me demande de lui laisser du temps, il va réfléchir, se déterminer, me tiendra au courant...

EPILOGUE

Ptit Marseillais est un homme rare et exceptionnel, un être profondément honnête, tendre et authentique, le coeur pris entre deux femmes: l'une qu'il connaît à peine et habite si loin, l'autre qu'il connaît bien et réside si près... C'est un homme de parole, qui ne sait pas jouer ni faire semblant. Il n'a pas pu rester indifférent face au désarroi et au chagrin de son étudiante avec qui il pensait partager si peu mais au final, l'essentiel:

 Les Sentiments!

Il m'a effectivement téléphoné, ne m'a pas trop fait poireauter... s'est maintes fois excusé... s'est expliqué... était attristé... s'est inquiété de ma petite personne, s'en voulait du mal qu'il me faisait... m'a envoyé fin juillet un mandat, remboursement de billets trop tôt réservés. C'est un gentleman! Evidemment que j'ai eu mal, que j'ai souffert, mais c'est ainsi! on ne rencontre pas toujours la bonne personne au bon moment. Et je me suis sans doute aussi trop enflammée, ce second séjour à Marseille était probablement prématuré...

Néanmoins je ne regrette rien car si ce fut bref, ce fut aussi et surtout très intense!

Pendant un temps, on s'est réguliérement appellé, jamais revu...

Puis les nouvelles se sont estompées, pour un jour ne plus exister.

Ptit Marseillais, je ne pense pas que tu me lises, mais je te souhaite tout le bonheur possible avec cette demoiselle, parce que tu le vaux bien! Je ne t'ai pas oublié, je ne t'en veux pas, j'ai compris...

Ce Post t'est tout spécialement dédicacé...

Cette histoire, je la conserve précieusement dans l'écrin de mes doux souvenirs, entrouve la boîte de temps à autre, quand dans mon coeur il fait froid....

 

Voilà chers lecteurs...

END OF THE STORY !

 

 

par Maylis publié dans : Quotidien de Bridget Jones
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Mardi 14 février 2006

Alors, tout d'abord OUI! il fait beau en Bretagne, et re-OUI! j'en profite à max de ces vacances, me déconnecte du virtuel, d'ailleurs c'est fou comme ça fait du bien! 

Si je post c'est par simple plaisir d'écriture, je grifouille sur des carnets le soir avant de m'endormir. Le cyber, c'est maxi 1 heure car le soleil est bien plus attrayant que cette salle pleine d'ordis! Voilà qui est dit!

Pour aujourd'hui, l'épilogue du "Ptit Marseillais" attendra un peu. Raviver par des mots le souvenir de cette histoire m'a plus touchée que je ne l'avais imaginé. Ce que j'ai ce jour envie d'écrire me paraît par ailleurs bien plus important...

Ce qui va suivre est une ébauche de pensée, un point de vue personnel sur un sujet qui donne actuellement matière à réagir:

Le Racisme

On peut être futile et fleur bleue, surfer sur Meetic, rencontrer moult blaireaux, aimer faire le récit de ses péripéties amoureuses sans pour autant oublier de réfléchir, de penser. L'actualité récente, celle des dessins pseudo-humoristiques sur le prophète Mahomet, émanant d'un groupuscule extrêmiste, toute la polémique et la violence qui s'en sont suivies, la liberté de la presse que je suis la première à défendre, le fanatisme à dénoncer, a fait l'objet de plusieurs posts chez d'autres blogueurs. Je vous recommande particulièrement la lecture des textes de DS et Taliesin sur le sujet.

L'affaire est complexe, il m'est difficile d'avoir un point de vue clair et déterminé, je ne suis pas une spécialiste et regarde l'actualité de manière insuffisament assidue pour développer plus encore la thématique.

Toutefois, ces faits récents m'ont inspiré le présent post. Il n'est que le reflet de mon sentiment personnel, il n'a aucune vocation à convaincre, n'est que l'expression de mon point de vue. On peut en être d'accord, ou au contraire le réprouver, peu m'importe! Le blog étant par excellence un libre espace d'expression, l'actualité ayant eu effet de déclic, et bien j'ai justement décidé de m'exprimer!

Mon propos d'aujourd'hui n'est pas de reprendre les faits, mais plutôt de partager mon incompréhension face au phénomène du racisme, expliquer comment je me suis construite dans ma façon d'aborder l'AUTRE,

celui que je ne connais pas,

celui qui n'a pas la même couleur de peau que moi,

ni la même culture, ni la même religion,

celui qui n'a sans doute pas le même pays d'origine que le mien ni les mêmes croyances et repères familiaux.

Par idéalisme et humanisme, par sensibilité aussi, j'ai toujours été choquée par toute forme de racisme, d'intolérance et de rejet (homophobie, non acceptation de la différence, antisémitisme, anti-maghrébins, anti-blacks, mysoginie, etc... ).

Cette attitude n'est pas à confondre avec laxisme et démagogie. Je reste très attachée à l'idée fondamentale que tout citoyen qui revendique des droits a aussi et avant tout des devoirs, je n'excuse ni ne cautionne aucune forme de violence. Cette façon de penser s'est forgée avec le temps, les années, les expériences.

Durant l'enfance, j'ai grandi dans un village constitué à 98% de bretons. Au collège, au lycée, que des visages pâles, pas d'autre couleur à la palette adolescente. L'été, l'arrivée massive de parisiens dans nos contrées était parfois vécue par les locaux comme une véritable "invasion", suscitant qolibets de la part de gamins:"parisien tête de chien, parigot tête de veau"....

Mais tout cela n'est qu'apparence et surface, blague de potache. Si on va au-delà, le breton, sauf exception, une fois sa confiance gagnée, est par tradition ouvert et hospitalier. Probablement influencé par ses ancêtres marins, il est rarement raciste. Certes, Le Pen me direz vous est de chez nous... sauf qu'il est notre honte, que c'est dans la région Bretagne qu'il obtient ses plus faibles scores!

J'ai grandi auprès de parents qui m'ont inculquée des valeurs de générosité, de partage, d'ouverture à autrui et de tolérance. Ils m'ont aussi transmis leur goût de la lecture et des voyages: ça aide à s'ouvrir l'esprit, à être moins ingnorant du monde qui nous entoure. Je n'ai jamais été encline à des sentiments racistes. Lorsque je demande à mon voisin d'arrêter de faire du bruit à 4h du mat, qu'il me réplique un superbre "ta gueulle, salope de blanche!".... Je ne me dis pas "quel connard d'haïtien" je pense "quel connard tout court!". Pauvre mec! Dame Nature a oublié de te créer avec cerveau, Haïti n'a rien à voir dans tout ça....

A 18 ans, lorsque je "monte à Paris" comme on dit au bled, je découvre avec plaisir et curiosité une société pluriéthnique et polyculturelle. J'en profite pour m'initier au métissage musical et artistique, pour voyager, à la quête de nouveaux visages, de dépaysantes images. Etudes et métier m'amènent à être en contact avec des familles issues de l'immigration, avec ou sans papier, au mode de vie plus ou moins adapté à l'occident. Par le biais de diverses formations, j'ai la chance de m'initier à l'éthnopsy: j'apprends, ma soif est insatiable, je m'ouvre la tête, je cherche à comprendre, je lis, me documente...

Lors de séjours au Maghreb, en Afrique de l'ouest, en Turquie, le choc culturel est parfois important, voir déstabilisant pour une petite provinciale comme moi... je suis bousculée dans mon système de valeurs, ma conception du statut de la femme, mon mode de pensée, mon rapport à la spiritualité. Les incompréhensions sont parfois inévitables, elles nécessitent écoute, souci de dialogue, bienveillance et curiosité. Avec cet autre qui à la fois est différent et me ressemble, on n'est pas toujours d'accord, on palabre, on argumente, on se chamaille. Rites, codes, croyances différent mais jamais ne nous séparent, ne nous mettent en guerre.

Les amis sont à l'image de mes idées: cosmopolites et métissés. La différence ethnique, religieuse, culturelle, sociétale m'enrichit. Elle ne constitue ni barrière, ni frontière, mais signifie plutôt ouverture et nouvel hémisphère.

La montée récente du racisme dans les sondages, la discrimination à l'embauche, les réflexes de repli communautaire, les haines inter-religieuses, le fanatisme et toute forme d'extrêmisme, les discours franco-français, notre ministre Sarkosy qui veut "karchëriser" cités, français d'origine étrangère et flux migratoires, tout ce tumulte, tout cet amalgame, toutes ces incompréhesions, malveillance et sombre foutoir aujourd'hui m'alarme et m'interpelle.... Au delà de toute idéologie politique, je n'appartiens ni ne revendique aucun parti! tout ceci me parle sur un plan strictement humain et citoyen.

La nature humaine, justement! est rarement pleine de bons sentiments, empreinte d'empathie, de tolérance et de générosité. Le racisme prend probablement racine dans l'ignorance, dans la peur, les préjugés... parfois à tort, il peut être véhiculé par un sentiment de supériorité, il s'explique par la désinformation, la méconnaissance, la crainte de la différence, la bêtise, éventuellement un manque d'intelligence, d'ouverture d'esprit...

Chers Lecteurs!

Chacun à notre petit niveau, restons vigilants!

Ne nous laissons pas emporter par ces guerres intestines, ces haines d'un autre siècle. La France de demain sera probablement métissée, alors faisons en sorte dès aujourd'hui qu' enfants et futurs enfants puissent grandir dans une société un peu plus apaisée, au climat doux et tempéré, une société moins individualiste, plus ouverte et solidaire où il fera bon vivre.

Ce post restera sans doute un voeu pieux, mais il émane d'une blogueuse idéaliste et profondément pacifiste.

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Samedi 11 février 2006

Le temps des vacances n'est pas le temps de l'internet...

J'apprécie le soleil, l'air pur, le calme, ce repos tant attendu. Je savoure les promenades sur la plage, la mer, les temps en famille et entre amis...

Pas question de rester scotchée des heures devant un écran! Toutefois écrire est devenu une habitude, un plaisir quasi quotidien, cela fait trois jours que j'ai quitté Paris et déjà l'exercice me manque... Alors je peux y consacrer une heure, j'ai pris des notes dans un carnet, ça me permet d'aller plus vite... et c'est un plaisir de vous retrouver!

Le cyber est tranquille, les conditions favorables.

Je vous propose le Ptit Marseillais, épisode 3, la mini saga de l'hiver relevée aux herbes de provence et du soleil méditerranéen. La suite et l'épilogue seront pour une autre fois, la dernière fois, promis!

Nous en étions restés à la ballade à Callelongue, avec en perspective un projet d'escapade à Cassis.

 

Ptit Marseillais passe le lendemain midi me prendre en moto, et oui! c'est un galant et gentilhomme! Je m'installe confortablement derrière lui et nous voilà partis, direction les Calanques. Nous prenons l'autoroute, le vent soulève mes cheveux et le tee-shirt, l'air est doux, agréable sensation de vitesse et de liberté. Les virages nous obligent à harmoniser nos mouvements, simple histoire d'équilibre, impression fugitive de symbiose et de rapprochement troublant des corps...

Nous approchons Cassis, prenons à droite bien avant le port, empruntons des chemins de campagne à travers vignes et pinède. Je me remplis les poumons de l'odeur de la Provence, écoute le chant des cigales, ouvre grand les yeux sur ce superbe paysage, qu'il est bon d'être en vacances, dans des lieux qui me sont si peu familiers. Enfin arrivés, mon ptit motard me guide jusqu'au bord de mer, dans un coin un peu reculé, sorte de grande pierre blanche et plate plantée au bord de la Méditerranée. Nous nous allongeons à quelques mètres des flots, le ciel est bleu azur, il fait bon, moment paisible à deux, où l'on  ne pense à rien, où l'on est juste bien...

Etendue ainsi, j'adore sentir la chaleur du soleil sur ma peau, humer l'odeur des embruns, écouter les vagues s'écraser contre la roche... Ptit Marseillais est juste là, près de moi.... Il ne fait rien,se détend, semble apprécier le moment...

Je ne prends pas l'initiative d'un baiser même si j'en meurs d'envie, je préfère laisser les choses se faire, laisser le désir peu à peu nous gagner. Savourer cet instant de plénitude et de simplicité me suffit.... Lorsqu'enfin! il se décide à m'embrasser, un baiser très tendre et très doux qui se fait progressivement plus fougueux et sauvage. La tête me tourne, c'est intense et fort, les caresses se font plus précises... C'est chaud, c'est bon, c'est un moment de pur bonheur, rien  d'autre ne compte que nous deux et ce plaisir qui nous envahit.

La présence à proximité de quelques baigneurs et adeptes de la bronzette dominicale a probablement freiné nos pulsions, sinon je crois bien que l'on aurait fait l'amour là, sur cette roche blanche, avec la mer pour seul spectateur tellement le désir et l'excitation étaient à leur apogée...

Le vent commence à se lever, l'air à se raffraîchir, il est plus de 18h... Nous remballons nos affaires et rentrons sur Marseille. Après un dîner dans un vietnamien de quartier, "mon fiancé de l'été" m'invite pour un verre chez lui. Je découvre ainsi sa garçonnière, il me fait visiter les lieux, met en sourdine une petite musique soul très agréable. Alors que nous savourons un ptit rosé de Bandol, nous parlons, nous découvrons plus encore, apprenons à nous connaître. Je suis impressionnée par son incroyable maturité, 30 ans à peine! par sa sensibilité, sa générosité, son enthousiasme, sa simplicité et sa gentillesse.

Mais très vite les gestes reprennent le pouvoir sur la parole et nous entraînent vers la pénombre de la chambre. Cette nuit là, nous dormons peu...

Ptit Marseillais se révèle être un homme extrêmement sensuel et attentionné. C'est un amant tendre et viril à la fois, qui dévore goulument et avec volupté chaque infime parcelle de mon corps. Il sent bon, il est doux, aucune gêne entre nous, juste le plaisir d'être ensemble. Tout paraît simple, naturel et spontané...

Sa jeune étudiante et mon torturé Girl's Collector sont à cet instant précis presque oubliés, même si leur ombre planent encore... A plusieurs reprises, nous nous levons pour observer les lumières de la ville, lui pour allumer une cigarette. A chaque fois, il arrive derrière moi et me prend par surprise dans ses bras, m'enlace tendrement. Je m'y sens bien, à l'abri des tumultes et des souffrances passées, je m'y sens en sécurité, pleinement rassurée...

Au petit matin, Ptit Marseillais me raccompagne, on est mardi, il doit partir travailler. Les yeux encore ensommeillés, l'esprit ailleurs, des cernes au coin de l'oeil, il me laisse devant la grille d'Elisa et me dépose un délicieux baiser en guise d'aurevoir.

Il est très en retard, il doit partir bosser...

Moi, plus chanceuse et paresseuse, je retourner me coucher et doucement rêvasser.

Dans exactement 24h, je vais devoir rentrer sur Paris, mais pour le moment, je préfère ne pas y penser...

Suite et Epilogue pour très bientôt ;-)

En attendant je vous souhaite un très bon week-end, en espérant qu'il sera aussi ensoleillé que le mien. Je repasserai poster en début de semaine et rentre sur Paris mercredi soir, très tard.

Bisous à tous!

par Maylis publié dans : Quotidien de Bridget Jones
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Jeudi 9 février 2006

Je sais, c'est pas très cool, je vous ai un peu laissé en plan hier, ce n'est aps dans mes habitudes, mais il était tard, la fatigue aidant, le manque de temps, voilà! Vous m'en voulez pas trop???

Avant le départ pour la Bretagne, je me suis dit que je vous devais bien un ptit début de suite...

Parce que le Ptit Marseillais, on sent bien que c'est un adorable garçon, qu'il a du potentiel, on a un peu envie de savoir ce qui va se passer, s'il va la manger toute crue la prude et romantique Maylis???? Bon! je reconnais que le soir de l'apéro, j'ai pas été des plus sages, les effluves de l'alcool, tout ça... mais j'ai été correcte tout de même, juste ce qu'il faut de taquinerie. Faut pas oublier: il était accompagné le petit!

Pour les gourmands de lecture et d'histoires sentimentales, faudra encore patienter un peu, je ne terminerai pas tout ce soir, because demain matin TGV! Et il est déjà tard, mais je devrais bien dénicher en Bretagne un petit cyber local, je poursuivrai donc de là-bas dès que j'ai un moment ok?

Pour l'heure, ce que je vous propose, c'est  qu'on se la fasse genre feuilleton à épisodes, "les feux de l'amour sauce aïoli" ça vous tente?

Allez! c'est parti!

Tout le monde rentré chez soi, Bastian sème donc le doute dans mon esprit, je dirais même le trouble, avec ces soit disant confidences que son ami lui aurait faites...

Elisa, qui est une vraie amie au sens noble du terme, et qui perd rarement le nord, lance une idée lumineuse: "Puisque dimanche, on réunit mes collègues autour d'un barbecue à la maison, invite donc Ptit Marseillais! On verra bien s'il viendra, seul ou accompagné..."

Et voilà une affaire qui roule, je dirais même qu'elle fut rondement menée!!! Autant je crois rarement aux rendez vous arrangés, autant quand la surprise et la spontanéité s'en mêlent, on peut parfois être agréablement surpris.

La semaine s'écoule donc tranquillement, j'en profite pour interroger un peu plus mes amis sur Ptit Marseillais et sa relation actuelle qui parait si peu le satisfaire. Je m'aperçois alors que c'est étonnant que l'on ne se soit pas croisé plus tôt, il est le meilleur ami de Bastian, passe semble t-il souvent à la maison, les deux garçons aimant bricoler et faire de la moto. Le dimanche arrive, avec son lot de marseillais en bermudas, les collègues d'Elisa en fait et bien évidemment, celui que vous attendiez tous, seul cette fois. Mademoiselle l'étudiante est partie faire du shopping avec ses copines de fac, ça tombe bien! Au début un peu intimidée par tous ces nouveaux visages et ce jeune homme au charme certain, je ne suis pas des plus à l'aise, je me trouve donc une contenance en m'autoproclamant préposée au barbecue. Ce que vous ne savez pas encore c'est que Pti Marseillais a quasiment dix ans de moins que moi, qu'il est un homme discret, manquant d'assurance et peu entreprenant avec les dames, en tous cas selon son ami Bastian! Car ce jour là il va se surpasser! Alors que je m'occupe des grillades, il tente une timide approche, me demandant si je serais partante pour une ballade en moto en fin d'après-midi. J'accepte. Nous commençons à papoter, il me donne un coup de main, nos gestes sont parfois maladroits, le trouble est palpable...

Je rougie, il rougit, on dirait deux lycéens qui se plaisent, qui s'observent, se jaugent et hésitent, c'est très mignon. De temps à autre, des vannes fusent à l'autre bout du jardin, quelques collègues d'Elisa nous prennent même pour un couple, la situation est assez cocasse. Lorsque soudain, Ptit Marseillais se décide pour le grand plongeon... il me regarde intensément et me lance: " Maylis, tu me plais beaucoup, je te trouve séduisante, ton sourire, tes yeux.. et surtout très désirable."

Wouaahhh! Alors là! j'ai pas vraiment l'habitude qu'on s'adresse ainsi à moi, ni accoutumée à susciter de telles déclarations, je me sens d'un coup très con... J'ai plus le souvenir de ce que j'ai pu lui répondre tellement j'étais décontenancée. Bon! je vais pas faire ma bégueule, j'étais aussi flattée... sortant d'une relation où j'avais été rabaissée plus bas que terre et plutôt malmenée par un torturé de première, Girl's Collector, ça fait du bien de s'entendre ainsi parler.

Bref! L'après-midi se passe, les invités commencent à se rentrer et Maylis enfourche la moto du Ptit Marseillais... il est environ 17 heures, le soleil est encore haut dans le ciel, direction la Corniche, le Prado et Callelongue. Au début un peu froussarde, je prends vite goût à cette ballade, faut dire que mon chevalier servant conduit bien et prudemment. Ca me fait tout drôle de le sentir si près de moi, dans les virages je suis parfois obligée de me cramponner à sa taille, ces rapprochements des corps provoquent un petit quelque chose dans le bas du ventre.

J'aime ces moments où l'on devine que tout est encore possible mais que rien n'est encore certain ni acquis, ces moments de doutes teintés de séduction. Il y a parfois dans la vie des instants comme ça de pure magie, des secondes où vous avez l'impression de décoller du sol, où vous vous surprenez à penser  tout haut: "Pince toi ma cocotte, ce n'est probablement qu'un rêve"

Tellement c'est beau, tellement c'est chaud, tellement c'est inattendu, tellement c'est plein d'imprévu...

Cet homme qui est là, si près de vous, dont vous frolez parfois le corps, cet homme ressemble si étrangement à celui qui hante vos songes, à celui qui vous fait la nuit fanstasmer...

Sa gentillesse, la tendresse qu'il dégage, le regard qu'il porte sur vous, son côté sain et rassurant....

Ces moments là, de pur bonheur, d'intense délice, d'éveil des sens, sont à savourer, à apprécier car ils sont souvent fugaces. Ma petite expérience de désormais jeune quadra m'a appris que la fougue et l'enthousiasme que vous pouvez parfois susciter peuvent disparaitre aussi vite qu'ils sont survenus...

Cet après-midi en question, en dehors d'une promenade romantique au bord de la mer et d'une tranquille causerie sur les rochers, il se passera peu de choses. Le lendemain par contre, une nouvelle invitation pour une escapade d'une journée entière, cette fois direction Cassis, évidemment je dis banco! Les choses vont alors se préciser: vous comprendrez mieux pourquoi j'ai parlé plus haut d'enthousiasme et de fougue...

Mais puisqu'on est dans un feuilleton à la sauce méditerranéenne, relevé au pistou et a l'aïoli, qu'il est près de minuit, que Maylis est lessivée, je vais vous dire:

 

Suite au prochain épisode...

 

 

 

par Maylis publié dans : Quotidien de Bridget Jones
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Mardi 7 février 2006

Cette jolie histoire, je ne l'ai pas vécue sur Meetic mais à l'occasion de vacances dans le sud.

C'est toujours au moment où on s'y attend le moins que ce genre d'instants magiques viennent vous surprendre...

C'était l'été, au mois de Juin, il y a environ un an et demi, cela se passe à Marseille...

Je sors alors d'une déception sentimentale douleuse, après m'être embourbée durant plus d'un an dans une relation compliquée et néfaste avec Mister Girl's Collector.

Le coeur en lambeaux, l'âme embrumée, j'avais besoin de repos et de légéreté.

Sur un coup de tête, après m'être toutefois assurée que mes amis pouvaient m'héberger, je réserve une place dans le TGV... et Hop! à moi la belle ville de Marseille et le soleil de la Méditerranée!

Il faut dire que pour une convalescence amoureuse, on peut difficilement rêver décor plus paradisiaque: villa de plein pied de style californien, piscine, transats et terrasse plein sud, palmiers et végétation luxuriante, le tout à l'abri des regards et du bruit. L'amie qui me reçoit, El