Lundi 27 février 2006

Bon! Les filles faut que je vous raconte un truc....

Les garçons vous pouvez lire aussi, vous êtes les bienvenus, pas de souci! Mais bon! je vous préviens, c'est une vraie histoire de nana que je vais vous rapporter là, un plan typiquement féminin....

Un truc de Ouf j'vous dis! Quelque chose qui m'est arrivé samedi soir... contre toute attente, une fort jolie surprise... 

Elle est pas belle la vie?

Les fleurs bleues romantico-sensibles vont adorer, j'en mets ma main à couper! Alors je commence... J'aurais pu garder l'événement pour moi, mais bon! pour vous qui suivez mes péripéties depuis un ptit moment déjà, ce serait pas très sympa!

Samedi dans la soirée, je vais avec mon amie Pat au ciné, jusque là rien de très extraordinaire... On part voir "Le nouveau monde", certains d'entre vous en auront probablement entendu parler, voir l'ont déjà vu. On arrive juste à l'heure, la salle est pleine, on s'installe, le film commence... Certes Colin Farrel est beau comme un Dieu, certes les paysages de Virginie sont superbes, mais moi je m'ennuie ferme! Je ne sais pas ce qui se passe, ça manque d'action à mon goût, j'arrive pas à entrer dans le film, j'accroche pas! Comme en plus je suis pas mal fatiguée, tout ça commence à me paraître bien long, à légérement m'agacer.... Prise d'un subit coup de tête, je me casse, discrétement, je m'en vais! Bisou rapide à ma copine éberluée (Pat, sorry! je m'excuse!), je sors du ciné. Lorsque je débouche dans la rue, j'étais sans doute absorbée par mes pensées, je ne fais pas attention et bouscule un Monsieur. Ou plutôt un jeune homme.... Je m'excuse, balbutie un vague "désolée", me sens un peu bête. Il me répond "pas de problème mademoiselle" et me renvoie un sourire... comment vous dire? absolument charmant! Après lui avoir souhaité une "bonne soirée" je m'éclipse, me mets à trotiner sur les pavés. Il faisait super froid samedi soir à Paris, j'avais hâte de rentrer chez moi. Là, le type me rattrape, contre toute attente m'interpelle: "Me permettez vous de vous accompagner jusqu'à la station de métro? c'est par là que je me dirige aussi...". Bon! Les filles, sérieux! à ma place vous auriez fait quoi? Parce que le jeune homme en question est plutôt pas mal: brun, à la louche un bon métre 80, mat de peau, de grands yeux sombres, la bonne trentaine, look branché jusque ce qu'il faut... Bref! Tout comme j'aime quoi! Alors, sans l'ombre d'une hésitation, je lui ai dit OUI! Il se présente: 36 ans, franco-guinéen, il s'appelle Basile et travaille dans l'automobile. On papote sur nos deux navets, le hasard veut que lui aussi ait quitté prématurément un film qu'il n'a pas aimé. Arrivés à la station, je m'apprête à le quitter, il me demande: "Vous descendez où?" J'lui réponds "à Nation!"

Il se marre et me dit "Moi aussi!"

Je vous avez averties les filles, loi des séries quand tu nous tiens! Un truc de dingue! Bon! Nous voilà donc assis tous les deux côte à côte dans le métro, on pipelllette et on papote et on rigole et on se zieute discretos. Aucune gêne, que de la spontanéité, ce mec là, c'est comme si c'était mon voisin de palier, qu'on se connaissait depuis une éternité... Vous pensez bien que nous nous sommes pas arrêtés en si bon chemin! Basile, en garçon bien élevé par sa mère, m'a galamment invitée à dîner... ainsi qu'à savourer un coktail... puis encore à danser du côté de la Bastille, au Barrio Latino. Les parisiens noctambules reconnaîtront sans doute. Maylis, elle n'y croit pas là! Comment, avec une mine si fatiguée, le coin de l'oeil cerné, à peine maquillée, comme un as de pique mal fagotée, a t-elle pu retenir l'attention d'un tel chevalier? Franchement, je n'en sais rien! Toujours est il que j'ai passé une super soirée, la meilleure qu'il m'ait été donné depuis longtemps de vivre. Basile est un garçon éduqué, il a  quitté l'Afrique adolescent pour venir étudier en Europe. Ses manières sont posées et courtoises, il est prévenant, sa conversation révèle un esprit cultivé. En même temps, il est plein de fantaisie, sait me faire rire de ses pitreries. Il cache assez mal son air coquin, j'ai bien vu qu'il lorgnait à plusieurs reprises du côté de mon décolleté. Bref! Avec tout ça, le temps passe, la nuit touche à sa fin, l'heure du premier métro arrive...

 Le moment pour nous de se dire aurevoir, avec la promesse de très vite se revoir.

Alors que Basile approche lentement de mon visage ses lèvres bien charnues, que je m'apprête tremblotante à recevoir son premier baiser, DRING! V'là ti pas que ça sonne! Merde alors! Mais qu'est que c'est que ce truc? Serait ce son portable? A t-il tout bonnement omis de me dire qu'il est marié-pacsé?

Que nenni! 

Rien de tout ça! On est dimanche, il est 8h, c'est la sonnerie de mon réveil!

 Pauvre Maylis!

Non seulement tu as oublié de l'éteindre ce p'tain de réveil, non seulement on est en week-end et tu aurais pu gagner quelques heures de sommeil. Mais en plus, avec ce réveil accidentel, ton doux rêve s'est envolé, le beau Basile avec et tes songes de petite fille attendrie aussi...

 Chers lecteurs, avouez le! J'vous ai bien eu non?

J'suis sûre que certains d'entre vous s'étaient pris comme moi soudain à rêvasser ;-)

Bon! Vous m'excuserez la chute... Je m'amuse déjà des mines déconfites de quelques uns parmi vous demain lorsqu'ils arriveront au bas de ce post. Allez! faites moi plaisir:

 SOURIEZ !!!!

Avec ou sans Basile, la vie peut-être parfois belle!

Et surtout, quelque soit votre âge, n'oubliez jamais de continuer à RÊVER.

PS: à part le plan du ciné où j'ai pas été très cool avec ma copine, tout le reste est pur fruit de mon imagination. Le Basile n'a jamais existé, le pire vous savez quoi?

Même pas en Rêve!

 

par Maylis publié dans : Mythomanie et Rêverie
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Vendredi 24 février 2006

Ce qu'il y a de bien avec la blogosphère, quoiqu'en disent ou en pensent certains sceptiques, c'est qu'il y a de la vie, ça bouge, ça communique, ça interagit, ça réagit...

Quelques uns d'entre vous, ou devrais je plutôt dire "d'entre elles"? elles se reconnaîtront ;-) (coucou les filles!) m'ont récemment fait remarquer:

" Maylis, qu'est ce que tu as l'air ZEN en ce moment!

Ca se ressent drolement sur tes posts".

 Et là, croyez moi! Maylis doucement rigole...

Parce que plus minée, plus stressée, plus angoissée, plus nouée que moi actuellement, je vous l'jure: Y a pas! Certes le blog, j'y raconte ce que je veux, il n'est que le reflet d'une infime partie de ma vie... En bonne virtuelle scribouillarde égoïste que je suis, non seulement je n'y livre que ce que je veux bien de moi dévoiler, mais surtout depuis quelques jours, je mets à l'essai une nouvelle stratégie: me servir du blog pour tenter de m'insuffler une once d'énergie, de m'autosuggérer une bouffée de sérénité. C'est un nouveau un truc de mon cru,  genre phénomène insconscient, style "le pouvoir sacré de la rédemption par l'écriture"... Sauf que là, franchement! j'ai beau y aller, de textes anciens, de mots plein de sagesse,  de douce poésie, de bonne volonté, et bien y a rien à faire! ça n'a pas l'air de fonctionner!

Alors en attendant le printemps, le soleil, en espérant de jours meilleurs, mater dans la rue des jolies gambettes et faire de belles rizettes, chers lecteurs, je vais vous faire un aveu, vous confier un ptit secret:

Le spleen post-quarantaine, il veut pas partir!

Il s'accroche ce con! une vraie glue, de la poisse en barre...

Malgré mon air léger et guilleret, malgré que j'me la joue genre "j'suis une fortiche, une grande fille", j'ai comme une boule à la gorge, un noeud au creux de l'estomac, pas mal de nuits sans sommeil... Le truc là que je me traîne depuis fin janvier, ce blues si c'est comme ça qu'on peut l'appeller, et bien je le digère pas! Libre et solo, c'est bien beau... Mais amoureuse avec un minot, c'est pas mal non plus! Je dirais même: c'est encore mieux! En attendant, le soir je me coltine des rencards "face à face avec moi même", la nuit seule dans mon grand lit je broie parfois du noir...

Des fois, juste quelques fois, histoire de rompre la monotonie, l'ultra moderne solitude, j'aimerais bien que ça cesse... Vraiment! Parce que c'est super usant! Juste pouvoir passer en mode accélèrè... croiser un ptit gars bien sympa qui m'accueillerait dans ses bras, qui me proposerait sa tendresse et l'hospitalité de sa couette, qui m'accepterait avec mes valises et mes écorchures, mes idéaux et mon hyper émotivité, mes rêves à deux balles et mon ultra sensibilité, mon côté chieuse et sale caractère, ça oui! ça j'crois bien que ça pourrait

 réchauffer mon ptit coeur,

gelé à force de ne plus aimer...

Bon, je doute que vous ayez une baguette magique, une recette miraculeuse, une solution géniale, mais si vous avez quelques bonnes ondes ou suggestions inspirées, Banco! j'suis preneuse!

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Jeudi 23 février 2006

Je me suis aperçue, vous l'avez sans doute aussi remarqué... que Meetic fait pas mal couler d'encre, que les posts qui lui sont consacrés suscitent souvent débat, qu'un certain nombre de papiers lui sont réguliérement dédiés. Les levées de bouclier, les critiques systématiques, les commentaires agressifs, notamment sur l'espace Commentaire d'Anadema (cliquer sur son nom pour le lire),  aperçus ici ou là m'interpellent forcément, puisque j'ai moi même un temps assidûment fréquenté le site, l'ai à l'occasion critiqué. Du coup ça m'incite à me pencher sur ma petite expérience, ça me donne envie de réagir, de partager avec vous mon ptit bilan, et si possible contribuer à un peu plus de nuance. Attention! Je n'ai pas de Meetic action! Cet article est complétement spontané, non préparé, ni préalablement griffoné sur un bout de carnet.

Juste une petite précision avant de commencer: ce qui va suivre n'est que le reflet de mon  propre vécu, il n'a pas de prétention théorique ni ne pourrait constituer une étude sociologique sur le sujet, surtout pas! Il n'engage que moi. Autant de personnalités différentes, autant d'histoires d'amour variées: et bien sur Meetic, c'est du pareil au même! Autant de blogueur, autant d'univers, autant de mythicblog, autant d'approches diverses! Il s'agit ici avant tout d'histoires humaines, alors si possible, évitons les cases, les statistiques, les catégories, les généralités!

Pour ceux qui me suivent depuis presque 4 mois déjà, vous savez sans doute que j'ai connu de tout sur ce site, le meilleur cotoie le pire, mes tribulations meeticiennes ont parfois été une belle occasion d'en rire! Il vaut mieux avoir un peu d'humour dans pareille aventure... Pour les autres, je rappelle que j'ai commencé à surfer sur le cyberlove il y a un peu plus de 3 ans, suite à un divorce. Lorsque l'on traverse une telle séparation, tout est à reconstruire, à commencer par soi même. A l'époque, les seuls mecs libres que je cotoyais étaient tous des potes de mon ex mari. Je travaille dans un univers essentiellement féminin, ne pratique pas de sport à connotation "virile" qui pourrait me donner l'occasion de croiser des hommes (plongée arts martiaux surf formule 1 ). Je me voyais mal alors, vu le moral dans les chaussettes et l'énergie post-divorce proche de 0, écumer les boîtes de nuit et autres soirées parisiennes. Je conçois tout à fait que les sites de rencontres puissent provoquer scepticisme et méfiance, qu'ils puissent être décriés: ils ne conviennent pas à tous. Actuellement, je prends une certaine distance avec le virtuel, je suis arrivée à saturation, pas de nouvelle rencontre depuis Avril 2005. En même temps, je ne crache pas dans la soupe, ne me dis pas "jamais, plus jamais"! En fait je n'en sais rien, peut-être un jour j'y reviendrais...

Pourquoi Meetic?

Il y a 3 ans 1/2, à ce moment précis de ma vie, au hasard d'un reportage dans un magazine féminin, j'ai eu envie de découvrir le net, je me suis vite prise au jeu. Décrocher un rencard est d'une facilité enfantine, surtout si on est à l'aise avec le média. Multiplier les rencontres aussi, au point d'en avoir la tête qui tourne, d'en perdre parfois son objectif premier: revivre une belle histoire, trouver quelqu'un qui nous donnera envie de poser de nouveau nos valises. Au début, on n'est pas très au fait des us et coutumes du virtuel, certains manient verbe et image avec une incroyable dextérité, sont de véritables cyber zappeurs-girls collectionneurs. Mais avec la pratique on apprend mieux à les repérer. Je suis plutôt d'un naturel non méfiant: tant qu'on ne m'a pas donné l'occasion d'être déçue, j'ai tendance à faire confiance. Bon! là, c'est sûr! j'ai été rapidement mise au parfum, confrontée au principe de réalité, à mille lieux du prince charmant des contes de mon enfance!

Ce que je retiens de Meetic?

Il m'a permis de passer des soirées super agréables sur les chats, au lieu de déprimer toute seule dans mon coin, de partager parfois de total fous rires, de vrais moments de complicité. Je me suis aussi autorisée à enfin vivre pleinement ma sexualité, une sensualité assumée et épanouie, sans culpabilité aucune, style "suis je une pute si je fais l'amour sans forcément tomber amoureuse?". Et croyez moi, avec en héritage une éducation catho, cela ne va pas forcément de soi !!! J'ai vécu 3 vraies histoires, dont la plus longue a duré plus d'un an. Certes, si je suis ici aujourd'hui à vous conter un pan de ma vie, c'est que quelque chose, à un moment, a dérapé, a cloché, un peu de lui, un peu de moi... mais bon! je ne suis pas certaine qu'une histoire démarrée d'emblée dans la real life protège aujourd'hui de l'échec non plus... Je m'y suis faite aussi de vrais potes, avec qui j'ai bien rigolé! Des cyberfriends mi-complices, mi-confidents, il n'a jamais été question de sexe entre nous, ils sont devenus amis dans la vie. Je continue à garder contact avec quelques uns d'entre eux, on se téléphone, on se voit à certaines occasions, on partage sorties et loisirs. J'ai cotoyé des hommes que je n'aurais probablement jamais croisés autrement: leur différence, leur personnalité, leurs univers m'ont enrichie. J'ai aussi été rassurée sur ma capacité à séduire et mieux pris conscience de mes limites: ce que je suis prête à accepter, ce que je ne veux plus partager, ce qui dorénavant me fait fuir... Parce que ce n'est pas moi, que tel ou tel fonctionnement ne me convient vraiment pas. J'ai beaucoup appris sur les hommes aussi, certes en accéléré mais bon! l'essentiel est d'évoluer, peu importe la manière... Certains me diront que j'aurais pu arriver au même résultat sans le net, sauf que rencontrer autant d'hommes différents en si peu de temps, vraiment! J'vois pas bien comment...

Alors, évidemment! après me direz vous:

Il y a tous les autres!

Les menteurs, les violeurs, les serial killer, les bonimenteurs, les déjà pris, les torturés de la vie, les instables, les frileux à l'engagement, les chasseurs, les blaireaux, les obsédés, les poids lourds de l'humour, les mythos, les lâches, les over-bookés, les connards, les égocentriques-narcissiques, les zappeurs, j'en passe et des meilleurs! Et bien oui, il y a ceux là aussi! Et puis encore: les insatisfaits, les exigeants, ceux qui croient encore au père Noël, à la femme parfaite, les malpolis, les malotrus, les faux-semblanteurs, ceux qui vous manquent de respect, vous font mal, vous font même parfois pleurer, ceux qui font souffrir...

Et oui Meetic, c'est aussi ça! un concentré de vie!

Ca va sans doute plus vite qu'en temps normal, le virtuel ne protège pas un jour de la confrontation au réel, de la déception, de ce qui fait mal... Mais je suis certaine que si un jour Over-Blog avait l'idée saugrenue de réunir tous ses écrivains amateurs à un grand dîner blogosphérique, on aurait aussi des surprises! Certains/certaines (je m'inclue dans le lot)  seraient à 10 000 lieux de ce que vous, lecteurs-blogueurs, aviez pu imaginer.... Sur le virtuel, si l'on n'est pas délibérement authentique, c'est facile de tromper, de séduire, d'endormir. Les mots sont une drogue douce, ce qu'on se dit, ce qu'on écrit, forcément! ça embellit.

Alors OUI! sur Meetic, il y a des déceptions, des bleus à l'âme, comme partout des pauvres cons! Plus que dans la vraie vie, je ne sais pas...

Mais n'oublions pas qu'en cherchant bien, sur le net il y a aussi plein d'autres choses, et si l'on y regarde de près, d'assez jolies choses...

 

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
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Mardi 21 février 2006

Beg Leguer, mon ptit village

Il y a dix ans de ça, j'ai quitté ma Bretagne natale pour accèder à un nouveau poste à Paris. Ce jour là, on a fêté mon nouveau départ et une collègue plus âgée que moi, une femme belle et sage que je respectais beaucoup, m'a glissé ce texte dans la poche. Je m'en souviens très bien, l'enveloppe était bleue claire, le papier parcheminé également bleuté.

J'avais 30 ans, et ces mots m'ont beaucoup touchée... Ce texte plein de sagesse et de poésie, je l'ai lu et relu, j'y ai réfléchi, il m'a beaucoup parlé... J'ai longtemps pensé qu'il était rare. Puis, lorsque je me suis mise à mon tour à l'offrir, à l'occasion d'anniversaires ou de rencontres particulières, je me suis aperçue que certains le connaissaient déjà. Bien que datant de 1692, cet écrit, trouvé dans une église à Baltimore, est le fruit d'un auteur inconnu. Il garde de nos jours tout son sens, sa puissante actualité, son importance... Bien qu'il vienne d'un autre siècle, que ses propos ont quelque peu vieilli, certaines de ses vérités peuvent encore nous inspirer.

Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, je vous laisse méditer dessus, prendre le temps de le savourer. Si vous êtes pressés, je vous conseille de repasser... Quelques uns d'entre vous trouveront sans doute ces mots très moralisateurs, ou encore d'une incroyable naïveté, voir même pure lapalissade. Tout n'est peut-être pas bon à prendre, chacun y fait son petit tri, mais il y a un contenu, une pensée riche d'enseignement. Probable une question de goût et de personnalité. Pour ceux qui le connaissent déjà, j'espère que vous aurez plaisir à le re-découvrir.

Ce texte s'appelle:

DESIRS

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation; vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le plus simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne: vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a beaucoup plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité  et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelque soit votre conception de lui, et quelque soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux.

 Trégastel, le coz port

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 19 février 2006

 

Ce petit texte a été écrit dans le train du retour,

 il reflétait l'humeur du jour.

Aujourd'hui...

Atmosphère plus morose et moral en baisse, j'ai tout de même décidé de vous le livrer. Il n'a de valeur qu'en tant que témoin de la pensée du moment, celui où je l'ai rédigé. Ainsi va la vie d'une "célibattante": un jour gaie, l'autre jour tristounette... Rien de grave, ça va passer!

Promises avant mon départ en vacances, quelques images de Bretagne émailleront le post du soir. Elles ont toutes été prises dans la région lanionnaise et autour de la Côte de Granit Rose. C'est mon premier coup d'essai avec le numérique, d'avance merci de votre indulgence...

J'espère que ces photos vous donneront envie de découvrir la région

Bonne Lecture, Bon dimanche soir et A Bientôt...

"Apologie du Plaisir et du Rien"

Vous est il déjà arrivé d'aimer ne RIEN faire?

Glander...

Flemmarder...

Paresser...

Se laisser porter...

Lézarder...

Farnienter...

Vous voyez ce que je veux dire?

Si je suis d'un tempérament plutôt dynamique, je peux aussi me montrer assez douée dans l'art de la farniente à mes heures.

Mon plaisir par exemple lorsque je pars me ressourcer en Bretagne?

Et bien justement, Ne RIEN faire!

Attention!

Ca ne veut pas dire RIEN dans le sens allongée toute la matinée dans un lit, alanguie toute l'après-midi dans un récamier, affalée toute la soirée sur le canapé, NON!

Cela veut juste dire profiter de ce moment de vacances pour prendre rendez-vous avec moi-même et le rien...

Mais encore me direz vous?

Et bien.. Voyons voir...

- me vider la tête

- me protéger de causes éventuelles d'hyperémotivité

- me déconnecter du virtuel et de la vie parisienne (portable éteint, pas de PC)

- me mettre en mode pensée restreint

- me distancier du quotidien

- m'évader par les bouquins

- m'aérer par des balades sur les chemins

- me remplir les yeux de belles images et les poumons d'air marin

Et surtout,

Ne RIEN Prévoir!

 Rien programmer

Evitez de psychoter

Se déstresser

Laisser le temps s'écouler

Sa montre ne pas regarder

Savoir le moment apprécier

L'instant présent savourer

Improviser

En fait, ce RIEN, c'est RIEN mais c'est aussi BEAUCOUP...

Toutes ces petites choses qui tendent vers un seul et unique objectif,

Se faire PLAISIR!

Parceque Bon! Vous l'avez bien compris,

Actuellement dans ma vie, point de chéri!

Alors si je ne me bichonne pas un peu, si j'affute pas sur les chemins côtiers mes gambettes, ne me rosis pas les pomettes par des promenades fraîches et iodées, si je ne me fais pas masser le body par les jets d'un bouillonnant jacuzi, si je ne prends pas soin de ma peau dans un hammam aux senteurs d'eucalyptus, si je ne m'ouvre pas l'esprit par des romans contemporains, des palabres entre amis, si je ne me laisse pas aller à un peu de gourmandise en savourant au soleil d'une terrasse une délicieuse crêpe amande chocolat...

Et bien les Z'amis!

Non seulement mon séjour en Bretagne sera d'une terrible fadeur, d'une probable inutilité, non seulement je risque de devenir une femme un brin amère, pas mal frustrée, mais surtout le jour où je croiserais  le chemin du dit Chéri,

ben... il remarquera même pas mon existence!

Tellement je ressemblerais à une pauvre pomme toute aigrie, toute flétrie...

Alors Pitié!

Laissez moi faire ma Paresseuse!

Me vautrer dans le RIEN,

Me concentrer sur mon PLAISIR,

Me régaler de ce NEANT...

Parce que les gars! moi ce que je voudrais pas!

C'est ressembler à un dame aux camélias

Prématurément fânée

Le jour où je rencontrerais

L'être aimé...

petite dédicace de ces volets bleus à Miss Didine, cliquer sur son nom pour la lire ;-)

 

Ps: pensée amicale à Véro et Nath que j'ai eu le plaisir de retrouver durant ce séjour,

Bisous les filles!

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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