Dimanche 26 novembre 2006

 

* photo emprumtée chez Darkmarg

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chouette fille, ça changera un peu des mecs. Il s’agit d’Ancat et de notre expérience complice sur le net. Déjà une petite précision de vocabulaire (non parce que les lecteurs perfides, moi je m’en méfie):complice ne signifie pas sexuelle ok? Ne voyez donc pas là un soudain revirement de cuti de ma part. Et non ! Elle et moi les sites de rencontre on connaît assez bien, on en parle même souvent. D’où cette idée de post commun. Cette envie de partager avec vous un peu notre ressenti. Régulièrement on se raconte nos petites mésaventures, nos joies, nos peines. On se moque des lascars, on s’offre des débriefs ponctués de fous rires. On endosse tour à tour l’habit de coach, celui de clown, de psychologue ou encore d’expert-conseil en relecture de mail.

Alors ma copine Maylis elle me dit : tu veux qu’on écrive ensemble sur le vaste sujet des meetic rencontres ? On est là toutes les deux assises sur nos canapés respectifs, à se dire nos espoirs ou à se remonter le moral, tout en trifouillant machinalement les petits bouts de cœur éparpillés à côté de nous. Et ça fait souvent vachement du bien, même après la pire des rencontres, en parler soulage, on se sent d’un coup moins seule. Mais aussi, dans l’enthousiasme inhérent à nos natures impulsives, pouvoir calmer l’autre, attention ça veut pas dire la refroidir non plus ! Juste parfois ajouter un bémol sur une portée qui va trop vite. Bon on peut dire que tout ça s’appelle un échange non ? Et bien sûr qu’on rigole aussi parce qu’il y a rien de tel qu’un bon vieux rire bien franc pour se sentir vivante. Et une complicité terrible !

Avec le temps on s’est découvert quelques points communs. Celui entre autres de traîner nos guêtres sur le site mythique. Avec une alternance assez constante d’espoirs de déboires et de désespoirs. Avec cette même personnalité à la fois naïve et spontanée. Une nature fleur bleue et plutôt brave fille (attention ! à ne pas confondre avec « grosse dinde »). Un sens de l’humour qui nous est propre et une faculté à toujours rebondir, même du pire. Bref ! On partage ce même goût pour la solidarité féminine et cette spécialité psychoculinaire très particulière : le soufflé émotionnel. Vous connaissez ? Celui qui monte super vite super haut, et redescend tout aussi vite tout aussi bas. S’enthousiasmer au 1er rendez-vous, vous savez le truc limite grimpage de rideau. Puis pleurnicher ensuite comme des madeleines entre deux grignotages de chocolat (ou trois verres de vin c’est selon) dès le 1er accroc, le 1er silence, le 1er signe d’évitement, le moindre relâchement ou retard de nouvelles.

Non parce que ce qu’il faut que vous compreniez, c’est qu’il n’y a pas que Lorie qui a besoin « d’amour de bisous de câlins, moi j’en veux tous les jours oooouuuuuurrr ». Nous aussi on a drôlement besoin d’être aimées, rassurées, chouchoutées, embrassées, désirées, appelées, choyées. Ce qui ne nous empêche pas de nous débrouiller par ailleurs très bien toutes seules. Alors un jour on s’inscrit sur un site, comme ça sur un coup de tête ! Histoire de rencontrer un mec, de donner un petit coup de pied au cul à notre destin. Et là ! Bonjour les déconvenues ! Pour dénicher une pépite dans cette immense jungle, mieux vaut s’armer de patience. Mais aussi d’humour, de persévérance, d’un sens aigu de l’observation, de blindage. Ne pas être trop fragile mais plutôt consciente de sa valeur. Et ne plus s’étonner de rien, ce qui en soi est un bien triste constat.

Il advint, par un jour de grand vent, que désœuvrées et solitaires, nous sommes allées nous inscrire sur un site de rencontres. De rencontres masculines je précise, parce que nous ne cherchons pas des amis, des copains ou des exutoires ! Non ! Nous cherchons l’âme sœur, n’ayons pas peur des mots. Nous avons envie de rencontrer celui avec qui une tendre complicité et accessoirement (enfin pas tant que ça !) une sexualité torride va pouvoir s’épanouir. Inscription en 3 clics et roule ma poule ! Seulement on a oublié de nous dire d’attacher notre ceinture, et plutôt deux fois qu’une parce que les accidents sont fréquents ! Au début nous gambadons allègrement dans cette prairie de profils, innocemment même, nous faisant alpaguer par les nombreux requins qui nagent dans ces eaux troubles. On s’affole vite, très vite, trop vite, notre petit cœur encore à peu près entier se met à battre souvent, pour un mot gentil, que voulez-vous ? Il espère lui, il est venu pour ça… le désenchantement pointe son nez, on pleure, une heure, un jour, deux peut-être (après ça suffit hein !) et aussi sec on peut recommencer sa quête (le premier qui parle de chasse je le bouffe ), faire naître un nouvel espoir aussi vite déçu et ainsi de suite.

Ensuite vient le temps du break, il faut ! C’est vital, on a besoin de temps pour réfléchir et puis pour cicatriser. Certes les hommes qui hantent ces sites ne sont pas tous des goujats, au même titre que les filles ne sont pas toutes d’incurables romantiques, mais la proportion y est néanmoins élevée ! Ca fait des mois qu’on regarde, qu’on discute, qu’on rencontre des gens, que certains même passent un peu plus d’une nuit avec nous et cest là qu’arrive l’insupportable. J’ai nommé : le silence radio.

Parce que des meetic boys potentiellement abordables, il y en a des milliers. D’ailleurs ils sont plutôt avenants. Ils veulent bien nous causer, nous dire des choses gentilles, nous charmer, nous épater par leur maîtrise de la drague virtuelle, nous faire rire, voir même nous rencontrer. Jusque là c’est assez easy. Décrocher un rencard franchement c’est pas compliqué. C’est après que ça se corse. Non parce qu’il faut savoir que Mr Meetic n’a pas prévu de SAV de la rencontre. Sinon le pauvre ! Il serait débordé ! Le charmant de la veille, celui qui nous contait les yeux dans les yeux combien on était belle, combien il sentait un truc un peu rare, une envie irrépressible de nous embrasser, celui-là même qui nous prenait la main, nous dévorait de son regard ardant en promettant de se revoir…. Et bien le lendemain le gars, on ne sait pas pourquoi ? (Et ça les filles acceptez l’idée qu’on ne le saura probablement jamais), croisé sur la toile il nous salue même pas !

Et oui ! Il nous zappe allégrement de manière totalement éhontée. Il oublie ses bonnes manières, a déjà oublié notre prénom, en a déjà choisi une autre pour belle. Il fait genre « ah bon tu m’as envoyé un chat ? Ah ben sorry j’avais pas vu… » Ben ouais ! Pas de bol, il est en plus atteint de cécité! Et c’est là qu’intervient le grand tournant du baptême. Cette étape particulièrement cruciale entre copines où l’on va décider que de « chéri virtuel » il deviendra « gros connard bien réel ». Les plus gratinés d’entre eux (en fait les plus lâches) auront même le droit à une rallonge, sorte de titre de noblesse : « gros connard sans couilles ».

Ah! La catégorie pas de couilles, bon allez, admettons que sur le tas, il y en ait un qui soit vraiment mort, mais euh.. non ! S’il était mort il ne serait pas connecté ou il a filé son password à un copain, ça arrive aussi ça ! Alors nous on écrit un petit mot gentil, mine de rien, pour prendre des nouvelles parce qu’on a vu que le gars il est connecté, et puis il ne répond pas… Bon après chacun fait comme il peut, moi je ne suis pas très patiente, j’ai vite fait de m’énerver, de tempêter, de menacer ! Mais rien ne vient, je pense que cette catégorie a mis au point une tactique qui a fait ses preuves ! Ca s’appelle : le combat cessa faute de combattants ! Bravo pour le courage ! Pourquoi nous laisser nous énerver plutôt que de nous dire franchement que ça va pas être possible ? Quoi ? Nous, nous le disons bien , nous l’avons bien dit des dizaines de fois, avec délicatesse et en essayant de ne pas froisser la personne (sauf quand on nous demande cash si on veut baiser parce que là, hein bon….). Mais ces messieurs (si tant est qu’ils méritent ce titre) ont une propension remarquable à faire le mort. Peut être qu’ils bichent le fait qu’on soit un peu accro ? Ou peut-être se moquent-ils de nous ? Ca doit bien exister les filles psychopathes mais ça doit quand même être plutôt rare, alors ils savent bien qu’au bout de quelques messages sans réponse on va laisser tomber, parce que on n’a pas non plus que ça à faire de s’accrocher à du silence.

Et là, chers lecteurs masculins, on aimerait bien que vous nous expliquiez un petit truc: pourquoi est-ce si difficile pour vous de taper sur votre clavier ces quelques mots ?
"Dsl notre rencontre restera sans suite parce que,
1) j’suis pas prêt,
2) j’ai rencontré quelqu’un
3) tout bien réfléchi je préfère les blondes
4) j’ai envie de m’amuser
5) tu comprends mon chien a la varicelle, mon grand-père un rhume de cerveau et ma mère une grosse gastro …"

Le plus surprenant c’est ceux qui reviennent des mois après, comme si de rien n’était, salut ! tu vas bien ? Euhhhh ? Excusez-moi, vous pouvez me rappeler votre nom ? Ah mais tu ne te souviens pas ? Et là, on se fait insulter brutalement, mais notre deuxième prénom n’est pas Pénélope, en auriez-vous douté ? Nous sommes passées à autre chose, pendant que Monsieur batifolait au gré du catalogue pour se rendre compte ensuite que finalement, avec celle-là, il y avait peut-être quelque chose de possible. Trop tard!

Bref ! Dites nous n’importe quoi, mais dites nous quelque chose ! Le silence, le doute, les hypothèses à la con, la remise en cause, l’attente tout ça engendre une fatigue inutile pour l’esprit dont on se passerait volontiers. Alors nous on s’adapte, plutôt mal que bien. Parce qu’on a encore envie de croire en l’amour. Mais surtout on a de plus en plus de mal à se laisser aller. A rêver, à s’enflammer, à s’enthousiasmer, à se lâcher. On devient soudain soupçonneuse, on guette, on se méfie. On se met même à surveiller. A chaque fois on se prend un petit coup de canif du côté du cœur. Notre capital confiance est de plus en plus écorné. Alors please ! Soyez un peu plus courageux, plus clairs, plus francs, plus vrais. Ce n’est pas si compliqué si ? Sérieux ! Tout le monde s’en porterait mieux ! Que votre sincérité ait une durée de vie limitée (sur le net maxi 48h) pas de souci ! Mais au moins prévenez nous. Ou encore mieux : dans le doute, si vous n’êtes pas sûr de votre attirance, abstenez vous.

Alors oui, nous ne perdons pas espoir, c’est vrai, mais les égratignures se referment de plus en plus lentement, nous devenons soupçonneuses, voire ironiques, au pire cyniques. Au risque de laisser passer le « bon », dégoûté par tant de manque de confiance. Mais non ! Le « bon » saura nous redonner confiance justement, ça va pas être facile mais notre spontanéité nous sauvera ! Naviguer sur ces sites n’est pas forcément synonyme de naufrage, nous y avons aussi fait de belles rencontres, mais ce qui est certain, c’est qu’il faut mieux avoir le pied marin

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 19 novembre 2006

- un vendredi soir de novembre :

Les posts se suivent et ne se ressemblent pas... Cette semaine, qui avait si bien commencé, se termine sur une note de tristesse. Mais commençons déjà par le début... Histoire de vous expliquer les péripéties de Miss Pas-De-Bol.

Vous vous souvenez de mon dernier texte? Je vous expliquais qu'à force de plans loose, j'allais renoncer à Meetic et probablement poursuivre mon break. Et bien ce soir là j'étais même prête à aller plus loin, je pensais carrément supprimer ma fiche. Je vais donc sur le site et là! Paf! Petit flash visuel. Je tombe sous le charme d'un sourire. Celui d'un nouveau venu, inscrit la veille. Les petits nouveaux moi j'aime bien. Ils sont plein d'enthousiasme d'espoir et de candeur, n'ont pas encore eu le temps d'être formatés. En l'occurence celui ci était de province. Qu'à cela ne tienne! Je lui fais un coucou de bienvenue, il me répond sans attendre. J'apprends rapidement qu'il est en mission pour 15 jours à Paris. Bingo!

Mais qui est donc ce novice? Mister Mirabelles, 38 ans, séparé. Souriant et intéressant, impliqué dans le chat, jamais lourd, plutôt du genre gentleman qui s'intéresse vraiment à toi. Je vous épargne les détails mais disons que l'échange durera jusque tard et se terminera par un coup de fil prometteur. On prend rendez vous pour le lendemain. 19h dans le marais. Dans la journée j'y pense à peine. Tout est allé tellement vite qu'il n'y a guère de place pour le fantasme ni pour une quelconque attente. A l'heure dite, le feeling est immédiat. Tout se passe de manière naturelle.

On a des choses à se raconter, il sait écouter. Dans la rue nos corps sans cesse se frôlent sans que l'on puisse les contrôler. Il m'invite pour un verre puis à dîner. Ses manières sont élégantes. Il est calme, doux, attentionné et intelligent. Plus tard dans la soirée il se montre également très tendre. Nous échangeons notre 1er baiser au pied de Notre Dame. Balade romantique dans un Paris vide et froid. Il me dit qu'il est agréablement surpris par cette soirée. Qu'il se sent bien, que je lui plais. Il paraît même que je suis ravissante. Bon! Je ne vous cache pas que c'est pas désagréable à entendre. Il est stupéfait d'entendre l'énoncé de mes mythiques mésaventures. C'est un homme mature, sérieux, respectueux, qui a du savoir-vivre. C'est en tous cas l'impression qu'il me fait. Nous prévoyons de nous revoir rapidement, notamment au cours de ce week'end.

On se quitte très tendrement sur le quai du métro. Il m'envoie la nuit même un texto. Hier aussi, ainsi qu'un appel. Pour une fois je suis gâtée. Je n'ai pas à m'angoisser devant mon portable. On doit se voir ce soir à 20h...

Sauf que voilà, ce serait sans doute trop simple, trop beau. A priori la série des plans galères n'est pas terminée. Pourtant a priori Mister Mirabelles n'est pas un tocard. Là encore vraiment pas de chance: cette nuit il a eu un accident de la route. Trois tonneaux. Transféré en ambulance cet après-midi en Province. Notre rendez-vous est donc de fait annulé.

Et là d'un coup... Le lecteur intelligent que vous êtes vient de comprendre (non parce que quand même je fais confiance à votre vivacité d'esprit ainsi qu'à votre formidable mémoire) comment de "Queen of the loose" je viens de me transformer en "Miss Pas-De-Bol". Et non! Vraiment pas de chance sur ce coup là! Un peu triste, un chouilla déçue, pas mal frustrée. Les optimistes diront sans doute "Bah! ce n'est que partie remise, la province c'est pas le bout du monde". Et les pessimistes :"Et oui! Meetic quoiqu'il arrive ça marche jamais, arrêtes de rêver ma belle!".

Et moi je les laisserais causer.... Parce que ce ptit gars là, je n’ai pas eu l'impression de le rencontrer sur Meetic tellement tout semblait naturel. Qu'on se revoit ou pas, je reste persuadée que c'est un mec bien. C'est juste que c'était pas notre soir...C'est vraiment pas de bol!

- le samedi soir suivant :

Je rentre assez tard et me connecte sur The site. Là encore Mister Mirabelles est en ligne. Accidenté la veille, ça va, il perd pas de temps ! Ca m'agace. Je lui envoie un mail. A la fois très ouvert et interrogatif. Plus tard dans la soirée il prend le temps de me répondre longuement. Joli effort de sa part vu les circonstances! J'ai pensé à un moment vous livrer un copié-collé de sa missive... Puis je me suis dit que ce ne serait pas une bonne idée. Une initiative qu'il n'apprécierait sans doute pas. Alors en gros je vous la résume: il va pas trop mal mais pas si bien que ça, il souffre. Il a passé avec moi un "mardi charmant et exquis", est "convaincu que notre rdv sera reconduit", est blessé que j'ai pu penser qu'il pouvait éventuellement m'avoir déjà zappée. Certes il comprend que j'ai un passif pas évident sur le net, mais ne se reconnaît pas dans ces comportements là. Est semble t-il vexé que je puisse l'y associer.

Voilà! Du coup je me suis couchée hier beaucoup plus rassurée. J'ai pu partager sur Msn en live avec ma chère Ancat cette bonne nouvelle. Nous sommes tombées d'accord pour ne pas le rebaptiser trop vite de "gros connard sans couille" (Hey Les gars! On reste calme! Convenez que votre lâcheté en la matière est assez légendaire). Nous lui laissons donc généreusement le bénéfice du doute. Ce midi je lui ai passé un petit coup de fil pour m'enquérir de sa santé. On garde le contact, je lui laisse le temps de se rétablir. On verra bien... Je suis certes rassurée, je ne me suis pas trop trompée, c'est un mec correct. Suffisamment rare dans le virtuel pour être souligné. Après faut voir... Il a des choses bien plus graves à régler pour le moment. On se connaît si peu..... On habite si loin.... On a certes passé une charmante soirée, c'était tendre, doux et romantique. Mais on n'a pas hyper flashé non plus. En tous cas ce n'est pas mon impression. Sans doute trop tôt pour le dire....

- une semaine plus tard :

Mister Mirabelles est toujours régulièrement connecté sur le site mais ses belles paroles se sont révélées aussi profondes et sincères qu’un courrant d’air. Il ne m’a pas donné de nouvelles depuis, s’est contenté de répondre laconiquement à mes chats et sms. Je lui ai envoyé un mail disant qu’établir un semblant de contact ne ressemblait à rien, qu’on était suffisamment adultes pour se dire les choses, que si on ne se revoyait pas ce ne serait pas un drame, c’est juste la vie. Il m’a répondu par…. Un sublime silence!

Voilà ! Dans la série loose et pas de bol, le récit de mes péripéties…

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
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Vendredi 10 novembre 2006
Vous connaissez la queen of the loose? Et bien c'est moi! Pas dans tous les domaines, je vous rassure... Dans ma vie professionnelle, sociale, amicale, familiale, tout va pour le mieux en ce moment. Je ne me suis jamais sentie autant en accord avec moi même, le moral aussi stable, énergique, zen et punchy. Et pour ceux qui me connaissent bien, c'est une agréable surprise. Fut un temps pas si éloigné que ça où je psychotais à max, où j'angoissais à l'idée de passer un week'end seule, où je me plaignais beaucoup, où la perspective de rester célibataire m'effrayait. Dieu merci, cette période de turbulences est révolue. Hier j'ai même fait un premier pas concret vers la réalisation de mon projet. J'ai mis du temps, j'ai tergiversé, j'ai sollicité l'avis de mes proches mais ça y est!
 
J'ai bien aimé cette pensée de Florian Zeller (beaucoup moins son bouquin, la fascination du pire): "L'idée de pouvoir résumer l'ensemble de l'autre sexe à une seule personne fait doucement sourire: nous savons désormais que la liberté des moeurs et l'exacerbation des désirs qui caractérisent l'époque moderne viennent facilement à bout de l'innocence et de la capacité d'illusions. Il faut désormais convenir qu'un couple n'a aucune chance de ne pas se dissoudre un jour". Pessimiste? Réaliste? Selon moi plutôt lucide.
 
Certains lecteurs ont parfois l'air de me trouver bien exigeante. Là dessus, juste une précision: je ne vise pas la beauté mais le charme, nuance! Un mec, une gueule, une allure, une personnalité. J'ai conscience de ne pas être un top model, loin de la. En dehors de mes yeux verts, je pense être assez quelconque. Je ne vise donc pas les bombes. De là à brancher des thons... C'est tout de même important de se sentir potentiellement attirée par un homme. Sinon la suite risque carrément de se compliquer. Or dans mes récents contacts sur meetic je n'ai vraiment pas eu de bol. Il ne se passait pas grand chose au moment du face to face. Malaise, blancs, silences, gêne. Globalement pourtant des mecs qui avaient du charme. Ou alors tout le contraire... L'impression qu'il y a un truc peu ordinaire, un feeling, une alchimie possible... Et paf! Le mec ne rappelle pas. Si c'est pas de la loose ça! Et encore je vous épargne les tentatives de chat initiées par ma petite personne restées lettre morte. Faut dire que je ne cache pas que j'ai des rondeurs. Cela ne sert à rien de mentir par omission, la confrontation au réel est de toutes façons une épreuve de vérité. Peut être que pour certains une femme pulpeuse leur pose problème? Parce que 1990 visites sur ma fiche en deux mois d'inscription ça en fait des mecs potentiellement intéressés tout de même! Mais non, peanuts! Alone in my bed!
 

Alors je vais continuer mon petit break. Pour le moment, je trouve qu'il me réussit plutôt bien. Je reviendrais sans doute sur ce site mythique mais seulement lorsque j'aurais pris le recul nécessaire pour plus qu'il ne m'atteigne. Uniquement pour le plaisir, pour le délire, pour du désir. Je vais attendre que la scoumoune s'éloigne un peu. Non parce que ce déguisement de Queen of the loose franchement je l'aime pas!

par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
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Vendredi 3 novembre 2006
Déjà le samedi c'est souvent rituel coups de fil. Tout le monde se manifeste, prend des nouvelles, raconte les anecdotes de la semaine. Ensuite j'ai eu la surprise d'un appel d'un meetic boy avec qui les choses avaient plutôt mal démarré. Appelons le charmant métis. Il voulait sans doute se rattraper. Etant de passage à Paris, il souhaitait m'inviter à prendre un verre. J'ai beaucoup hésité. Faut dire que celui là je l'avais carrément zappé! Bon! Après je reste une faible femme en manque de tendresse et d'affection qui aimerait bien dans l'absolu construire quelque chose de beau. Alors j'ai fini par céder... J'ai dit "OUI!". Et vous savez quoi? Et bien je n'ai pas regretté! Et surtout pas vu les heures défiler. Il me plaît, c'est clair. Physiquement c'est tout à fait mon style. Au niveau de sa personnalité, ce n’est certes pas un intello. Mais il est simple, spontané, décontracté. Il a de l'humour allié à un bon sens de la répartie. On doit se revoir, probablement en milieu de semaine prochaine. Je n'en dirais pas plus. A force de faire ici le récit de rencontres classées sans suite, j'ai l'impression de donner une image de galère woman de l'amour. Or rien dans mon tempérament ne me prédispose à la loose. Je vous propose donc ce petit deal: si je le revois, je vous en reparle plus longuement. Sinon il s'évaporera dans les annales de ce blog sans accéder à la postérité. Tant pis pour lui!
 
(……)
 
Quelques jours plus tard, genre une semaine :
 
Oui je sais... ça fait plusieurs jours que je n'ai pas écrit. Le temps file super vite sans pour autant qu'il se passe des trucs exceptionnels. Vous devez vous dire: "Quelle petite veinarde cette Maylis! J'suis sûr qu'elle est tombée grave amoureuse de charmant métis, elle vit une folle passion qui lui mange tout son temps". Ben pas du tout! Grrrr! Là encore pétard mouillé, point de feu d'artifice. Le roi de la galère, du plan foireux et du bonimenteur... à croire que j'ai pris un abonnement! Je vous passe les détails, franchement aucun intérêt. On s'est appelé, il était ravi, plein d’enthousiasme et de jolis compliments. On devait se revoir rapidement… Vous savez quoi ? Ben j'attends toujours... Il a des soucis de fric, de garde d'enfants, de boulot et je ne sais quoi encore. Bref! Emballé c'est pesé, on passe à autre chose...
 
Voilà déjà deux mois que je suis revenue sur ce fichu site et vraiment! le bilan n'est pas terrible.
 
Hier soir j'ai vu les copines. Pot en terrasse, non parce qu'il faisait doux et beau sur la capitale. Puis ciné pour clore la soirée. On a vu "La californie" avec Roschdy Zem, Nathalie Baye et Ludivine Sagnier. Très bons numéros d'acteurs, histoire un peu étrange mais intéressante. Donc comme souvent on papote entre filles, genre "au fait côté coeur tu en es où?". Carole est plus optimiste que moi. Elle trouve que le fait de rencontrer régulièrement des mecs sur meetic me met dans un rythme dynamique et positif, en situation de séduction et évite que je reste passive face au truc. Moi j'suis déjà plus sceptique. Sur 6 rencontres effectives, franchement j'en retiens pas grand chose. Lassitude, découragement, saturation, estime de soi malmenée, énervement, manque de franchise et d'authenticité, doutes sont plutot les mots qui me viennent spontanément à l'esprit. Vous imaginez le tableau! C'est guère reluisant. En même temps Little Sister me rappelle que pour trouver THE pépite il faut être drôlement persévérant. Elle n'a pas tort... Donc voilà! Pour le moment, je vais faire un break. Y repenser, m'en détacher, me protéger et laisser un peu venir... De toutes façons cette semaine je ne vais concrètement pas avoir le temps de m'y consacrer. Coté professionnel je termine de plus en plus tard. Cette semaine, je reçois mes nièces à la maison. Deux adorables puces de 3 et 6 ans débordantes d'énergie qui vont bien m'occuper.
 
Vous voyez, c'est comme je disais: pas le temps! Ca tombe plutôt bien parce que pas l'envie non plus. Bon à part ça j'ai la pêche, faut pas croire! Si si! Je ne me laisse pas abattre.
 
par Maylis publié dans : Meetic Life, entre joies et galères
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