Et oui! Ca fait longtemps que vous n'avez pas eu de mes nouvelles! La vie et son lot quotidien d'événements nous dévore, le temps file, la
tête fourmille de mille et une pensées, l'envie d'écrire est moins là... Le virtuel est moins présent dans ma vie. J'ai été très occupée par un projet personnel. Par
conséquent passé moins de temps devant mon Pc. Et croyez moi! Je m'en porte pas plus mal! Bon là j'ai tout de même ressenti le désir de revenir vous retrouver, échanger sur mes dernières
péripéties. Puisque bien sûr! Même si un mince espoir est toujours là quelque part tapi au fond de moi, la réalité meeticienne rend les histoires toujours aussi
complexes. C'est terriblement difficile de construire sur du long terme...
Avant j'étais assez fière de mon "record" de longévité sur internet, à savoir deux histoires d'une durée d'un an chacune. Là je suis effarée de mes derniers "non records": en gros entre
1 à 2 mois pour les plus aboutis! Pffff! J'vous jure, c'est décourageant! Surtout qu'à chaque impasse, on se remet en question, on essaye de comprendre, de réfléchir à ce qui a pu clocher, à
ce que l'on a pu induire... On fait des pauses pour tenter ensuite de mieux rebondir. Bref! Assez déstabilisant tout ça... Assez coûteux aussi, le prix de quelques séances chez le psy.
C'est clair qu'il y a des trucs sur lesquels je dois travailler: mon impatience, ma gestion des émotions, mon impulsivité, parfois mon emballement. Cet état particulier aussi du début où
l'on est partagé entre l'envie d'y croire et la défiance. Mais tout de même! Avouez que le meetic boy est un être complexe et instable, au comportement souvent déroutant... Ou alors c'est
moi qui suis abonnée aux lascars, aux badboys, aux bipolaires, aux acteurs oscarisés. Auquel cas je dois sérieusement réfléchir à la question suivante: "pourquoi je les
attire?"
Pour illustrer mon propos, le dernier en date:
Un ptit black bien charmant, rencontré à la fin du mois d'octobre. Premier rendez-vous sympa, on se découvre plein d'affinités, discussion fluide et détendue. Côté caractère, ça colle du tonnerre, on est du même signe. Physiquement il m'attire moyennement, c'est pas vraiment mon style d'homme, mais j'me dis "pourquoi pas?". On se revoit une dizaine de jours plus tard. Coté attirance, c'est déjà mieux. Balade le long de la Seine, expo photo, restau, puis thé chez moi pour se réchauffer. Là, of course! ça bascule vers une atmosphère plus sensuelle. Belle surprise coté intimité, ça se passe super bien! Il reste dormir à la maison, repart au matin très tendre et semble t-il sous le charme. Moi j'sais pas encore quoi penser, mais plutôt contente de cette deuxième rencontre. Les jours qui suivent, je reçois des textos super enthousiastes, des mots doux, avec une impatience manifeste de me revoir. Je commence à être conquise... Ces petites attentions et nos conversations téléphoniques me touchent. J'ai l'impression d'une relation naturelle et spontanée, où l'on serait en harmonie. C'est la pleine période de grève: il habite la banlieue et travaille sur Paris, je lui propose de l'héberger. On va donc se voir 3 fois en 8 jours, un record pour un début de relation. Merci la RATP! Tout se présente pour le mieux: je commence à me lâcher, à faire un peu confiance, à y croire un peu aussi. L'esprit léger, je flotte sur mon petit nuage.
Et puis vlan! Patatra! Sans que je puisse me l'expliquer (et lui non plus d'ailleurs!), il y a environ 15 jours, les contacts se font moins réguliers. Il est tout à coup moins dispo, plus occupé, moins spontané. On se voit peu, il peut passer 4 jours sans donner de nouvelles. Lorsque je m'en étonne, il me dis que je fais "ma caliméro". Et voilà! On commence à se prendre la tête. A moins se comprendre, à moins communiquer. J'ai le sentiment que la relation glisse imperceptiblement pour lui exclusivement vers du sensuel. Bien qu'il s'en défende. Jusqu'à ce qu'elle s'enlise pour finalement quasi disparaître... Là c'est clairement parti en freestyle. Après quelques échanges de sms peu chaleureux, plus aucune nouvelle. Nada! Affaire classée. Vous savez, style "je laisse pourrir la situation et fais le mort", ou encore "la combat cessa faute de combattant": technique de largage bien connue.
Ce qui m'interroge toujours et me rends extrêmement perplexe, c'est ce coté expert culinaire du meetic boy: tel un soufflé au fromage, il monte très vite très haut, enflammé au contact de notre petite personne. Du coup, nous on baisse la garde et là! Pof! Big flop! le truc retombe sans que tu comprennes pourquoi. Bon après, on aime bien psychoter nous les nanas, alors on formule tout un tas d'hypothèses: il s'est lassé, il a moins envie, il s'est senti en terrain conquis, il a rencontré une plus belle/plus sexy, il nous a baratiné, seul le sexe et l'idée de la conquête le font vibrer, il ne sait pas ce qu'il veut, ses propres élans lui ont fait peur, etc... Bon! De toutes façons c'est inutile de se prendre le chou: il y a sans doute là rien à comprendre. Si explication il y a, seul lui pourrait te la donner. Et comme il t'évite... Il ne te reste plus qu'à l'oublier!
Ce n'est pas la première fois que je vis ce genre d'histoires. Cela m'interroge, me déstabilise et par moments me fragilise. Heureusement jamais longtemps. Je rebondis rapidement. Je serais heureuse de connaître votre point de vue et réactions...
Bon week'end à vous, à bientôt!
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