Le temps des vacances n'est pas le temps de l'internet...
J'apprécie le soleil, l'air pur, le calme, ce repos tant attendu. Je savoure les promenades sur la plage, la mer, les temps en famille et entre amis...
Pas question de rester scotchée des heures devant un écran! Toutefois écrire est devenu une habitude, un plaisir quasi quotidien, cela fait trois jours que j'ai quitté Paris et déjà l'exercice me manque... Alors je peux y consacrer une heure, j'ai pris des notes dans un carnet, ça me permet d'aller plus vite... et c'est un plaisir de vous retrouver!
Le cyber est tranquille, les conditions favorables.
Je vous propose le Ptit Marseillais, épisode 3, la mini saga de l'hiver relevée aux herbes de provence et du soleil méditerranéen. La suite et l'épilogue seront pour une autre fois, la dernière fois, promis!
Nous en étions restés à la ballade à Callelongue, avec en perspective un projet d'escapade à Cassis.
Ptit Marseillais passe le lendemain midi me prendre en moto, et oui! c'est un galant et gentilhomme! Je m'installe confortablement derrière lui et nous voilà partis, direction les Calanques. Nous prenons l'autoroute, le vent soulève mes cheveux et le tee-shirt, l'air est doux, agréable sensation de vitesse et de liberté. Les virages nous obligent à harmoniser nos mouvements, simple histoire d'équilibre, impression fugitive de symbiose et de rapprochement troublant des corps...
Nous approchons Cassis, prenons à droite bien avant le port, empruntons des chemins de campagne à travers vignes et pinède. Je me remplis les poumons de l'odeur de la Provence, écoute le chant des cigales, ouvre grand les yeux sur ce superbe paysage, qu'il est bon d'être en vacances, dans des lieux qui me sont si peu familiers. Enfin arrivés, mon ptit motard me guide jusqu'au bord de mer, dans un coin un peu reculé, sorte de grande pierre blanche et plate plantée au bord de la Méditerranée. Nous nous allongeons à quelques mètres des flots, le ciel est bleu azur, il fait bon, moment paisible à deux, où l'on ne pense à rien, où l'on est juste bien...
Etendue ainsi, j'adore sentir la chaleur du soleil sur ma peau, humer l'odeur des embruns, écouter les vagues s'écraser contre la roche... Ptit Marseillais est juste là, près de moi.... Il ne fait rien,se détend, semble apprécier le moment...
Je ne prends pas l'initiative d'un baiser même si j'en meurs d'envie, je préfère laisser les choses se faire, laisser le désir peu à peu nous gagner. Savourer cet instant de plénitude et de simplicité me suffit.... Lorsqu'enfin! il se décide à m'embrasser, un baiser très tendre et très doux qui se fait progressivement plus fougueux et sauvage. La tête me tourne, c'est intense et fort, les caresses se font plus précises... C'est chaud, c'est bon, c'est un moment de pur bonheur, rien d'autre ne compte que nous deux et ce plaisir qui nous envahit.
La présence à proximité de quelques baigneurs et adeptes de la bronzette dominicale a probablement freiné nos pulsions, sinon je crois bien que l'on aurait fait l'amour là, sur cette roche blanche, avec la mer pour seul spectateur tellement le désir et l'excitation étaient à leur apogée...
Le vent commence à se lever, l'air à se raffraîchir, il est plus de 18h... Nous remballons nos affaires et rentrons sur Marseille. Après un dîner dans un vietnamien de quartier, "mon fiancé de l'été" m'invite pour un verre chez lui. Je découvre ainsi sa garçonnière, il me fait visiter les lieux, met en sourdine une petite musique soul très agréable. Alors que nous savourons un ptit rosé de Bandol, nous parlons, nous découvrons plus encore, apprenons à nous connaître. Je suis impressionnée par son incroyable maturité, 30 ans à peine! par sa sensibilité, sa générosité, son enthousiasme, sa simplicité et sa gentillesse.
Mais très vite les gestes reprennent le pouvoir sur la parole et nous entraînent vers la pénombre de la chambre. Cette nuit là, nous dormons peu...
Ptit Marseillais se révèle être un homme extrêmement sensuel et attentionné. C'est un amant tendre et viril à la fois, qui dévore goulument et avec volupté chaque infime parcelle de mon corps. Il sent bon, il est doux, aucune gêne entre nous, juste le plaisir d'être ensemble. Tout paraît simple, naturel et spontané...
Sa jeune étudiante et mon torturé Girl's Collector sont à cet instant précis presque oubliés, même si leur ombre planent encore... A plusieurs reprises, nous nous levons pour observer les lumières de la ville, lui pour allumer une cigarette. A chaque fois, il arrive derrière moi et me prend par surprise dans ses bras, m'enlace tendrement. Je m'y sens bien, à l'abri des tumultes et des souffrances passées, je m'y sens en sécurité, pleinement rassurée...
Au petit matin, Ptit Marseillais me raccompagne, on est mardi, il doit partir travailler. Les yeux encore ensommeillés, l'esprit ailleurs, des cernes au coin de l'oeil, il me laisse devant la grille d'Elisa et me dépose un délicieux baiser en guise d'aurevoir.
Il est très en retard, il doit partir bosser...
Moi, plus chanceuse et paresseuse, je retourner me coucher et doucement rêvasser.
Dans exactement 24h, je vais devoir rentrer sur Paris, mais pour le moment, je préfère ne pas y penser...
Suite et Epilogue pour très bientôt ;-)
En attendant je vous souhaite un très bon week-end, en espérant qu'il sera aussi ensoleillé que le mien. Je repasserai poster en début de semaine et rentre sur Paris mercredi soir, très tard.
Bisous à tous!
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