Cela fait un bail que je n’ai pas écrit sur le sujet. Ayant réactivé ma fiche au mois de juin, voici quelques impressions très personnelles. Alors ???? Sous le soleil de Meetic????
Ben…. Nothing new! Après ma dernière «séparation» (au bout de 2 mois d’une vague histoire, peut on d’ailleurs vraiment parler de séparation ?) je me suis remise « sur le marché », comme me l’a
joliment fait remarquer un jeune amant d’un après midi pluvieux. Perso je n’ai jamais abordé ce site comme un marché, encore moins comme un hypermarché mais bon ! Alors quoi de neuf me direz
vous? Rien! Absolument rien! C’est même à mon goût encore moins bien qu’avant, assez vite lassant. Sans doute parce que pas mal de désillusions sont passées par là, que j’y ai perdu une certaine
forme d’enthousiasme et de naïveté. Meetic c’est un peu comme si vous retrouviez de vagues connaissances aperçues un an plus tôt à une soirée : ils sont tous là, immuables. Mêmes
looks, parfois mêmes discussions à la con, mêmes envies urgentes d’harponner. A quelques exceptions près. C'est d'ailleurs pour celles là que l'on revient.
Un truc toutefois que je remarque : les Mister TOP (Toute Options Possibles) sont légion. Non mais vraiment ! Ils me font toujours autant marrer ces dragueurs post modernes. Se
targuant de motivations «essentiellement amicales», ne voulant pas se mouiller, sans doute au cas où la nana aurait la tronche de travers, ils veulent coûte que coûte vous proposer le verre de
l’amitié. Mais drôlement adaptables, ils précisent tout de même ne pas être obtus ni contre une relation «si il y a le feeling», ou encore mieux «si je tombe amoureux». Vous vous retrouvez deux
heures plus tard intronisée bonne copine de l'année…. Nue allongée dans leur lit, le coca light à peine avalé. Y a un truc qui me turlupine dans cette conception très singulière de l’amitié.
J'sais pas pour vous mais moi mes potes a priori je couche pas avec… Mais bon! Comme je ne veux pas passer pour la ringarde de service...
L’overbooked man est toujours là aussi, fidèle au poste. Avec ce type de mecs, j'crois bien que j'ai pris un abonnement. Il a un job très prenant, a monté sa boîte récemment
(voir pour les plus ambitieux, plusieurs sociétés à la fois), est «on line» toute la journée mais semble t-il rarement devant son pc, a une vie amicale bien remplie, est un pote des plus fidèle
et attentionné, a des neveux et nièces (ou des enfants, c'est selon) qu’il adore, se couche rarement avant deux heures du mat et se lève aux aurores… Celui là, tu ne sais pas pourquoi, mais il te
ferait bien craquer. Oui sauf qu'il n'est jamais dispo! Déjà qu’il te téléphone, tu devrais être hyper contente! Non parce que tu vois gente demoiselle, aussi charmante sois tu, tu as peu de
chance de pouvoir lui mettre le grappin dessus. A part venir le rencontrer dans son sommeil…
Le pas de couilles n’a pas disparu non plus. Celui là, malgré les heures de vol, l’expérience, les tentatives de "perçage" de la psychologie masculine, j’ai toujours autant de
mal. Il sort la grosse artillerie pour décrocher un rencard. Dès les premières minutes de la rencontre, il te passe au scan’ de la tête aux pieds, en s’arrêtant ostensiblement sur le décolleté.
Gentleman, il t’invite à prendre un verre, de préférence près de chez lui. Non parce que hein bon! Si ça lui coûte pas trop d’effort c’est encore mieux. Puis chez lui. Tout ça est parfaitement
réglé comme du papier à musique. Là ça part vite en sucette. Il trouve que faire l’amour avec toi est «délicieux», t’appelle «baby» ou «ma chérie». Au moment du départ, il te dit à bientôt et te
serre fort dans ses bras. Non mais! Il a une certaine classe le garçon. Quelques jours plus tard, tu lui téléphones, genre la fille détachée, pour lui proposer de rester simples amants. Non parce
que pour plus, ça va pas le faire. Ton Roméo d’un soir te laisse même pas finir ta phrase. Prétextant un travail urgent à terminer, il te la boucle vite fait bien fait, 1 minute chrono, d’un
expéditif: «je te rappelle plus tard». Appel que même le jour de ta mort tu attendras encore… Sauf que dès le bip de fin, t’avais saisi que ce Roméo là, tu pouvais direct l'oublier.
Alors cher lecteur tu sais quoi ? Meetic, je vais peut-être finir moi aussi un jour par le considérer comme un hypermarché. Lorsque j’aurais envie d’un câlin, d’un clic je décrocherai un amant en
ligne. Quelques stations de métro plus loin, je pourrais me retrouver dans ses bras s’il n’est pas trop vilain. Quant à un amoureux, je crois que je vais devoir m’asseoir dessus...
Vos Com' et Réactions