
Bon! Ok, Mea Culpa! je le reconnais, l'autre jour en Bretagne je vous ai un peu laissé en plan avec ma saga blogesque...
Vous vous attendiez à entendre le bruit des cigales et voilà ti pas que je vous balance un post super sérieux ("mièvre" selon un lecteur, mais je m'y attendais! c'est sujet à polémique) sur le racisme.
Toutes mes plus plates excuses, il m'a fallu un peu de temps pour trouver l'envie et l'énergie de terminer cette histoire. Mais ce soir, chose promise! dernier volet et épilogue du feuilleton, après basta! On passe à autre chose...
Je ne vais pas m'étendre sur tous les détails de l'affaire, car l'issue en fut assez douloureuse. Après vous avoir fait lanterner durant 3 posts, je vous dois bien tout de même une fin, c'est la moindre des politesses ;-)
On en était resté à ces dernières 24 heures de vacances enchanteresses. Evidemment, avec Petit Marseillais, on profite au maximum de ces moments, heureux et insouciants comme peuvent le faire de jeunes amoureux un peu fous. L'osmose, une forte attirance, des personnalités à priori compatibles et une belle sensualité étant les principaux ingrédients de cette rencontre, on a sans doute confondu désir et amour, plaisir et sentiment. Tels de jeunes chiots fougueux, nous étions dans l'instant, pour nous ni obstacle ni faille, tout paraissait évident. Chateaux en Espagne, plans sur la comète, tourbillon émotionel, impatience amoureuse, avenir à deux, tout y est pasé! L'enthousiasme du fiancé de l'été m'a surprise, désarçonnée, cet enthousiasme qui à la fois fait peur et chavirer... Je n'ai rien fait pour y résister.
Bon! Pour l'heure je dois quitter la cité phocéenne, il me raccompagne à la gare St Charles, on s'embrasse une dernière fois, le moment de se séparer est venu! Bien sûr c'est dur, bien sûr on est tous les deux émus.
3ème semaine de Juin...
Je ne pourrai pas revenir avant fin juillet, 5 semaines! C'est long! Mais pour se donner du courage, une contenance, on se rassure: "tu verras ça va passer vite"...
Ptit Marseillais va en profiter pour parler à Stéphanie, il veut mettre un terme à leur relation... je culpabilise, je ne veux pas être celle qui... il me rassure, dit que je ne serais pas celle là... De toutes façons, avec ou sans moi, il avait déjà sérieusement envisagé cette séparation. De retour à Paris, les collègues me trouvent la mine embellie, l'air épanoui. Il est vrai que je me sens d'un coup plus heureuse et légère. Ptit Marseillais est tombé à point nommé, il m'a redonné joie de vivre et espoir, a porté sur mon corps un regard plein de désir, carcasse dont je m'accomodais si mal à ce moment précis de ma vie, enveloppe charnelle dont mon précédent amant n'avait eu de cesse d'en reprocher les contours un peu trop ronds.
On se téléphone chaque jour, on se dit des choses tendres. Je réserve déjà mon billet pour l'été, c'est concret, ça fixe une échéance, un calendrier. Cinq jours après mon retour, au détour d'un chat, le ptit fiancé branche sa webcam. Je peux soudain le voir apparaître là... en grand, devant moi... sur l'écran, quasi palpable.... percevoir son sourire, son regard, deviner le baiser qu'il m'envoie... fondre devant son air enfantin, son air taquin... C'est déstabilisant et troublant, je sens sa présence à la fois si proche et si lointaine... Les mots que nous taperont ce soir là sur le clavier ne seront pas très sages, ces lettres mises bout à bout ont fait monter fort le désir malgré les 800km qui nous séparent. On se manque tellement! Ptit Marseillais a parlé à sa jeune étudiante, elle est malheureuse, il s'en veut mais reste convaincu d'avoir pris la bonne décision.
Pour ceux qui me suivent depuis le début, vous avez sans doute perçu mon caractère entier, spontané, parfois impulsif. N'écoutant que mon instinct, cette nuit là d'un simple Clik je réserve un aller-retour pour Marseille, week-end surprise dédié au ptit fiancé. A peine 8 jours se sont écoulés, me voici déjà dans ses bras, c'était plus fort que moi, j'en avais très envie, pas su résister! Véritable coup de folie, j'étais fauchée comme les blés! Flatté et surpris, il vient me chercher à la descente du TGV. Je le trouve fatigué, l'air préoccupé. L'accueil est néanmoins tendre et chaleureux. Ptit Marseillais a vu son étudiante la veille, ils ont parlé toute la nuit, elle a beaucoup pleuré. Il a mal pour elle, il s'en veut, il est décidémment très sensible.
Le samedi se passe sous le soleil de la calanque de Sormiou. Malgré les baignades, les rires, la complicité et une apparente insouciance, un malaise s'installe insidiueusement... progressivement... jusqu'à ce qu'éclate l'orage en soirée. Il craque, il a besoin d'être seul, se sent mal, ne peux pas faire l'amour une fois avec l'une puis avec l'autre. Il est perdu, réalise soudain que l'on s'est peut-être dans cette histoire un peu trop précipité, réclamme à être seul, seul, enfin SEUL ! Je pleure, je ne comprends pas, je m'étais moi aussi laissée embarquer, je croyais à la beauté du mirage, à l'annonce de ce bel été au bord de la Méditerranée.
On rentre, le chemin à pied jusque la voiture est terriblement long, silence gêné. Chacun rumine dans son coin, le bonheur semble déjà loin... Une fois chez lui, on amorce un début de dialogue, on essaye de comprendre. C'est la confusion des sentiments, un "Jules et Jim" à l'envers, pour moi un peu l'enfer, mon ptit motard a besoin d'y voir plus clair. La nuit est sans sommeil, je me sens perdue, en plein brouillard. Le lendemain, on essaye de faire comme si, en faisant comme ça: départ pour la plage. Nous tentons de chasser ce gros nuage, mais le coeur n'y est plus, quelque chose s'est cassé, j'en suis sûre, je le sens, mon instinct me trompe rarement...
Lundi matin
L'amant las et fatigué de ne plus dormir me racompagne une dernière fois sur le quai de cette maudite gare, promet de me rappeller, me demande de lui laisser du temps, il va réfléchir, se déterminer, me tiendra au courant...
EPILOGUE
Ptit Marseillais est un homme rare et exceptionnel, un être profondément honnête, tendre et authentique, le coeur pris entre deux femmes: l'une qu'il connaît à peine et habite si loin, l'autre qu'il connaît bien et réside si près... C'est un homme de parole, qui ne sait pas jouer ni faire semblant. Il n'a pas pu rester indifférent face au désarroi et au chagrin de son étudiante avec qui il pensait partager si peu mais au final, l'essentiel:
Les Sentiments!
Il m'a effectivement téléphoné, ne m'a pas trop fait poireauter... s'est maintes fois excusé... s'est expliqué... était attristé... s'est inquiété de ma petite personne, s'en voulait du mal qu'il me faisait... m'a envoyé fin juillet un mandat, remboursement de billets trop tôt réservés. C'est un gentleman! Evidemment que j'ai eu mal, que j'ai souffert, mais c'est ainsi! on ne rencontre pas toujours la bonne personne au bon moment. Et je me suis sans doute aussi trop enflammée, ce second séjour à Marseille était probablement prématuré...
Néanmoins je ne regrette rien car si ce fut bref, ce fut aussi et surtout très intense!
Pendant un temps, on s'est réguliérement appellé, jamais revu...
Puis les nouvelles se sont estompées, pour un jour ne plus exister.
Ptit Marseillais, je ne pense pas que tu me lises, mais je te souhaite tout le bonheur possible avec cette demoiselle, parce que tu le vaux bien! Je ne t'ai pas oublié, je ne t'en veux pas, j'ai compris...
Ce Post t'est tout spécialement dédicacé...
Cette histoire, je la conserve précieusement dans l'écrin de mes doux souvenirs, entrouve la boîte de temps à autre, quand dans mon coeur il fait froid....
Voilà chers lecteurs...
END OF THE STORY !
Vos Com' et Réactions