Samedi 8 décembre 2007



Et oui! Ca fait longtemps que vous n'avez pas eu de mes nouvelles! La vie et son lot quotidien d'événements nous dévore, le temps file, la tête fourmille de mille et une pensées, l'envie d'écrire est moins là... Le virtuel est moins présent dans ma vie. J'ai été très occupée par un projet personnel. Par conséquent passé moins de temps devant mon Pc. Et croyez moi! Je m'en porte pas plus mal! Bon là j'ai tout de même ressenti le désir de revenir vous retrouver, échanger sur mes dernières péripéties.  Puisque bien sûr! Même si un mince espoir est toujours là quelque part tapi au fond de moi, la réalité meeticienne rend les histoires toujours aussi complexes. C'est terriblement difficile de construire sur du long terme...


Avant j'étais assez fière de mon "record" de longévité sur internet, à savoir deux histoires d'une durée d'un an chacune. Là je suis effarée de mes derniers "non records": en gros entre 1 à 2 mois pour les plus aboutis! Pffff! J'vous jure, c'est décourageant! Surtout qu'à chaque impasse, on se remet en question, on essaye de comprendre, de réfléchir à ce qui a pu clocher, à ce que l'on a pu induire... On fait des pauses pour tenter ensuite de mieux rebondir. Bref! Assez déstabilisant tout ça... Assez coûteux aussi, le prix de quelques séances chez le psy. C'est clair qu'il y a des trucs sur lesquels je dois travailler: mon impatience, ma gestion des émotions, mon impulsivité, parfois mon emballement. Cet état particulier aussi du début où l'on est partagé entre l'envie d'y croire et la défiance. Mais tout de même! Avouez que le meetic boy est un être complexe et instable, au comportement souvent déroutant... Ou alors c'est moi qui suis abonnée aux lascars, aux badboys, aux bipolaires, aux acteurs oscarisés. Auquel cas je dois sérieusement réfléchir à la question suivante: "pourquoi je les attire?"

 

Pour illustrer mon propos, le dernier en date:

 

Un ptit black bien charmant, rencontré à la fin du mois d'octobre. Premier rendez-vous sympa, on se découvre plein d'affinités, discussion fluide et détendue. Côté caractère, ça colle du tonnerre, on est du même signe. Physiquement il m'attire moyennement, c'est pas vraiment mon style d'homme, mais j'me dis "pourquoi pas?". On se revoit une dizaine de jours plus tard. Coté attirance, c'est déjà mieux. Balade le long de la Seine, expo photo, restau, puis thé chez moi pour se réchauffer. Là, of course! ça bascule vers une atmosphère plus sensuelle. Belle surprise coté intimité, ça se passe super bien! Il reste dormir à la maison, repart au matin très tendre et semble t-il sous le charme. Moi j'sais pas encore quoi penser, mais plutôt contente de cette deuxième rencontre. Les jours qui suivent, je reçois des textos super enthousiastes, des mots doux, avec une impatience manifeste de me revoir. Je commence à être conquise... Ces petites attentions et nos conversations téléphoniques me touchent. J'ai l'impression d'une relation naturelle et spontanée, où l'on serait en harmonie. C'est la pleine période de grève: il habite la banlieue et travaille sur Paris, je lui propose de l'héberger. On va donc se voir 3 fois en 8 jours, un record pour un début de relation. Merci la RATP! Tout se présente pour le mieux: je commence à me lâcher, à faire un peu confiance, à y croire un peu aussi. L'esprit léger, je flotte sur mon petit nuage.

 

Et puis vlan! Patatra! Sans que je puisse me l'expliquer (et lui non plus d'ailleurs!), il y a environ 15 jours, les contacts se font moins réguliers. Il est tout à coup moins dispo, plus occupé, moins spontané. On se voit peu, il peut passer 4 jours sans donner de nouvelles. Lorsque je m'en étonne, il me dis que je fais "ma caliméro". Et voilà! On commence à se prendre la tête. A moins se comprendre, à moins communiquer. J'ai le sentiment que la relation glisse imperceptiblement pour lui exclusivement vers du sensuel. Bien qu'il s'en défende. Jusqu'à ce qu'elle s'enlise pour finalement quasi disparaître... Là c'est clairement parti en freestyle. Après quelques échanges de sms  peu chaleureux, plus aucune nouvelle. Nada! Affaire classée. Vous savez, style "je laisse pourrir la situation et fais le mort", ou encore "la combat cessa faute de combattant": technique de largage bien connue.

 

Ce qui m'interroge toujours et me rends extrêmement perplexe, c'est ce coté expert culinaire du meetic boy: tel un soufflé au fromage, il monte très vite très haut, enflammé au contact de notre petite personne. Du coup, nous on baisse la garde et là! Pof! Big flop! le truc retombe sans que tu comprennes pourquoi. Bon après, on aime bien psychoter nous les nanas, alors on formule tout un tas d'hypothèses: il s'est lassé, il a moins envie, il s'est senti en terrain conquis, il a rencontré une plus belle/plus sexy, il nous a baratiné, seul le sexe et l'idée de la conquête le font vibrer, il ne sait pas ce qu'il veut, ses propres élans lui ont fait peur, etc... Bon! De toutes façons c'est inutile de se prendre le chou: il y a sans doute là rien à comprendre. Si explication il  y a, seul lui pourrait te la donner. Et comme il t'évite... Il ne te reste plus qu'à l'oublier!

 

Ce n'est pas la première fois que je vis ce genre d'histoires. Cela m'interroge, me déstabilise et par moments me fragilise. Heureusement jamais longtemps. Je rebondis rapidement. Je serais heureuse de connaître votre point de vue et réactions...

 

Bon week'end à vous, à bientôt!

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 26 novembre 2006

 

* photo emprumtée chez Darkmarg

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chouette fille, ça changera un peu des mecs. Il s’agit d’Ancat et de notre expérience complice sur le net. Déjà une petite précision de vocabulaire (non parce que les lecteurs perfides, moi je m’en méfie):complice ne signifie pas sexuelle ok? Ne voyez donc pas là un soudain revirement de cuti de ma part. Et non ! Elle et moi les sites de rencontre on connaît assez bien, on en parle même souvent. D’où cette idée de post commun. Cette envie de partager avec vous un peu notre ressenti. Régulièrement on se raconte nos petites mésaventures, nos joies, nos peines. On se moque des lascars, on s’offre des débriefs ponctués de fous rires. On endosse tour à tour l’habit de coach, celui de clown, de psychologue ou encore d’expert-conseil en relecture de mail.

Alors ma copine Maylis elle me dit : tu veux qu’on écrive ensemble sur le vaste sujet des meetic rencontres ? On est là toutes les deux assises sur nos canapés respectifs, à se dire nos espoirs ou à se remonter le moral, tout en trifouillant machinalement les petits bouts de cœur éparpillés à côté de nous. Et ça fait souvent vachement du bien, même après la pire des rencontres, en parler soulage, on se sent d’un coup moins seule. Mais aussi, dans l’enthousiasme inhérent à nos natures impulsives, pouvoir calmer l’autre, attention ça veut pas dire la refroidir non plus ! Juste parfois ajouter un bémol sur une portée qui va trop vite. Bon on peut dire que tout ça s’appelle un échange non ? Et bien sûr qu’on rigole aussi parce qu’il y a rien de tel qu’un bon vieux rire bien franc pour se sentir vivante. Et une complicité terrible !

Avec le temps on s’est découvert quelques points communs. Celui entre autres de traîner nos guêtres sur le site mythique. Avec une alternance assez constante d’espoirs de déboires et de désespoirs. Avec cette même personnalité à la fois naïve et spontanée. Une nature fleur bleue et plutôt brave fille (attention ! à ne pas confondre avec « grosse dinde »). Un sens de l’humour qui nous est propre et une faculté à toujours rebondir, même du pire. Bref ! On partage ce même goût pour la solidarité féminine et cette spécialité psychoculinaire très particulière : le soufflé émotionnel. Vous connaissez ? Celui qui monte super vite super haut, et redescend tout aussi vite tout aussi bas. S’enthousiasmer au 1er rendez-vous, vous savez le truc limite grimpage de rideau. Puis pleurnicher ensuite comme des madeleines entre deux grignotages de chocolat (ou trois verres de vin c’est selon) dès le 1er accroc, le 1er silence, le 1er signe d’évitement, le moindre relâchement ou retard de nouvelles.

Non parce que ce qu’il faut que vous compreniez, c’est qu’il n’y a pas que Lorie qui a besoin « d’amour de bisous de câlins, moi j’en veux tous les jours oooouuuuuurrr ». Nous aussi on a drôlement besoin d’être aimées, rassurées, chouchoutées, embrassées, désirées, appelées, choyées. Ce qui ne nous empêche pas de nous débrouiller par ailleurs très bien toutes seules. Alors un jour on s’inscrit sur un site, comme ça sur un coup de tête ! Histoire de rencontrer un mec, de donner un petit coup de pied au cul à notre destin. Et là ! Bonjour les déconvenues ! Pour dénicher une pépite dans cette immense jungle, mieux vaut s’armer de patience. Mais aussi d’humour, de persévérance, d’un sens aigu de l’observation, de blindage. Ne pas être trop fragile mais plutôt consciente de sa valeur. Et ne plus s’étonner de rien, ce qui en soi est un bien triste constat.

Il advint, par un jour de grand vent, que désœuvrées et solitaires, nous sommes allées nous inscrire sur un site de rencontres. De rencontres masculines je précise, parce que nous ne cherchons pas des amis, des copains ou des exutoires ! Non ! Nous cherchons l’âme sœur, n’ayons pas peur des mots. Nous avons envie de rencontrer celui avec qui une tendre complicité et accessoirement (enfin pas tant que ça !) une sexualité torride va pouvoir s’épanouir. Inscription en 3 clics et roule ma poule ! Seulement on a oublié de nous dire d’attacher notre ceinture, et plutôt deux fois qu’une parce que les accidents sont fréquents ! Au début nous gambadons allègrement dans cette prairie de profils, innocemment même, nous faisant alpaguer par les nombreux requins qui nagent dans ces eaux troubles. On s’affole vite, très vite, trop vite, notre petit cœur encore à peu près entier se met à battre souvent, pour un mot gentil, que voulez-vous ? Il espère lui, il est venu pour ça… le désenchantement pointe son nez, on pleure, une heure, un jour, deux peut-être (après ça suffit hein !) et aussi sec on peut recommencer sa quête (le premier qui parle de chasse je le bouffe ), faire naître un nouvel espoir aussi vite déçu et ainsi de suite.

Ensuite vient le temps du break, il faut ! C’est vital, on a besoin de temps pour réfléchir et puis pour cicatriser. Certes les hommes qui hantent ces sites ne sont pas tous des goujats, au même titre que les filles ne sont pas toutes d’incurables romantiques, mais la proportion y est néanmoins élevée ! Ca fait des mois qu’on regarde, qu’on discute, qu’on rencontre des gens, que certains même passent un peu plus d’une nuit avec nous et cest là qu’arrive l’insupportable. J’ai nommé : le silence radio.

Parce que des meetic boys potentiellement abordables, il y en a des milliers. D’ailleurs ils sont plutôt avenants. Ils veulent bien nous causer, nous dire des choses gentilles, nous charmer, nous épater par leur maîtrise de la drague virtuelle, nous faire rire, voir même nous rencontrer. Jusque là c’est assez easy. Décrocher un rencard franchement c’est pas compliqué. C’est après que ça se corse. Non parce qu’il faut savoir que Mr Meetic n’a pas prévu de SAV de la rencontre. Sinon le pauvre ! Il serait débordé ! Le charmant de la veille, celui qui nous contait les yeux dans les yeux combien on était belle, combien il sentait un truc un peu rare, une envie irrépressible de nous embrasser, celui-là même qui nous prenait la main, nous dévorait de son regard ardant en promettant de se revoir…. Et bien le lendemain le gars, on ne sait pas pourquoi ? (Et ça les filles acceptez l’idée qu’on ne le saura probablement jamais), croisé sur la toile il nous salue même pas !

Et oui ! Il nous zappe allégrement de manière totalement éhontée. Il oublie ses bonnes manières, a déjà oublié notre prénom, en a déjà choisi une autre pour belle. Il fait genre « ah bon tu m’as envoyé un chat ? Ah ben sorry j’avais pas vu… » Ben ouais ! Pas de bol, il est en plus atteint de cécité! Et c’est là qu’intervient le grand tournant du baptême. Cette étape particulièrement cruciale entre copines où l’on va décider que de « chéri virtuel » il deviendra « gros connard bien réel ». Les plus gratinés d’entre eux (en fait les plus lâches) auront même le droit à une rallonge, sorte de titre de noblesse : « gros connard sans couilles ».

Ah! La catégorie pas de couilles, bon allez, admettons que sur le tas, il y en ait un qui soit vraiment mort, mais euh.. non ! S’il était mort il ne serait pas connecté ou il a filé son password à un copain, ça arrive aussi ça ! Alors nous on écrit un petit mot gentil, mine de rien, pour prendre des nouvelles parce qu’on a vu que le gars il est connecté, et puis il ne répond pas… Bon après chacun fait comme il peut, moi je ne suis pas très patiente, j’ai vite fait de m’énerver, de tempêter, de menacer ! Mais rien ne vient, je pense que cette catégorie a mis au point une tactique qui a fait ses preuves ! Ca s’appelle : le combat cessa faute de combattants ! Bravo pour le courage ! Pourquoi nous laisser nous énerver plutôt que de nous dire franchement que ça va pas être possible ? Quoi ? Nous, nous le disons bien , nous l’avons bien dit des dizaines de fois, avec délicatesse et en essayant de ne pas froisser la personne (sauf quand on nous demande cash si on veut baiser parce que là, hein bon….). Mais ces messieurs (si tant est qu’ils méritent ce titre) ont une propension remarquable à faire le mort. Peut être qu’ils bichent le fait qu’on soit un peu accro ? Ou peut-être se moquent-ils de nous ? Ca doit bien exister les filles psychopathes mais ça doit quand même être plutôt rare, alors ils savent bien qu’au bout de quelques messages sans réponse on va laisser tomber, parce que on n’a pas non plus que ça à faire de s’accrocher à du silence.

Et là, chers lecteurs masculins, on aimerait bien que vous nous expliquiez un petit truc: pourquoi est-ce si difficile pour vous de taper sur votre clavier ces quelques mots ?
"Dsl notre rencontre restera sans suite parce que,
1) j’suis pas prêt,
2) j’ai rencontré quelqu’un
3) tout bien réfléchi je préfère les blondes
4) j’ai envie de m’amuser
5) tu comprends mon chien a la varicelle, mon grand-père un rhume de cerveau et ma mère une grosse gastro …"

Le plus surprenant c’est ceux qui reviennent des mois après, comme si de rien n’était, salut ! tu vas bien ? Euhhhh ? Excusez-moi, vous pouvez me rappeler votre nom ? Ah mais tu ne te souviens pas ? Et là, on se fait insulter brutalement, mais notre deuxième prénom n’est pas Pénélope, en auriez-vous douté ? Nous sommes passées à autre chose, pendant que Monsieur batifolait au gré du catalogue pour se rendre compte ensuite que finalement, avec celle-là, il y avait peut-être quelque chose de possible. Trop tard!

Bref ! Dites nous n’importe quoi, mais dites nous quelque chose ! Le silence, le doute, les hypothèses à la con, la remise en cause, l’attente tout ça engendre une fatigue inutile pour l’esprit dont on se passerait volontiers. Alors nous on s’adapte, plutôt mal que bien. Parce qu’on a encore envie de croire en l’amour. Mais surtout on a de plus en plus de mal à se laisser aller. A rêver, à s’enflammer, à s’enthousiasmer, à se lâcher. On devient soudain soupçonneuse, on guette, on se méfie. On se met même à surveiller. A chaque fois on se prend un petit coup de canif du côté du cœur. Notre capital confiance est de plus en plus écorné. Alors please ! Soyez un peu plus courageux, plus clairs, plus francs, plus vrais. Ce n’est pas si compliqué si ? Sérieux ! Tout le monde s’en porterait mieux ! Que votre sincérité ait une durée de vie limitée (sur le net maxi 48h) pas de souci ! Mais au moins prévenez nous. Ou encore mieux : dans le doute, si vous n’êtes pas sûr de votre attirance, abstenez vous.

Alors oui, nous ne perdons pas espoir, c’est vrai, mais les égratignures se referment de plus en plus lentement, nous devenons soupçonneuses, voire ironiques, au pire cyniques. Au risque de laisser passer le « bon », dégoûté par tant de manque de confiance. Mais non ! Le « bon » saura nous redonner confiance justement, ça va pas être facile mais notre spontanéité nous sauvera ! Naviguer sur ces sites n’est pas forcément synonyme de naufrage, nous y avons aussi fait de belles rencontres, mais ce qui est certain, c’est qu’il faut mieux avoir le pied marin

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 24 septembre 2006


Bon! Vous l'aurez compris, le virtuel fait de nouveau partie de ma quête sensuelo-amoureuse. Inscripte depuis 3 semaines, je me surprends moi même par la palette de mes humeurs et de mes états d'esprit successifs. Il est clair que mes problèmes de sommeil n'arrangent rien, ça me rend hyper sensible et émotive.

Mais bon! Tout de même! Je passe par toutes sortes de phases alternatives: espoir-désespoir, zénitude-angoisse, sérénité-doutes, rigolade-pleurnichage, reboostage de l'estime de soi-dévalorisation, scepticisme-confiance, joie-colère, insouciance-raisonnement à outrance... Ce qui me soucie le plus c'est que je réalise que contrairement aux rencontres de la vie, Meetic m'a rendue extrêmement méfiante et sceptique. Comme dirait ma copine Marti "quand tu rencontres quelqu'un à une soirée, tu ne te dis pas forcément que dès le lendemain il aura craqué pour une autre nana". Or avec Meetic c'est une option plus qu'envisageable. C'est le royaume du zapping, des feux de paille, de la drague à deux balles et des faux semblants.

Du coup quand un homme de ce site m'informe d'un rendez-vous reporté deux jours plus tard pour semble t-il un motif plus que recevable, je doute! J'sais pas pourquoi mais ma tendance première est de ne pas le croire. Pourtant je devrais être rassurée: il souhaite me revoir! Pour la 3ème fois même. Ben non! Je suis tellement sidérée par la capacité de certains à s'enflammer, à passer des heures et des heures sur le chat, à partager un moment très intense et semble t-il réciproque au téléphone et en face à face. Et 24h plus tard tout effacer, tout oublier! Etre simplement parti faire le beau dans des eaux plus turquoises. Là j'avoue avoir un peu du mal à suivre.

Autant jusqu'à mon mariage j'étais plutôt du genre "au pays de Candy", autant quelques années de sites de rencontres plus tard je suis complétement formatée à l'inverse. Un mec me dit que j'ai de beaux yeux, ça me fait sourire. Un autre me dit que j'ai tout pour plaire à un homme, je suis pétée de rire. Quant un 3ème m'annonce tout de go que je lui donne très envie d'être entreprenant alors que d'habitude ce n'est pas dans sa nature, alors là je lui demande carément s'il se fout de moi. Arrivés à ce niveau là de la drague, ce ne sont plus des ficelles mais de véritables cordages.

Du coup lorsqu'un homme peut-être un peu plus authentique, un peu moins aguerri parce que nouveau sur le site, plein de gentillesse et de bonnes intentions (bon en même temps ça reste un mec hein!) se présente... Et bien pas de bol! D'emblée je ne le crois pas. Je reste sceptique. Je l'observe, légérement sur mes gardes. Je traque le faux pas. Je l'assaille de questions. J'essaye éventuellement de le pièger. Je ne crois pas à ses compliments. Je mets en doute ce qu'il me dit. Je psychote, tricote et détricote le truc. Ca m'agace parce que dans les relations humaines je suis tout le contraire: confiante, spontanée, à l'aise, ouverte, simple et décontractée. C'est quelque chose qui me pose question en ce moment, cette perte de confiance dans la gente masculine. J'ai peur que Meetic déforme pas mal les codes relationnels. Je n'aimerais surtout pas que ce site me rende un jour amère, frustrée, aigrie, genre vieille pomme racornie.

Voilà! J'avais juste envie d'en parler....

Comme d'habitude, vos expériences et réactions-réflexions sont les bienvenues ;-)

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 24 février 2006

Ce qu'il y a de bien avec la blogosphère, quoiqu'en disent ou en pensent certains sceptiques, c'est qu'il y a de la vie, ça bouge, ça communique, ça interagit, ça réagit...

Quelques uns d'entre vous, ou devrais je plutôt dire "d'entre elles"? elles se reconnaîtront ;-) (coucou les filles!) m'ont récemment fait remarquer:

" Maylis, qu'est ce que tu as l'air ZEN en ce moment!

Ca se ressent drolement sur tes posts".

 Et là, croyez moi! Maylis doucement rigole...

Parce que plus minée, plus stressée, plus angoissée, plus nouée que moi actuellement, je vous l'jure: Y a pas! Certes le blog, j'y raconte ce que je veux, il n'est que le reflet d'une infime partie de ma vie... En bonne virtuelle scribouillarde égoïste que je suis, non seulement je n'y livre que ce que je veux bien de moi dévoiler, mais surtout depuis quelques jours, je mets à l'essai une nouvelle stratégie: me servir du blog pour tenter de m'insuffler une once d'énergie, de m'autosuggérer une bouffée de sérénité. C'est un nouveau un truc de mon cru,  genre phénomène insconscient, style "le pouvoir sacré de la rédemption par l'écriture"... Sauf que là, franchement! j'ai beau y aller, de textes anciens, de mots plein de sagesse,  de douce poésie, de bonne volonté, et bien y a rien à faire! ça n'a pas l'air de fonctionner!

Alors en attendant le printemps, le soleil, en espérant de jours meilleurs, mater dans la rue des jolies gambettes et faire de belles rizettes, chers lecteurs, je vais vous faire un aveu, vous confier un ptit secret:

Le spleen post-quarantaine, il veut pas partir!

Il s'accroche ce con! une vraie glue, de la poisse en barre...

Malgré mon air léger et guilleret, malgré que j'me la joue genre "j'suis une fortiche, une grande fille", j'ai comme une boule à la gorge, un noeud au creux de l'estomac, pas mal de nuits sans sommeil... Le truc là que je me traîne depuis fin janvier, ce blues si c'est comme ça qu'on peut l'appeller, et bien je le digère pas! Libre et solo, c'est bien beau... Mais amoureuse avec un minot, c'est pas mal non plus! Je dirais même: c'est encore mieux! En attendant, le soir je me coltine des rencards "face à face avec moi même", la nuit seule dans mon grand lit je broie parfois du noir...

Des fois, juste quelques fois, histoire de rompre la monotonie, l'ultra moderne solitude, j'aimerais bien que ça cesse... Vraiment! Parce que c'est super usant! Juste pouvoir passer en mode accélèrè... croiser un ptit gars bien sympa qui m'accueillerait dans ses bras, qui me proposerait sa tendresse et l'hospitalité de sa couette, qui m'accepterait avec mes valises et mes écorchures, mes idéaux et mon hyper émotivité, mes rêves à deux balles et mon ultra sensibilité, mon côté chieuse et sale caractère, ça oui! ça j'crois bien que ça pourrait

 réchauffer mon ptit coeur,

gelé à force de ne plus aimer...

Bon, je doute que vous ayez une baguette magique, une recette miraculeuse, une solution géniale, mais si vous avez quelques bonnes ondes ou suggestions inspirées, Banco! j'suis preneuse!

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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Mardi 21 février 2006

Beg Leguer, mon ptit village

Il y a dix ans de ça, j'ai quitté ma Bretagne natale pour accèder à un nouveau poste à Paris. Ce jour là, on a fêté mon nouveau départ et une collègue plus âgée que moi, une femme belle et sage que je respectais beaucoup, m'a glissé ce texte dans la poche. Je m'en souviens très bien, l'enveloppe était bleue claire, le papier parcheminé également bleuté.

J'avais 30 ans, et ces mots m'ont beaucoup touchée... Ce texte plein de sagesse et de poésie, je l'ai lu et relu, j'y ai réfléchi, il m'a beaucoup parlé... J'ai longtemps pensé qu'il était rare. Puis, lorsque je me suis mise à mon tour à l'offrir, à l'occasion d'anniversaires ou de rencontres particulières, je me suis aperçue que certains le connaissaient déjà. Bien que datant de 1692, cet écrit, trouvé dans une église à Baltimore, est le fruit d'un auteur inconnu. Il garde de nos jours tout son sens, sa puissante actualité, son importance... Bien qu'il vienne d'un autre siècle, que ses propos ont quelque peu vieilli, certaines de ses vérités peuvent encore nous inspirer.

Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, je vous laisse méditer dessus, prendre le temps de le savourer. Si vous êtes pressés, je vous conseille de repasser... Quelques uns d'entre vous trouveront sans doute ces mots très moralisateurs, ou encore d'une incroyable naïveté, voir même pure lapalissade. Tout n'est peut-être pas bon à prendre, chacun y fait son petit tri, mais il y a un contenu, une pensée riche d'enseignement. Probable une question de goût et de personnalité. Pour ceux qui le connaissent déjà, j'espère que vous aurez plaisir à le re-découvrir.

Ce texte s'appelle:

DESIRS

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation; vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le plus simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne: vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a beaucoup plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité  et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelque soit votre conception de lui, et quelque soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux.

 Trégastel, le coz port

 

 

par Maylis publié dans : Billets d'humeur
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